vendredi 22 septembre 2017 03:46:07

Loi sur la protection de l’enfant : Prise en charge humaine des enfants en situation de danger

Réseau Nada : accélérer la promulgation des décrets exécutifs

PUBLIE LE : 17-07-2017 | 0:00
D.R

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a estimé, samedi, à l’occasion d’une rencontre à Mostaganem, que la loi sur la protection de l’enfant, promulguée en juillet 2015, lie entre la protection sociale et juridique des enfants délinquants, et ceux en situation de danger.

Dans un message lu à sa place par la directrice des études au ministère de  tutelle, Mme Ameur Fella, lors d’une journée d’étude à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’enfant, commémorée pour la première fois en Algérie sous le thème «La parole à l’enfant», le ministre de la   Justice a précisé que la loi de protection de l’enfant, promulguée en juillet 2015, est un cadre global de protection de l’enfant, qui allie entre la protection sociale et juridique des enfants délinquants, et ceux en danger.  
La loi respecte les spécificités de chacune de ces catégories d’enfant, en facilitant la mission des instances spécialisées dans le monde des enfants, la mise en place de canaux de coordination, l’instauration de principes d’une nouvelle stratégie plaçant l’intérêt de l’enfant au dessus de toute considération, a expliqué le ministre, dans son message. M. Louh a par ailleurs ajouté que la loi de protection de l’enfant a mis en place des règles et mécanismes puisés des fondamentaux de la culture et de la société algériennes, inspirant ses articles des conventions   internationales adoptées par l’Algérie, et de la Constitution, fruit de nombreuses années de travail, de recherches, de consultations et d’expertise.
Il a indiqué que sur le plan législatif, des dispositions concernant les mineurs ont été portés à la loi pénale, à la loi de procédures pénales, rappelant également les deux ordonnances relatives à la protection de l’enfance et à l’adolescence, la création d’institutions et services chargés de la protection de cette catégorie vulnérable, outre les autres   textes juridiques ciblant la protection des droits de l’enfant et interdisant son exploitation. Pour le ministre, l’évolution de la société a créé de nouveaux besoins concernant cette couche de la société. Il a également signalé les changements dans la législation nationale nécessitant sa révision, son enrichissement et son adaptation avec les mécanismes internationaux dans ce domaine. Dans ce contexte, il a souligné que l’initiative prise par l’État visant à créer une instance nationale de protection et promotion des droits de l’enfant auprès du Premier ministre, présidée par un délégué national, intervient pour combler le vide existant en la matière et répondre à la demande de la commission de droits de l’enfant des Nations unies. Pour rappel, une journée d’étude, initiée par l’instance nationale de protection et de promotion de l’enfant, en collaboration avec la wilaya de Mostaganem, a porté sur des communications sur les droits de l’enfant, sa participation dans la vie sociale, et ce en présence de la ministre de la   Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, et des membres d’associations locales à caractère social.

Réseau Nada : accélérer la promulgation   des décrets exécutifs

Le président du réseau algérien de défense   des droits de l’enfant Nada, Abderrahmane Arar, a appelé, samedi à Alger, à accélérer la promulgation des décrets exécutifs de la loi relative à la protection de l’enfance du 15 juillet 2015. Lors d’une rencontre sur les droits des enfants organisée par Nada, à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, célébrée le 15 juillet de chaque année, M. Arar a insisté sur la nécessité d’«accélérer la promulgation des décrets exécutifs de la loi relative à la protection de l’enfance, pour consolider les mécanismes de la protection sociale de l’enfant stipulés par la loi, notamment ceux liés aux services du milieu ouvert et aux centres d’accueil d’enfants en danger, ainsi que les enfants délinquants».
S’agissant de la prise en charge des enfants sur le terrain, le responsable de Nada a mis l’accent sur l’importance de se concentrer sur l’intégration sociale et familiale des enfants en danger, après une prise en charge psychique et sanitaire, et ce pour «éviter toute sorte de motivations menant à la délinquance».  
Par ailleurs, M. Arar a souligné l’importance d’impliquer la société civile dans l’enrichissement et l’examen d’un avant-projet relatif à la   modification de la loi des associations, rappelant les différentes modifications de cette dernière, notamment l’amendement effectué en 2012.
Sous le slogan «L’avenir est à nous», cette rencontre de sensibilisation ayant connu la participation d’environ 400 enfants relevant de plusieurs régions du pays accompagnés de leurs parents, et en présence de plusieurs représentants de divers secteurs et départements ministériels, a été marquée par l’animation de plusieurs activités artistiques, dont des pièces   théâtrales et des films, outre la distinction des enfants qui ont fait les meilleurs dessins.  (APS)   
 

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