dimanche 23 juillet 2017 01:50:30

Nouvelles de Béjaia, Projet de l’échangeur des quatre chemins : ENGOA mise en demeure

Pénétrante autoroutière : Un chantier à l’arrêt

PUBLIE LE : 17-07-2017 | 0:00
D.R

Page animée par Mustapha Laouer

La wilaya de Bejaia traîne avec des projets d’infrastructures de base qui ne voient pas le jour. Le secteur des travaux publics piétine et tous les chantiers sont soit à l’arrêt, pour manque de financement, ou avancent à une cadence juste suffisante pour garder les ouvriers en activité.

Le projet de l’échangeur des Quatre Chemins, à l’entrée de la ville de Bejaia, connaît un retard énorme. Les travaux n’avancent plus, les ouvriers sont quasiment absents, aucun engin n’est sur place alors que cette situation crée un véritable calvaire pour les automobilistes. Le projet est un chantier à ciel ouvert, non sécurisé et l’entreprise de réalisation n’arrive plus à amorcer le déclic pour accélérer les travaux. Tous les visiteurs qui arrivent par cette porte de la ville sont choqués par ces interminables embouteillages avec des routes poussiéreuses et une circulation anarchique. Face à cette situation, le wali, Mohamed Hattab, a effectué une visite d’inspection au niveau du chantier de ce projet qui consiste à réaliser un échangeur pour les automobilistes venant de la RN 12 reliant la vallée de la Soummam et la capitale Alger ainsi que la RN9, axe reliant la côte Est, les wilayas de Jijel et Sétif, et les voies menant vers le port. Un projet structurant d’une importance capitale pour le désengorgement de l’entrée principale de Bejaia. Le retard qu’enregistre ce projet a suscité l’indignation du wali. Il a, sur-le-champ, adressé une mise en demeure au responsable de ENGOA, l’entreprise chargée de la réalisation des travaux, le wali a averti le directeur des travaux publics ainsi que le chef de daïra de Bejaia d’y remédier dans l’urgence pour accélérer les travaux tout en mettant en garde les responsables concernés qu’aucun retard ne sera toléré à l’avenir. Le responsable de l’entreprise se doit de faire l’effort nécessaire, en renforçant le chantier et y injectant plus de moyens humains et matériels et en modifiant le mécanisme de gestion. Avec une grande fermeté, M. Hattab  a instruit tous les intervenants sur ce projet pour  multiplier les inspections au niveau du chantier  et programmer une séance de travail avec le PDG  de  l’entreprise ENGOA. Le wali a exigé du responsable de l’entreprise un planning d’interventions afin d’avoir une vision claire du projet et rattraper le retard. Pour ce projet, l’Etat a consacré une enveloppe financière estimée à quatre milliards de dinars pour la réalisation du projet qui devrait désenclaver le chef-lieu de la wilaya.
Il va sans dire, que ce chantier n’est qu’un exemple parmi tant d’autres inscrits pour la wilaya mais qui n’ont jamais été achevés dans les délais fixés.

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Pénétrante autoroutière
Un chantier à l’arrêt

Le projet du siècle ou le rêve des populations de la wilaya de Bejaia, à savoir la réalisation de la pénétrante autoroutière, autoroute Est-Ouest,   sur une longueur de 100 kilomètres reliant la commune Ahnif, relevant de la wilaya de Bouira  à la wilaya de Bejaia, semble faire face à d’immenses problèmes accusant un grand retard... et la solution ne sera pas pour demain. Le chantier est pratiquement à l’arrêt, la lenteur des travaux n’augure plus l’espoir de voir la wilaya de Bejaia reliée à cet important axe routier avant les cinq prochaines années. Les populations de Bejaia prennent leur mal en patience. Une situation qui a fait bouger le premier responsable de la wilaya, le wali Mohamed Hattab, qui s’est déplacé sur les lieux pour exprimer haut et fort son mécontentement pour le retard enregistré. Bien que le wali suive de très près ce projet et l’avancement des travaux du chantier les choses ne se sont pas améliorées. Excepté les 42 km, reliant Ahnif (Bouira) au carrefour de Taharacht (Bejaia) dont le tronçon a été réceptionné et opérationnel à la circulation et qui fait gagner aux usagers près de deux heures de trajet vers la capitale, les travaux du tunnel de Sidi Aich accusent du retard. En entamant sa visite par le chantier des travaux de creusement pour la réalisation d’un tunnel à Sidi Aich, une instruction a été donnée au directeur des travaux publics afin de procéder à l’indemnisation immédiate des propriétaires des neuf maisons situées sur le tunnel qui ont été endommagées suite aux travaux de creusement. Pour débloquer cette situation, le wali a tenu à rassurer les responsables de l’entreprise chinoise que le retard pour leur paiement sera réglé. Le responsable de l’Agence Nationale des Autoroutes (ANA) s’est engagé à rattraper et normaliser toute la situation financière. La phase concernant le contournement de la ville de Sidi-Aich, où se réalise ce tunnel en bi-tube sur 1.700 mètres, avance laborieusement à cause de la technique de creusement choisie. Ainsi le projet à caractère structurant qui revêt un caractère très important pour le désengorgement de la wilaya des interminables embouteillages, en améliorant la fluidité de la circulation surtout pour les véhicules de gros tonnages venant du port mais aussi pour soulager les usagers de cette route qui vivent le calvaire au quotidien. Conçue en 2x3 voies, l’infrastructure totalise pas moins de 60 ouvrages d’art, dont 13 viaducs, un tunnel de 1.700 m et 7 échangeurs, ainsi que 3 aires de service, ayant exigé un investissement de plus de 100 milliards de dinars. Une attention particulière doit être accordée à ce projet, en procédant au règlement de toutes les entraves qui bloquent son achèvement.

