mardi 12 dcembre 2017 07:21:38

Marché pétrolier : L’accord à l’épreuve du terrain

En dépit des engagements des pays membres et non membres de l’Opep de se conformer au principe de baisse des niveaux de production de pétrole, soit un taux de 2%, tel que convenu dans le cadre de l’accord de décembre 2016, prorogé jusqu’en mars 2018, les cours de l’or noir continuaient de baisser durant le week-end.

PUBLIE LE : 12-08-2017 | 0:00
D.R

En dépit des engagements des pays membres et non membres de l’Opep de se conformer au principe de baisse des niveaux de production de pétrole, soit un taux de 2%, tel que convenu dans le cadre de l’accord de décembre 2016, prorogé jusqu’en mars 2018, les cours de l’or noir continuaient de baisser durant le week-end.

En effet, après un léger repli  enregistré jeudi, ces derniers reculaient encore vendredi à moins de 52 dollars. Ainsi, malgré l’accord de limitation de la production, les assurances des principaux acteurs du marché, notamment l’Arabie saoudite et la Russie, n’ont pu influer le processus dans le sens souhaité. Une situation qui s’explique par «des manquements dans la mise en œuvre des promesses de réduction de la production» de la part  «de certains pays producteurs», relève l’agence internationale de l’énergie. Cette dernière confirme que, la décision des pays Opep et non Opep de réduire leur production, jusqu’en mars 2018, pour limiter l’offre sur le marché mondial à  même de faire remonter les prix du baril n’a pas été suivie correctement, le niveau de conformité à cet accord ayant atteint 75% en juillet, un seuil de 77%  étant relevé en juin, tel que rapporté par l’agence. Néanmoins, selon les perspectives avancées, le marché  pétrolier  est en phase de rééquilibrage à la faveur d’une demande plus importante que prévu initialement et cela  même si l’Opep peine à contrôler sa production. Les données de l’agence précisent dans ce sens que «La production de l’OPEP dépasse la demande annuelle moyenne», et que par conséquent, «le marché va avoir du mal à se rééquilibrer rapidement». Ce même rapport le indique  que, la production de brut des 14 membres du cartel a totalisé 32,87 millions de barils/ jour, en juillet (32,69 mbj en juin). Cette  augmentation a été essentiellement soutenue par la Libye, et le Nigeria mais aussi, par l’Arabie Saoudite, souligne le rapport qui prévoit une demande pour la production Opep de 32,20 millions de barils par jour (bpj) en 2018, soit 60.000 bpj de moins que cette année. Les analystes, se basant sur le dernier rapport de l’organisation des pays exportateurs de pétrole, estiment que cette donne impacte le marché, autrement dit, les prix. Ainsi, malgré un tableau peu rassurant, les responsables de l’Opep gardent une marge d’optimisme quant au redressement du marché «de lui-même». En effet, au moment où certains analystes se montrent plutôt sceptiques à propos du respect de l’accord, le cartel continue de miser sur une remontée des prix, sur la base d’une prévision optimiste de l’AIE, quant à l’évolution de la demande mondiale de pétrole qui devrait progresser de 1,5 million de barils par jour (mbj) pour atteindre 97,6 mbj en 2017, soit 0,1 mbj de plus que lors de la précédente estimation, en juillet. Pour 2018, la prévision reste la même à savoir que la croissance devrait légèrement ralentir à 1,4 mbj pour atteindre 99 mbj. Cependant, la question reste posée de savoir si l’Opep et ses partenaires dans la démarche de réduction de la production arriveront à relever le défi de rééquilibrer le marché et à maintenir les cours à des niveaux adéquats.
D. Akila

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions