lundi 11 dcembre 2017 20:03:08

Célébration du 61e anniversaire de la mort d’AHMED Zabana : L’intérêt accordé à la mémoire un devoir sacré

M. Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, a présidé, hier, les festivités marquant la célébration du 61e anniversaire de la mort d’Ahmed Zabana, coïncidant, cette année, avec le mois béni de Ramadhan.

PUBLIE LE : 20-06-2017 | 0:00
D.R

M. Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, a présidé, hier, les festivités marquant  la célébration du 61e anniversaire de la mort d’Ahmed Zabana, coïncidant, cette année, avec le  mois béni de Ramadhan. La wilaya de Mascara et l’Organisation nationale des moudjahidine ont  rendu  un vibrant hommage à celui qui fut guillotiné pour l’amour de la patrie.

Un riche programme a été concocté à l’occasion, en ce jour mémorable  du 19 juin, les moudjahidine se sont dirigés pour la lecture de la Fatiha, l’écoute de l’hymne national et le dépôt d’une gerbe de fleurs au niveau du carré des Martyrs de la ville de Zahana, ville natale d’Ahmed Zabana. Ces festivités marquant cette journée historique se sont  poursuivies par la visite du cimetière de la ville de SIG qui a connu des travaux d’aménagement, ainsi que  celui de la commune de Mamounia.
Une exposition de photos historiques a été organisée au pôle universitaire de Sidi-Saïd. Le ministre des Moudjahidine, accompagné des autorités civiles et militaires de la wilaya, ainsi que les membres de la famille révolutionnaire, a donné le coup d’envoi  de la conférence historique intitulée «Ahmed Zabana, fierté des martyrs sacrifiés sur l’autel de la liberté».
Les intervenants ont tour à tour mis en exergue le courage de cet homme exemplaire, son patriotisme et sa détermination à mourir pour que vive l’Algérie. Intervenant à l’ouverture des travaux de cette conférence organisée à la bibliothèque principale de l’université, le ministre a rappelé que la question de l’histoire et des moudjahidine est une des constantes sacrées de l’État algérien. Dans le même ordre d’idées, Tayeb Zitouni a déclaré que «l’Algérie a un passé, une histoire, des martyrs valeureux, à l’image de cet homme que toute la cité de l’Émir honore en ce jour. L’Algérie a mené une révolution qui a fait connaître au monde le sens des révolutions. Celui qui aime l’Algérie doit s’attacher à son histoire, à sa révolution, à ses moudjahidine et à ses martyrs, les respecter et les remémorer». Une projection d’un film documentaire sur la vie et le parcours du militant révolutionnaire, et les témoignages des compagnons d’arme de grand martyr a eu lieu. Un membre de la famille d’Ahmed Zabana, cité dans sa dernière lettre, devait être honoré pour la circonstance. Un compagnon d’armes du chahid encore en vie, le moudjahid Saïd Stambouli, devait également être honoré au cours de cette  célébration marquée par la présence des moudjahidine, des enfants de chouhada et des étudiants de l’université. Connu  sous le nom  de H’mida, Ahmed Zabana est né à El-Kasd, dans la localité de Jniène Meskine, à 4 km de Zahana. C’est dans le quartier populaire d’El-Hamri qu’il grandira. Militant dès son jeune âge, il fut membre de l’aile militaire de l’Organisation secrète ; il s’orienta vers la formation de cellules de l’organisation et se distingua par sa participation à l’attaque de la poste d’Oran aux côtés d’autres grands révolutionnaires. Son engagement armé lui a valu plusieurs arrestations et incarcérations au niveau de nombreuses maisons d’arrêt. En 1954, il fut désigné par Larbi Ben M’hidi, responsable de zone, chargé de préparer la révolution. Après avoir dirigé plusieurs opérations militaires, Zabana a été arrêté après avoir été blessé, lors de la bataille de Ghar Boudjelida.
 Quatre jours auparavant, nous rappellent certains moudjahidine et historiens de la région, Abdelmalek Ramdane tombait, les armes à la main, dans le maquis du Dahra (Mostaganem), et Larbi Ben M’hidi appréhendé et torturé, en février 1957, par les paras de Bigeard, fut lâchement assassiné par ses geôliers. Le chahid Cheriet Ali Cherif, natif de la région de Sig, compagnon d’armes de Zabana, fut à son tour guillotiné le 28 février 1958. Le 21 avril 1955, le martyr a été présenté devant le tribunal militaire d’Oran qui l’a condamné à mort. De la prison de Barberousse, il fut transféré vers Serkadji où il sera guillotiné un 19 juin 1956 à 4 heures. Sa dernière lettre adressée à ses parents, dont des copies ont été distribuées à l’assistance, résume amplement la personnalité du chahid, qui a sacrifié sa vie pour l’honneur et l’indépendance du pays.   Condamné à mort à la suite de l’assassinat, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 du garde-forestier  François Braun, il est le premier indépendantiste algérien guillotiné. Considéré en Algérie comme un héros, sa ville natale et plusieurs lieux dans la ville d’Oran portent toujours fièrement son nom. Certains confrères de la presse écrite ont quitté la salle de conférences, parce que l’on leur a notifié que les premiers rangs des sièges de la salle étaient réservés aux invités.
A. Ghomchi
 

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