vendredi 22 septembre 2017 03:44:28

Urgences respiratoires : Les gestes qui sauvent

Les urgences respiratoires ont fait l’objet, jeudi dernier, d’une journée de formation continue au Centre hospitalo-universitaire Mustapha.

PUBLIE LE : 24-06-2017 | 0:00
Ph.Nesrine-T

Les urgences respiratoires ont fait l’objet, jeudi dernier, d’une journée de formation continue au Centre hospitalo-universitaire Mustapha.

Le professeur chef de service des maladies respiratoires, Samia Taright, a déclaré que «le but de cette journée est de mettre à jour les connaissances des médecins et des paramédicales sur les urgences respiratoires».
Le Pr Taright a expliqué que «c’est aussi une journée organisée sous une démarche pluridisciplinaire sur le même symptôme qui est la dyspnée. C’est un trouble de la respiration accompagnant les affections respiratoires et cardiaques, se traduisant par une difficulté à respirer dont la nécessité de l’implication de plusieurs spécialistes pour la prise en charge de malade». Le professeur a tenu à préciser que «toutes les maladies respiratoires peuvent être graves si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées à temps». Le Pr Taright a donné l’exemple de la broncho-pneumopathie obstructive qui est, selon elle, une maladie sous-diagnostiquée et source d’insuffisance respiratoire chronique qui nécessite pour le patient des traitements à vie, et, à un stade ultime, une oxygénothérapie à domicile de longue durée.
Malheureusement, les malades souffrant de BPCO ne sont pas pris en charge. Le président de l’association, Rachid Sadaoui, avait déclaré à maintes fois que «les malades aidés par l’association sont oxygéno-dépendants à raison de plus de 15 heures par jour, et ne sont pas pris en charge à domicile et ils ne peuvent pas se déplacer et ont d’autres maladies qui se greffent à celle-ci». Le président de l’association a indiqué qu’«il y a beaucoup de malades qui ne se soignent plus depuis l’installation du tarif de référence. La couverture sociale, qui était à 80% pour les assurés sociaux,  se situe actuellement à moins de 50%». M. Sadaoui a expliqué que «ça fait maintenant des années qu’il demande à la Cnas des appareils d’oxygène qui coûtent 80.000 DA et 160.000 DA, des appareils d’oxygène portatifs, mais rien n’a été fait depuis la demande qui remonte 1996, l’année où a commencé en Algérie l’oxygénothérapie à domicile. Le malade doit payer 30.000 DA de cautionnement de bouteille d’oxygène à une société algéro-allemande, en plus d’une location de 2.000 DA par mois et chaque remplissage coûte à un malade 5.000 DA, et il y a des malades qui doivent remplir une fois tous les deux, trois jours. Les malades ont besoin d’oxygénothérapie à domicile, ils ont besoin d’appareil d’oxygène, et ces appareils ne sont pas encore pris en charge par les caisses de sécurité sociale». De sont côté, le professeur en réanimation urgentiste, Mohamed Guerinik, a indiqué que «la réanimation respiratoire est la base de la survie. Elle a été la première spécialité qui a bénéficié des équipements. L’insuffisance respiratoire connaît beaucoup d’étiologie, avec le tabac, l’environnement et l’espérance de vie qui a augmenté, les maladies respiratoires sont devenues très fréquentes». Il a souligné que «3 à 7% de la population est asthmatique, et ça constitue 25% des consultations des services d’urgence. 800 souffrant d’asthme sévère meurent chaque année».
Le Pr Guerinik a expliqué que «le chiffre est en diminution. L’éducation des malades et la formation des médecins sont un bon remède».  
Wassila Benhamed

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