vendredi 18 aot 2017 22:48:32

Inquiétude

La résurgence du différend territorial entre Djibouti et l'Erythrée suscite l’inquiétude ; et on le comprend.

PUBLIE LE : 19-06-2017 | 0:00
D.R

La résurgence du différend territorial entre Djibouti et l'Erythrée suscite l’inquiétude ; et on le comprend. L’Union africaine et l’ONU n’ont certainement pas besoin d’un autre conflit qui viendra s’ajouter à ceux déjà nombreux et pour lesquels aucune solution n’a été trouvée en dépit des efforts diplomatiques déployés. C’est dire que l’Afrique et la communauté internationale se passeront aisément du conflit naissant entre les deux voisins de la Corne d’Afrique, d’autant qu’après l’accord signé en 2010 entre les deux pays sous les auspices du Qatar, il était permis d’espérer que le différend, pour cette zone et pour laquelle le Djibouti et l'Erythrée s'étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 et avaient vu en 2008 leurs relations connaître des tensions après une incursion des troupes érythréennes, était en voie d’un règlement définitif. Les soldats qataris déployés en 2010 devaient rester le temps de trouver un accord final. Mais il semble que leur retrait, intervenu dans le sillage de la crise diplomatique au Golfe ait sonné le réveil des vieux démons. L'Erythrée est accusée par son voisin d'avoir profité du retrait du contingent Qatari pour occuper la partie de territoire revendiquée par les deux pays à leur frontière. Pour l’heure rien ne dit que l’on s’achemine vers un durcissement de la situation. «Djibouti est un pays pacifique et nous donnons la priorité aux solutions diplomatiques», a déclaré son chef de la diplomatie. «Mais si l'Erythrée persiste dans sa recherche de solutions militaires, Djibouti est prêt à cette éventualité» a-t-il pris le soin de préciser. Le président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a appelé dans un communiqué «au  calme et à la retenue». L’UA a entrepris de déployer une mission à la frontière érythréo-djiboutienne «pour rétablir les faits». De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra aujourd’hui après-midi à New York des consultations sur le différend. Cette réunion à huis clos a été demandée par l'Ethiopie, membre non permanent du Conseil. Et sans nul doute, ses membres appelleront les deux pays à faire preuve de sagesse. Car tant pour l’UA que pour l’ONU, il s’agira d’éviter que ce différend ne s’envenime et se transforme en un conflit armé. Un de plus, un de trop.
Nadia K.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions