dimanche 19 novembre 2017 22:30:51

Conjoncture : équité

Une politique budgétaire soutenable, autrement dit adaptée aux capacités financières du pays, revêt, dans cette phase difficile, un caractère d’urgence.

PUBLIE LE : 17-07-2017 | 0:00
D.R

Une politique budgétaire soutenable, autrement dit adaptée aux capacités financières du pays, revêt, dans cette phase difficile, un caractère d’urgence. Cette orientation, retenue dans la conduite du Plan d’action du gouvernement, est guidée par des impératifs de préservation des équilibres financiers, ce qui suppose, en premier lieu, une rationalisation des dépenses publiques et un ciblage des priorités. Aussi, cette mission délicate  recommande d’aller vers des aménagements au chapitre des transferts sociaux, devenus trop lourds et dangereusement coûteux pour le budget de l’Etat, tout en préservant le principe de la solidarité nationale et les engagements envers les populations à faible revenu. Une approche consensuelle, issue de propositions d’experts, privilégie, dans ce sens,  des interventions plus ciblées, dans un souci d’équité et de justice. Une démarche appelée à normaliser la cadence des dépenses dans le cadre d’une vision stratégique étalée sur le long terme. La réforme projetée du système des subventions publiques aux aliments et services de base, reprise dans l’agenda de l’actuel gouvernement, ne peut se faire, cependant, en dehors d’une concertation globale et d’une consultation élargie à toutes les parties et composantes de la société civile,
« en vue de l’adaptation progressive de la politique des transferts sociaux», avait laissé entendre le Premier ministre, lors de la présentation de son plan d’action devant l’Assemblée populaire nationale.  L’entreprise qui s’avère complexe exige, dans l’étape préliminaire,  l’élaboration d’une banque de données fiable et cohérente sur la composante du  tissu de la population fragile, ses besoins et ses spécificités. Une référence de base indispensable pour mener à bien, et dans les normes requises, l’action du gouvernement, le développement des politiques économiques et sociales étant étroitement lié à la statistique. Il s’agit aussi d’un outil incontournable pour une plus grande efficience dans la conduite de la politique sociale prônée par le gouvernement. La réforme du système des subventions en Algérie, qui est une revendication incessante, au cours de ces dernières années, a été également soulignée avec insistance dans les rapports des institutions de Bretton Woods, qui évoquent, à chaque occasion, la nécessité pour l’Algérie d’opter pour un système de subventions bien ciblé. En novembre dernier, le chef de mission du FMI en Algérie avait mis l’accent sur l'urgence de mettre en place des réformes économiques, notamment en ce qui concerne les dépenses publiques. Lors  d’une déclaration à la presse, le représentant du Fonds monétaire international avait suggéré un assainissement des dépenses publiques pour le cas de notre pays,  du fait que  le contrechoc pétrolier pesait « sur la capacité de l'Etat à continuer à financer au même niveau qu'auparavant ». Une donne qui  apparaît à travers les chiffres contenus dans la LF 2017, et qui ressort une révision à la baisse, toutefois relative, du montant destiné aux transferts sociaux, soit 1.630,8 milliards de DA, ce qui représente 21% du budget de l’Etat,  contre 1.800 MDA consacrés en 2016.
    D. Akila




 

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