mardi 27 juin 2017 02:55:35

Grand Angle : Attentes multiples

Il l’a voulue et il l’a obtenue. Le nouveau président français, Emmanuel Macron, peut souffler à l’issue du deuxième tour des élections législatives organisé ce dimanche 18 juin.

PUBLIE LE : 20-06-2017 | 0:00
D.R

Il l’a voulue et il l’a obtenue. Le nouveau président français, Emmanuel Macron, peut souffler à l’issue du deuxième tour des élections législatives organisé ce dimanche 18 juin. Certes le raz- de-marée annoncé par les sondages n’a pas eu lieu, mais il n’en reste pas moins vrai que sa majorité écrasante est bien là. Le parti présidentiel centriste, la République en Marche (REM), et son allié du MoDem ont remporté 350 sièges sur les 577 que compte l’Assemblée, largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges. Et si le taux record de l’abstention ayant marqué les deux tours, 57% au second et 51,3% au premier, sonne toutefois comme un refus des Français de lui signer un chèque en blanc, le président et son camp refusent de trop s’attarder sur cet aspect de la lecture politique des résultats obtenus. L’essentiel est que désormais, le jeune président de 39 ans inconnu il y a trois ans et dont l’élection a sonné le glas de la vie politique telle qu’elle était structurée depuis 60 ans, aura les coudées franches pour mener à bien son programme de réformes pour lequel il a été élu en mai dernier. En effet, la majorité à l’Assemblée le conforte et lui donne toute latitude pour conduire ses réformes comme il l’entend car, en face, l’opposition est quasi inexistante. « Il y a un an, personne n'aurait imaginé un tel renouvellement politique », a déclaré son Premier ministre Edouard Philippe. Et les répliques du séisme provoqué par le mouvement présidentiel sont loin d’être finies pour les partis traditionnels qui doivent désormais entamer leur refondation, qui forcément se fera dans la douleur. Mais ne manque t-on pas de souligner que si cette majorité, obtenue « au-delà de toutes les espérances (…) facilitera indiscutablement sa tâche », il n’en reste pas moins aussi qu’elle « accroît aussi les attentes des Français ». Ils risquent de montrer des signes d’impatience si au bout aucune amélioration n’est enregistrée ; c’est dire que sa côte de popularité sera régulièrement sondée. Elle constituera une sorte de baromètre qui fera aussi guise de sonnette d’alarme, le cas échéant. Au plan international, le nouveau président devra également confirmer ce vent de renouveau qu’il incarne aux yeux des observateurs. La France est ainsi attendue sur nombre de dossiers de l’actualité internationale, dont celui du Sahara occidental où sa partialité a été un obstacle à l’avancée du processus de règlement initié sous l’égide de l’ONU. Et là, il ne s’agira pas seulement de jauger de la fermeté de sa poignée
de main …
Nadia K.

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