mardi 24 octobre 2017 01:24:48

Conseil de la nation : modération et dialogue avec l’autre

Une conférence débat sur la modération, la radicalisation et le dialogue avec l’autre dans la religion s’est ouverte hier au Conseil de la nation sous la présidence de M. Abdelkader Bensalah, président de l’institution, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de parlementaires, de personnalités culturelles et religieuses, et des représentants de l’ANP et des corps constitués.

PUBLIE LE : 20-06-2017 | 0:00
Ph. Billel

Une conférence débat sur la modération, la radicalisation et le dialogue avec l’autre dans la religion s’est ouverte hier au Conseil de la nation sous la présidence de M. Abdelkader Bensalah, président de l’institution, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de parlementaires, de personnalités culturelles et religieuses, et des représentants de l’ANP et des corps constitués.
Animée par M. Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et du Wakf, et le professeur Amar Talbi, vice-président de l’Association des savants musulmans algériens, la rencontre a permis aux nombreux participants de se retremper dans l’histoire culturelle du pays, en soulignant particulièrement les référents de la religion musulmane en Algérie, lesquels  mettent l’accent sur la nécessité de suivre la voie du juste milieu, celle de la modération et du dialogue avec l’autre. Prenant la parole à cette occasion, M. Aïssa a tenu d’abord à rappeler que l’islam algérien est connu pour sa modération, sa capacité d’éviter tout extrémisme, son inclinaison pour le dialogue et la concertation. Puisant sa source dans les fondements de la religion musulmane et ses pratiques en usage à Médine, lesquelles s’inspirent des travaux de l’imam Malek, notamment, l’islam algérien s’est ensuite renforcé par l’apport considérable de nombreux  savants, provenant d’Andalousie qui l’ont conforté dans la voie du juste milieu, de la tolérance, du dialogue avec l’autre.
Se référant à nombre de savants et spécialistes musulmans, le ministre a rappelé que les références principales de l’islam algérien sont  évidemment le saint Coran et la sunna du Prophète (QSSSL), avant d’évoquer brièvement la voie du soufisme, suivie par beaucoup d’Algériens avant l’avènement de la renaissance de l’islam, conduite par l’association des oulémas algériens, à leur tête cheikh Abdelhamid Benbadis. Au cours du débat qui s’est instauré ensuite dans la salle, le ministre a abordé le problème de l’extrémisme et de la radicalisation des jeunes, en appelant à une action globale et concertée  pour l’endiguer, l’éradiquer, en rappelant au passage l’expérience algérienne de lutte contre ce phénomène, à travers l’instauration de lois appropriées, la révision des programmes scolaires, l’implication de la mosquée, à travers un discours modéré, privilégiant les voies du dialogue et de la concertation. Objectif : assurer l’immunité de la société contre ce phénomène, a-t-il précisé.
Mourad A.

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