lundi 21 aot 2017 05:39:46

Mme Benghabrit, invitée de notre forum : « Aller vers une école de qualité »

« La pédagogie, notre premier souci. »

PUBLIE LE : 20-06-2017 | 0:00
D.R

«Nous somme tous intéressés pour aller vers une école de qualité. Il faut dire qu’il y a une disponibilité et un engagement ferme, visibles au niveau de l’Éducation nationale, qui autorisent tous les espoirs, contrairement à ceux qui croyaient qu’il n’était plus possible de voir un système éducatif revisité», a déclaré, d’emblée, la ministre de l’Éducation nationale.

Invitée hier au Forum d’El Moudjahid,   Mme Nouria Benghabrit a fait savoir que cet objectif est réalisable, notamment après la signature de la Charte d’éthique du système de l’Éducation  national, devant permettre aux partenaires sociaux d’être en accord sur cette direction d’une école performante.
Évitant les chiffres et les données concernant les examens de fin d’année, la ministre a préféré s’étaler sur la stratégie du secteur en matière d’enseignement de performance, et mettre en avant les efforts incessants effectués au quotidien, par les membres de la famille éducative dans son ensemble. Une famille dont elle tiendra à relever les efforts, et à qui elle rendra un hommage appuyé. «Je remercie tout le corps enseignant et les fonctionnaires du secteur qui ont relevé tout les défis impartis à notre secteur», a-t-elle tenu à préciser.
Très à l’aise dans le jeu des questions-réponses entamé avec les journalistes venus nombreux à l’occasion, la ministre  a évoqué, dans ce sens, les éléments qui ont été intégrés dans le programme du gouvernement  en matière d’amélioration du processus de reforme de l’éducation, avec un accent fondamental sur la pédagogie  et surtout  l’axe sur lequel son département compte travailler cette année,  est celui  de la formation de tout le corps d’encadrement, «parce qu’on considère qu’une école de qualité se mesure à la qualité de ses enseignants et de son encadrement», a-t-elle affirmé
«L’évaluation est un outil de régularisation en même temps pour les enseignants, les élèves et les parents.»
 Mme Benghabrit fait savoir que depuis l’année 2015, la formation était destinée beaucoup plus aux inspecteurs, à cause de leur nombre restreint, «mais à partir de la prochaine rentrée,  la généralisation de tout le processus de formation sera opérationnelle, et cela à travers, notamment, la formation sur site, mais également à partir d’une plateforme virtuelle.   Nous l’avons déjà fait avec les chefs d’établissement  qui sont tous inscrits sur une plateforme spécifique, et des sessions de formation évaluables sont programmées», a-t-elle expliqué, affirmant que «la formation est un élément  fondamental».
L’hôte d’El Moudjahid a révélé qu’à partir de la rentrée prochaine, le système  d’évaluation pédagogique sera revisité, annonçant qu’il y aura beaucoup de changements à ce niveau-là.
«C’est pour cela que l’inspection générale a établi un plan national de formation, des apprentissages et d’évaluations», a-t-elle dit, tout en ajoutant que «l’évaluation est un outil de régularisation en même temps pour les enseignants, les élèves et les parents».
«Il est important de noter que les élèves et leurs parents ont démontré un haut degré de maturité. Leur confiance, aussi bien dans la catégorie des enseignants que tout le personnel de l’encadrement, a été à la hauteur du défi et des missions qui lui ont été confiées», a réitéré Mme Benghabrit.
La ministre a  reconnu, toutefois, que l’examen du bac a connu cette année des mesures sécuritaires sans précédent. «L’année dernière, cette dimension sécuritaire n’avait pas été suffisamment importante, chose qui a contribué aux multiples dépassements enregistrés», a-t-elle dit, soulignant également que «l’Etat et ses institutions ont pu assurer le déroulement des examens du baccalauréat, notamment  dans de bon conditions, et garantir, par là-même, sa crédibilité».
«Notre volonté, c’est d’aller vers un accent plus important à mettre sur la pédagogie, c’est pour cela que dans le cadre des propositions et dans le cadre de la mise en œuvre de l’amélioration de  la réforme, les deux points fondamentaux  avec celui qui a été mis en tête de liste,  c’est la refonte pédagogique», a-t-elle  souligné, spécifiant que «la pédagogie, c’est notre souci premier».  
Néanmoins, dit-elle, «pour que la pédagogie aille bien, il faut non seulement une gouvernance de proximité, mais il faut aussi une gouvernance où la transparence est de mise». En effet, selon elle,  c’est la transparence qui amène à ce retour de confiance. «Nous travaillons sur le retour de la confiance vis-à-vis du système éducatif par l’ensemble de la société.»

700.000 candidats sont inscrits au concours des enseignants

Concernant le concours des enseignants qui va se dérouler le 29 juin, la ministre a fait savoir que pas moins de 700.000 de candidats sont inscrits. Quant aux examens professionnels (examens de promotions) dont un a été déjà organisé le 29 mai dernier, et le suivant qui va se dérouler  le 9 juillet, «le ministère de l’Éducation nationale, avec l’ensemble des ses fonctionnaires, a un calendrier extrêmement serré, la question des dates a de l’importance.
Ce  genre d’examen mobilise 95% du personnel de l’éducation».  
 À propos de l’opération de correction du BEM session 2017 qui vient d’être entamée, la ministre a  indiqué que  pas moins de 60 centres de correction sont  mobilisés a l’échelle nationale et qui mobilisent 31.750 correcteurs entre enseignants et inspecteurs, rappelant que les résultats sont prévus pour le 25 juin.
Elle a souligné l’extrême satisfaction des enseignants quant à la qualité des sujets. «Les correcteurs ont noté qu’il y avait une avancée remarquée entre les sujets du passé et les sujets de cette années», a-t-elle révélé non sans fierté, justifiant cela aux formations initiées par le ministère de l’Éducation au profit des inspecteurs et des enseignants qui ont permis d’arriver, en matière de conception des sujets, à une plus grande clarté.
Pour ce qui est du baccalauréat, elle a fait savoir que 70 centres de correction  sont prévus à travers le pays, avec près de 41.400 correcteurs. «Nous sommes maintenant dans la phase de l’anonymat, qui est un processus extrêmement minutieux», a-t-elle dit.
 Évoquant le sujet des 10.000 absences enregistrées lors du baccalauréat,   la ministre a considéré que cette année n’est pas une année particulière par rapport au précédentes. «Quand on prend en ligne de compte, le taux d’absence des élèves scolarisés dans le temps sur les cinq dernière années, on est entre 1% et 2%, ce qui signifie que ce n’est pas  l’application rigoureuse des horaires d’entrée qui ont entraîné un accroissement du taux», a-t-elle justifié.
Enfin, revenant sur les priorités de son département, elle dit que «l’amélioration de la réforme pédagogique est notre souci», précisant que «l’objectif est d’avoir une école de qualité ouverte sur le monde, aller dans le plus grand ancrage dans notre algérianité en matière   d’identité, former et accompagner le corps de l’Éducation» dans cette mission.      
Sarah A. Benali Cherif
 

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