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Incendies de forêt
Des dégâts importants 

La canicule qui a sévi ces derniers jours à travers l’ensemble des localités de la wilaya de Bejaia s’est accentuée par le nombre de feux de forêt qui se sont déclenchés simultanément avec une forte intensité.
Ainsi 31 départs de feux ont été enregistrés durant les journées des 12 et 13 juillet 2017, pratiquement en milieu végétal. Neuf  incendies importants ont touché diverses localités comme Ath Youcef dépendant de la commune d’El Kseur, maîtrisé à 80%. L’opération de neutralisation de cet incendie a été engagée par les moyens de la protection civile des secteurs d’El Kseur, d’Adekar, de l’unité principale et du dispositif spécial de la colonne mobile où  4 véhicules de commandement, des  ambulances pour parer à toute éventualité, 14 camions et véhicules d’incendie et 1 bus pour les moyens humains ont été déployés appuyés par les renforts de la conservation des forêts, des camions ravitailleurs d’eau de l’APC d’El Kseur et plusieurs riverains volontaires. L’ampleur de cet incendie a vu la visite nocturne inopinée du wali, Mohamed Hattab, qui s’est déplacé sur les lieux pour s’enquérir de la situation, où il a donné des directives et instructions aux divers intervenants pour la maîtrise de ce sinistre. Le directeur de la protection civile de Bejaia, le colonel Amichi Hakim, a remercié au passage les riverains qui ont prêté main forte, pour venir à bout de ce sinistre, ainsi que les autorités locales présentes, en l’occurrence le chef de daïra, le P/APC et plusieurs autres intervenants. Un autre incendie  a été enregistré à El Kadous, localité relevant de la commune d’Ouzellaguen ; incendie circonscrit par les moyens de la protection civile des secteurs de Seddouk,  d’Akbou, de l’Unité Principale et du Dispositif spécial de la Colonne Mobile, appuyés par les renforts de la Conservation des Forêts, des camions ravitailleurs d’eau de l’APC d’Ouzellaguen, 3 bus de l’APC remplis de volontaires et 10 tracteurs citernes acheminés par l’usine Ifri — beaucoup de dégâts de végétation ont été enregistrés, mais il n’y a pas de destruction de maisons, seulement l’incendie s’est rapprochée des habitations.
D’autres foyers d’incendie ont causé des dégâts et des hectares de végétations ont été dévorés par les flammes. Ainsi au village Tazroute dans la commune d’Adekar, 2 ha de broussaille et de diss sont partis en fumés. A Cheurfa, dans la commune de Toudja, 2 ha de broussaille et de pins d’Alep sont détruits par les flammes. Au village Ighil Yedou, dans la commune de Fenaia Il Matten, 3 ha de broussaille et une cinquantaine d’oliviers ont été détruits par les flammes. Le feu du village Akentas dans la commune de Feraoun, a dévoré plus de 30 ha entre broussaille et diss, ainsi que plus de 300 oliviers et environ 140 figuiers. Au village Merzoug dans la commune de Tibane, 20 ha de broussaille, ainsi qu’une cinquantaine d’oliviers ont été détruits par les flammes. Dans la localité d’Ibourayen (commune de Tifra), 6 ha de broussaille, ainsi qu’environ 400 oliviers ont été ravagés. De même pour le village d’Iwraghen relevant la commune de Beni Melikèche, où 80 ha de broussaille, ainsi qu’un millier d’oliviers et environ 400 autres arbres fruitiers ont été détruits par les flammes. Ces feux ont causé d’énormes difficultés aux éléments de la protection civile lors de leurs interventions. En plus de la simultanéité de leurs éclosions, les distances pour l’intervention, le relief très accidenté de ces localités, l’inexistence parfois d’accès à ces foyers et le peu de points d’eau, tout cela jumelé influe négativement sur l’intervention des pompiers. Heureusement que la solidarité entre services et entre riverains en premiers lieu a fait que les sapeurs-pompiers ont été unis pour le même but, celui d’éteindre ces brasiers par tous les moyens.
Les communes concernées par les divers feux sont (Bejaia, Adekar, Tichy, Sidi Aich, Tifra, Amizour, Taskriout, Aokas, Souk El Tenine, Ait Smail, El Kseur, Kherrata et Oued Ghir) ont été tous éteints et la situation parfaitement maîtrisée. Certes ces pertes importantes du parc forestier de la wilaya de Bejaia nécessitent une vigilance accrue des services des forêts et la mobilisation permanente des agents de la protection civile, mais également la prudence et le civisme des citoyens, en évitant les feux de camps et les mégots des cigarettes, pour sauvegarde ces sites naturels.

