mardi 24 octobre 2017 02:56:52

Université d’été des cadres de la RASD Abdelkader Taleb Omar : « Le statu quo perdure en raison de la surenchère du régime marocain »

CNASPS : « Le peuple algérien ne cautionnera jamais la politique répressive à l’égard du peuple sahraoui »

PUBLIE LE : 12-08-2017 | 0:00
D.R

Le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, jeudi à Boumerdès, que le statu quo «perdure toujours au Sahara occidental», en raison de «l’escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère qui fait, a-t-il dit, que «le peuple sahraoui
ne peut pas rester inactif à l’infini».

Dans un point de presse, animé après l’ouverture officielle de la 8e édition de l’Université d’été des cadres de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Taleb Omar a souligné que le «statu quo perdure toujours au Sahara occidental, à cause de l’escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère» qui fait, a-t-il dit, que «le peuple sahraoui ne peut pas rester inactif à l’infini». «Tant que le peuple sahraoui n’a pas recouvré son droit à l’indépendance avec des méthodes pacifiques et légales, il demeure prêt à toutes les possibilités, dont le retour au combat armé», a-t-il déclaré. «Néanmoins, nous préférons, dans le contexte actuel, privilégier les solutions et les démarches pacifiques susceptibles de régler ce conflit, notamment par le biais des institutions des Nations unies», a-t-il dit. Le peuple sahraoui, a souligné, à ce propos, M. Taleb Omar, «est toujours en attente du nouvel envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies dans la région, depuis la promulgation de la résolution onusienne N 23/51, en avril dernier», avant de pointer du doigt les entraves du régime marocain à ce sujet «pour gagner du temps». Entraves, a-t-il dit, qui sont une «source de davantage de tension», soulignant néanmoins l’option prise par le peuple sahraoui pour privilégier la démarche de l’ONU, qu’il a appelé à «davantage de rigueur et à ne pas perdre plus de temps». «Les violations des droits humains, par le régime marocain, dans les régions sahraouies occupées, les jugements arbitraires, de même que le trafic de drogues et des ressources sahraouies et autres pratiques illégales de l’occupant, ne sont pas faits pour créer les conditions idoines à une solution pacifique à la cause sahraouie», a-t-il encore estimé. Par ailleurs, le Premier ministre sahraoui a rappelé la position de la France «protectrice historique du régime marocain», avant d’exprimer son souhait que le nouveau Président français «change de position», ou du moins, a-t-il dit, «qu’il prenne partie pour le Droit international et qu’il contribue à la paix en Afrique du Nord, en général». M. Taleb Omar a également appelé les nouvelles forces politiques en Espagne, au même titre que le gouvernement espagnol qui, selon lui, «n’a pas joué le rôle qui lui incombait historiquement dans la cause sahraouie, en dépit de l’avancée réalisée dans la position positive du peuple espagnol», à adopter une «position plus positive qui va contribuer au règlement du conflit, dans les plus brefs délais, en conformité avec les lois internationales». À l’ouverture de cette université d’été, le Premier ministre sahraoui a estimé que l’échec de la politique colonialiste du régime marocain a poussé ce dernier à «changer de stratégie, dans une tentative de trouver de nouvelles alliances». Il en veut pour preuve, la signature, par le Maroc, de l’Acte constitutif de l’Union africaine, portant respect des frontières existant au moment de l’accession à l’indépendance et la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ses États membres, et ce en dépit du fait que «les intentions expansionnistes de l’occupant marocain sont toujours les mêmes», a-t-il souligné.

CNASPS : « Le peuple algérien ne cautionnera jamais la politique répressive à l’égard du peuple sahraoui »

Au moins 500 participants, entre cadres et membres du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et représentants du Front Polisario, ont pris part, jeudi à l’université de Boumerdès, à l’ouverture de l’université d’été des cadres du Polisario et de la RASD. Outre des chercheurs universitaires et autres représentants d’organismes et du mouvement associatif algériens, cette 8e édition a également vu la participation d’un nombre d’ambassadeurs étrangers en Algérie, de personnalités nationales et présidents de parti et du président du Comité  national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui.  Lancée sous le nom du chahid Sahraoui Sidi Heidhouk, la manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 23 du mois courant, est organisée sur le thème «Persévérance et fidélité au serment fait aux chouhada».  Une série de communications ont marqué l’ouverture des travaux de cette édition, inaugurée par le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, qui a plaidé pour une meilleure promotion de la conscience des sociétés et organisations, à travers des débats touchant les questions actuelles au   double plan interne et externe.  «Après 44 ans de combat continu pour son indépendance, le peuple sahraoui a fait montre d’une solidité et d’une cohésion à toutes épreuves, en dépit des complots ourdis par ses ennemis», a ajouté M. Taleb Omar, soulignant l’engagement, plus que jamais, du peuple sahraoui avec son représentant légitime pour ses constances sacrées, a-t-il dit, tout en assurant que le   temps n’a fait qu’affermir davantage sa conviction quant à la justesse de sa cause, ainsi que sa disponibilité à se sacrifier pour sa liberté. À son tour, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saïd Layachi, a souligné que «cette université est une tribune d’information, de concertation et d’échanges d’expériences sur des thèmes divers en relation avec le combat du peuple sahraoui», soutenant que   l’opportunité est aussi offerte au peuple algérien afin d’exprimer sa   solidarité avec le peuple sahraoui qui réaffirme, à l’occasion, «ses   revendications de libération légitimes, soutenues par de nombreux États de par le monde, par le Droit international, les militants de la Justice, et des organisations internationales». «Le peuple algérien ne cautionnera jamais la politique répressive du régime marocain à l’égard du peuple sahraoui», a-t-il affirmé, rappelant que le conflit au Sahara occidental «n’est pas entre l’Algérie et le Maroc, mais bien entre un mouvement de libération, représenté par le Front Polisario, et la Force d’occupation marocaine».
De nombreuses conférences thématiques et tables rondes, qui seront animées par des universitaires de nombreuses wilayas, sont portées au programme de cette université d’été.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions