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Assia SAMAI BOUADJADJA, signe son premier ouvrage à Sétif : « 10 ans de ma vie pour l’avenir de ma ville »

C’est non sans une profonde émotion qui se lisait sur son visage et un sourire qui l’emportait souvent loin dans e temps à la découverte de nombreux amis, des femmes et des hommes venus assister à l’événement ,de gens qui ont partagé avec cette grande dame les bancs de l’université et de collègues qu’elle a su conquérir par sa gentillesse, sa compétence et son attachement aux racines de sa ville Sétif, qu’Assia Samai Bouadjadja a signé son premier ouvrage, Sétif, Patrimoine architectural moderne, paru aux éditions El-Ibriz et dédié à la cité de Ain Fouara.

PUBLIE LE : 29-07-2017 | 0:00
D.R

C’est non sans une profonde émotion qui se lisait sur son visage et un sourire qui l’emportait souvent loin dans e temps à la découverte de nombreux amis, des femmes et des hommes venus assister à l’événement ,de gens qui ont partagé avec cette grande dame les bancs de l’université et de collègues qu’elle a su conquérir par sa gentillesse, sa compétence et son attachement aux racines de sa ville Sétif, qu’Assia Samai Bouadjadja a signé son premier ouvrage, Sétif, Patrimoine architectural moderne, paru aux éditions El-Ibriz et dédié à la cité de Ain Fouara.
Dans un merveilleux cheminement qui débute en 1930 et se poursuit jusqu’aux premières années de l’indépendance, Assia Samai Bouadjadja, enseignante à l’université Ferhat-Abbes Sétif 1 et docteur en architecture, est née et a vécu au cœur du vieux Sétif dans une famille au sein de laquelle l’authenticité n’a jamais relevé d’un vain mot, mieux encore révélée et jusqu’à nos jours par des espaces que le père à légués à ses enfants au cœur de l’un des plus vieux, sinon le plus vieux et le plus populaires quartier de Sétif .
C’est sans doute pour cela que l’auteure de cet ouvrage, produit de 10 années de recherche et qui porte en lui, dans une symbiose que la plume et le cœur ont forgé, une dimension profonde de Sétif à travers le temps, se veut être le juste témoignage d’une enfant de la ville ,visiblement secouée par les séquelles d’un vieux Sétif se fondant au fil des an, dans l’indifférence et de repères architecturaux qui ne sont pas préservés et encore moins mis en exergue dans ce nouveau monde que les effets d’une certaine «modernité» architecturale dénaturent.
C’est pour cela qu’Assia Samai Bouadjadja à décidé, par le poids des mots et le choc des photos, de venir au secours d’un patrimoine qui donne l’impression de s’en aller en décombres sous des «prétextes» et «autres justifications» que rejette l’auteure pour laisser place à la beauté d’une œuvre qui a valu à Sétif, de part son prestigieux cachet urbanistique, tant de beaux qualificatifs qui ne relèvent hélas aujourd’hui que du souvenir.
C’est à ce titre sans doute pour cela que Said Maazouz,  professeur en architecture, vice-recteur et enseignant à l’université d’Oum El-Bouaghi, dans sa préface met  remarquablement le doigt sur le vif du sujet en soulignant : «Les enseignements tirés ne pourraient qu’être bénéfiques à une réflexion visant à repenser la structure urbaine de cette belle ville, en l’arrimant à son passé et en en faisant une entité vivante qui structure le présent, oriente l’avenir. Ce n’est que de cette manière que les générations futures seront réconciliées avec la mémoire collective et plurielle de leur ville.»
Dans ce contexte, l’auteure revendiquant avec force la préservation d’un patrimoine qui s’effondre, vous fera voguer durant 32 ans, l’espace de 177 pages d’histoire urbaine et architecturale de cette ville d’art et d’histoire à travers de multiples réalisations qu’elle ne cesse d’interroger, de répertorier, de classifier et de construire, pour que les spécialistes puissent trouver dans cet ouvrage, «le résultat d’un dur labeur de 10 années de ma vie en espérant vraiment que cela puisse servir pour l’avenir de ma ville», souligne Assia Samai Bouadjadja, dont l’espoir, poursuit-elle, serait que «toutes ces informations que je livre, d’abord aux spécialistes, soient utilisé pour que cet héritage architectural puisse être estimé, apprécié à sa juste valeur, pour éviter des erreurs, mais aussi pour pouvoir valoriser certains bâtiments par rapport à leur histoire».
Assia Samai Bouadjaja n’est pas sans consacrer au citoyen de cette ville sa juste part en lui permettant de «se reconnaître, s’identifier à travers le parcours que j’offre». Merveilleux parcours en effet qui fait dire à Nadir Boumaza, professeur émérite à l’université de Grenoble, dans sa postface : «Assia Samai Bouadjadja donne au savoir et à la mémoire architecturale, urbaine et sociale, la présentation méticuleuse et plutôt complète d’un corpus précieux et exemplaire de la production architecturale moderne constituée à Sétif entre 1930 et 1962... Ce travail pionnier appelle des prolongements.»
F. Zoghbi
 

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