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Promoteurs immobiliers
Des permis de construire en souffrance

Devant les difficultés rencontrées dans l’achèvement de leurs projets d’habitat et surtout les lenteurs administratives dans le traitement de leurs dossiers  et l’octroi des permis de construire, les promoteurs de la wilaya de Bejaia à travers leur association ont rencontré le wali, Mohamed Hattab, pour exposer leurs doléances et s’assurer de son soutien. A cet effet, et pour mieux encadrer cette activité un comité de contrôle sera créé prochainement afin d’accompagner les promoteurs immobiliers de la wilaya de Bejaia.  Cette décision a été prise par le wali lors de la séance de travail tenue dernièrement avec ces derniers et dont l’objectif primordial est la prise en charge immédiate de leurs doléances. Après avoir exposé toutes les entraves rencontrées avec les différents services administratifs, les membres de l’association des promoteurs immobiliers ont exprimé leur soulagement au wali pour l’intérêt qu’il leur a accordé en programmant cette rencontre très bénéfique. Les promoteurs immobiliers ont relevé les obstacles et contraintes rencontrées au niveau des services de l’urbanisme et la SDE. Suite à cela, le wali a instruit le directeur de l’urbanisme afin d’écourter les délais de traitement des demandes de permis de construire qui ne dépasseront plus la durée d’un mois. Un récépissé doit être remis obligatoirement après dépôt du dossier auprès de la DUC. Des séances de travail seront organisées chaque trimestre avec les services de la SDE (ex-Sonelgaz) pour régler les problèmes des promoteurs à temps. Un débat franc et très fructueux s’est instauré entre les directeurs de l’exécutif de la wilaya et les promoteurs immobiliers. Plusieurs questions ont été posées pendant cette séance par les promoteurs et auxquelles les directeurs des secteurs concernés ont répondu chacun dans son domaine. A signaler que les promoteurs immobiliers ont nettement soulagé le problème de logement au niveau de la wilaya vu que l’Etat n’arrive pas à trouver des terrains d’assiette  pour le lancement des différents projets retenus.

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Gratuité des plages et squattage des sites
La loi bafouée  
 
 Le problème de la gratuité des plages du littoral et le squattage des lieux par des indus occupants se réclamant gérants de plages ont créé une situation intolérable et inacceptable. Tous les estivants sont confrontés au diktat de ces individus qui mettent en péril le bon fonctionnement de la saison estivale. Suite aux instructions du ministre de l’Intérieur adressées  aux walis pour l’application des mesures prises sur l’accès gratuit aux plages, le wali a tenu une réunion avec les chefs de daïra et présidents d’APC des communes côtières, élargie aux membres de la commission de sécurité ainsi qu’au président de l’APW. L’objectif de cette rencontre est d’évaluer l’état d’exécution des mesures prises par le wali concernant la gratuité des plages, un principe qui ne doit en aucun cas être interrompu sous aucun prétexte a tenu à insister le wali qui a demandé aux chefs de daïra, présidents d’APC ainsi qu’aux responsables de la sécurité d’intervenir immédiatement au niveau des plages où l’instruction n’est pas appliquée.  Le wali leur a demandé de corriger toutes ces erreurs constatées au début de cette saison estivale et d’essayer de rattraper le manque constaté. Une opération de nettoyage doit toucher toutes les plages. Les mesures prises lors de cette séance de travail ont été immédiatement mise en exécution avec la première opération de démantèlement de plus de 50 tentes et mini-tentes et d’une dizaine de baraques illicites au niveau des 5 plages de Tichy.

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