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Burkina faso : La contestation et la mutinerie font jonction

Avant les protestations des militaires et des commerçants, le régime de Compaoré est secoué par un vaste mouvement contestataire par des manifestants, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d'un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d'une marche.

PUBLIE LE : 17-04-2011 | 18:54
D.R

Avant les protestations des militaires et des commerçants, le régime de Compaoré est secoué par un vaste mouvement contestataire par des manifestants, à la suite de la mort à  Koudougou (centre) d'un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d'une marche.  Cette mort a ensuite provoqué d'autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs. Le bout de feu de cette puissante éruption populaire  a des relents de guerre civile qui pourrait en découler. Face à cette critique situation, le régime de Ouagadougou n’a toujours pas offert d’alternatives à cette grande crise, le couvre-feu fait suite à la furie des commerçants dans la capitale alors que le chef de l'Etat burkinabè a tenté  de calmer la colère des soldats.
Il avait dissous le gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo et limogé le chef d'état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré, de nouvelles nominations ont eu lieu à la tête de l'armée de terre, de l'air et de la gendarmerie, selon un décret lu sur la radio nationale.     
Aucune explication n'a été donnée à ces changements qui interviennent dans   un contexte de colère des soldats.     
Les pillages des mutins ont provoqué une révolte des commerçants du   principal marché de Ouagadougou qui s'en sont à leur tour pris à des édifices publics, dans le centre-ville.     
Des dizaines de commerçants mécontents ont ainsi incendié le siège du parti au pouvoir, brûlé des véhicules stationnés dans l'enceinte du ministère du Commerce et l'Assemblée nationale, avant que le feu ne gagne ces bâtiments.
Auparavant, ils avaient saccagé le gouvernorat   de Ouagadougou.   
Les dernières mesures prises vendredi par le pouvoir pour calmer les militaires mutins ont été jugées insuffisantes par l'opposition. "Ce ne sont pas ces mesures hâtives qu'il faut pour cette crise qui est très profonde et structurelle.
On ne soigne pas le cancer avec une pommade", a   déclaré le principal opposant burkinabé, Me Bénéwendé Stanislas  Sankara.  "Le chef de l'Etat doit avoir le courage de s'adresser à son peuple pour   lui dire de façon solennelle qu'il est à son dernier mandat", dont le terme est prévu en 2015, a-t-il dit.     
Avant les protestations des militaires et des commerçants, le régime de Compaoré avait été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à   Koudougou (centre) d'un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d'une manifestation. Cette mort a ensuite provoqué d'autres manifestations, souvent violentes, à   travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs. Début avril, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l'intérieur du pays contre le régime de  Blaise Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987.
 

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