vendredi 22 septembre 2017 03:43:56

Rencontre littéraire à la librairie Chaib-Dzair : Chroniques féminines

La librairie Chaib-Dzair de l'Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) a organisé jeudi une rencontre littéraire, pour rendre hommage aux femmes précurseurs de la littérature algérienne.

PUBLIE LE : 16-07-2017 | 0:00
Ph : Nesrine

La librairie Chaib-Dzair de l'Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) a organisé jeudi une rencontre  littéraire, pour rendre hommage aux femmes précurseurs de la littérature algérienne.

Sid-Ali Sekhri, l’animateur de cette rencontre, a dressé un portrait des figures de proue de la littérature algérienne, par ordre chronologique, par thématique et conditions de publication. Il citera d’abord Fadhma Ait Mansour Amrouche et sa fille Taous, qui fait partie, selon les dires du conférencier, de la première génération des femmes écrivaines algériennes, ensuite Isabelle Eberhardt ou encore Elissa Rhais, Rosine Boumendil de son vrai nom, juive française de Blida, qui ont constitué les premières plumes littéraires de l'Algérie qui sont apparues  dans un contexte caractérisé par l’absence de l’écriture féminine. La deuxième génération est celle née entre 1930 et 1940 et qui a enfanté de grandes plumes comme Assia Djebar, Corrine Chevallier et Zoubida Bittari. Le conférencier précise que l'ensemble des auteures de cette génération a pris un pseudonyme avec des ouvrages ayant comme toiles de fond la guerre de libération nationale, la condition de la femme et le refus de l'assimilation. S’appuyant sur une étude d'Aïcha Kessoul, notre intervenant a indiqué que la troisième génération née entre 1940 et 1950 a publié essentiellement en France selon les recherches et références de Sid-Ali Sekhri, il s’agit  d’auteures peu connues par rapport à la génération précédente, à l'instar de Leïla Sebbar, Aïcha Lemsine et Haoua Djabbali. Cette génération a abordé les thématiques de l'exil intérieur et l'exil par rapport à l'Algérie, ainsi que les difficultés du couple et de l'amour hors-mariage. Une autre génération a fait irruption et a publié aux années 1980 avec des auteures comme Ouakas, Touati.
La particularité de cette génération est le fait de ne pas aborder la guerre de libération nationale et d'avoir exploré la quête de soi de façon existentielle et non pas historique et socioculturelle, comme c'était le cas avec leurs prédécesseurs. Les années 1990 ont connu l'explosion de la littérature algérienne avec une dizaine d'auteures ayant connu une grande notoriété comme Maissa Bey. Pour ce qui est de la littérature arabophone, le conférencier a indiqué que Zhor Ounissi est parmi les premières plumes arabophones suivies de Zoulikha Essaouibi ainsi que la grande romancière Ahlam Mosghanemi et les deux poétesses Rabéa Djalti et Zineb Laouedj.
Kader Bentounès
 

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