samedi 16 dcembre 2017 21:23:26

Notre Forum de l’économie, Le SG du Comité de Liaison de la Transsaharienne : « La mise en service de la route prévue en 2019 »

La route Transsaharienne entrera en service, en 2019. C’est le secrétaire général du Comite de liaison de la Transsaharienne (CLTR) qui l’a annoncé, hier au Forum Économie d’El Moudjahid.

PUBLIE LE : 16-07-2017 | 0:00
Ph : Wafa

La route Transsaharienne entrera en service, en 2019. C’est le secrétaire général du Comite de liaison de la Transsaharienne (CLTR) qui l’a annoncé, hier au Forum Économie d’El Moudjahid. Les raisons du retard dans l’achèvement de ce projet stratégique qui unit six pays sont d’ordres sécuritaire et technique.

Mohamed Ayadi, secrétaire général du Comité de liaison de la Transsaharienne, invité hier de notre Forum Économie, est revenu longuement sur ce projet, dont la date de lancement remonte à  près de 50 ans. Le projet de la route Transsaharienne Alger-Lagos est né  dans les années 1960, à l’initiative de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), afin de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara. Si l’idée de sa réalisation est aussi ancienne, les objectifs sont toujours les mêmes, à savoir l’intégration régionale et la réduction du coût de transport. Et si les travaux ont connu des retards, pour des raisons sécuritaires, mais beaucoup plus pour des raisons techniques, il n’en demeure pas moins que ce projet aussi stratégique a permis de faire sortir un grand nombre de régions de l’isolement.
L’invité du Forum a tenu à rappeler qu’à l’indépendance, la route en Algérie s’arrêtait à El-Goléa. Mais le plus important, pour le SG du CLRT, c’est cette union entre 6 pays africains (l’Algérie, la Tunisie, le Niger, le Mali, le Nigeria et le Tchad) qui dure depuis près d’un demi-siècle. Des pays qui se sont unis pour un projet bénéfique à tous les six, dans un climat serein digne du continent noir. Dans son exposé, Mohamed Ayadi a préféré d’abord rappeler les mission de l’instance qu’il préside, qui se réunit une fois par an dans un des six pays partenaires. Aussi, nous avons appris que les principales missions du CLRT consistent en la coordination, la cohérence des tracés, les contacts avec les institutions de financement, l’établissement de liens avec le CUA, le CEA, le NEPAD, et enfin agir dans l’harmonie des échanges et l’amélioration des connaissances. Il faut noter que le CLRT est composé des Directeurs généraux des routes des pays concernés par ce projet. Pour ce qui est du financement, l’Algérie, la Tunisie et le Nigeria financent leur projet sur le budget de l’État.
Le Nigeria et le Niger ont initié la pratique du partenariat public-privé (pour alléger le budget de l’État). Le Mali, le Niger et le Tchad ont recours à des financements par les bailleurs de fonds, aussi bien pour la réalisation, que pour les études techniques. Ces derniers pays sont aidés dans le financement des études de faisabilité par les institutions de financement, telles que la BID, la BAD... Cependant, M. Ayadi a noté qu’en dépit de difficultés internes, le Mali, le Niger et le Tchad sont en train de poursuivre leurs chantiers, pour joindre leur pays à cette méga-infrastructure routière. Mais le problème qui se pose, c’est celui du remboursement des crédits, c’est ce qui freine la cadence des travaux.  
L’Algérie n’est pas concernée par ce problème, puisqu’elle continue la réalisation des derniers kilomètres restants. Pour notre   invité, si toutes les institutions du continent africain s’intéressent de près à l’avancement du projet, pour l’important rôle qu’il sera amené à jouer dans leurs divers échanges une fois terminé, elles ne peuvent cependant contribuer à sa construction qu’en fonction de leurs «capacités financières». Il rappelle, à ce propos, que si, par exemple, le Nigeria a réalisé la presque totalité de la partie qui lui revient, il n’en est pas de même pour le Mali et le Niger, qui, en plus de ne pas disposer des mêmes moyens logistiques, sont en face d’une situation instable sur le plan sécuritaire. À la question de savoir s’il n’était pas plus judicieux de relier les pays africains par le rail, plutôt que par voie routière, M. Ayadi explique que si cette option n’a pas été retenue, c’est parce que le rail n’est rentable que s’il transporte une très grande quantité sur une grande distance. L’un des importants avantages de la route, c’est qu’elle permet de faire du «porte-à-porte», et que le camion peut rouler en période d’ensablement, ce qui est très fréquent. Par ailleurs, Mohamed Ayadi a démenti l’information selon laquelle les bailleurs de fonds estiment que ce projet n’est rentable. Il y a lieu de noter que la route Transsaharienne est un réseau de quatre branches routières d’une longueur totale de 9.500 kilomètres allant d’Alger à Lagos, en passant par le Niger, ayant pour principal objectif, le désenclavement de plus de 400 millions d’Africains, répartis sur plus de 6 millions de km2, constituées en grande partie de vastes régions sahariennes du Maghreb et du Sahel. À cela s’ajoutent l’intégration économique des 6 pays traversés, et potentiellement des pays du Golfe de Guinée, ainsi que  l’ouverture d’un nouveau corridor vital pour tous les 16 pays ouest-africains sur les ports de la Méditerranée, via le réseau routier algérien.  
Nora Chergui

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Missions statutaires du Comité de liaison  

Le  Comité jouit de la personnalité juridique pour mettre en exécution les buts et objectifs, dans le cadre de la mission qui lui est assignée. Le Comité, son personnel et les personnes participant aux réunions de ses organes, à titre officiel, jouissent sur le territoire des États membres des immunités, privilèges et facilités requis pour le bon accomplissement de leurs tâches. Le Comité est établi pour une durée indéterminée.

Objectifs

Le Comité de liaison de la route Transsaharienne a pour objectif l’étude et la réalisation de la liaison de la route Transsaharienne entre les territoires des États membres.  
Les missions du Comité consistent en la mise en l’application des directives des États membres, notamment l’aide à la recherche du financement auprès des institutions financières nationales, régionales et internationales, la coordination, et particulièrement la cohérence des tracés entre les États membres, l’échange des expériences dans le domaine du développement des travaux routiers et de la maintenance entre les États membres, la collecte et l’échange d’informations technique, économique et scientifique avec les pays et les institutions intéressés par le projet de la Transsaharienne.
 

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