lundi 18 dcembre 2017 10:12:55

Consécration de l’Etat de droit : Au cœur de l’action du gouvernement

Mieux rapprocher l’Etat du citoyen et restaurer la relation de confiance en les institutions de la République, ces objectifs tant idéalisés par tant de nations dans le monde ne peuvent se consacrer et se muer en réalité palpable sans l’affirmation des percepts de la bonne gouvernance.

PUBLIE LE : 19-06-2017 | 0:00
D.R

Mieux rapprocher l’Etat du citoyen et restaurer la relation de confiance en les institutions de la République, ces objectifs tant idéalisés par tant de nations dans le monde ne peuvent se  consacrer et se muer en réalité palpable sans l’affirmation des percepts de la bonne gouvernance. Ce principe de bonne gouvernance dont la consolidation de ces soubassements passe nécessairement par un respect absolu des règles de transparence et des actions   soutenues en termes de moralisation de la vie publique. C’est ce que le nouveau  gouvernement de M. Abdelmadjid Tebboune compte engager dans ses initiatives à venir.
La bonne gouvernance est en effet l’un des piliers de l’Etat de droit  pour qui le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika à œuvré depuis 1999 à ce jour au renforcement son ancrage via un sursaut de développement socio-économique dont le pays n’a pas connu  d’égal depuis son indépendance mais aussi grâce à des mécanismes de lois des plus adéquats.
Il est question de ces lois qui se sont faites jour de le cadre de la réforme de  la justice,  comme  c’est le cas d’une, celle du février 2006, relative à la prévention et à la lutte contre la corruption ainsi que d’autres dispositions réglementaires traitant, d’autre part de la  promotion des  droits et des libertés comme l’atteste, à ce propos, beaucoup d’amendements introduits  dans la nouvelle Constitution révisée en 2016.
S’agissant du Plan d’action du gouvernement qui sera présenté demain par le Premier ministre à l’APN, ce que ce document  envisage en termes de consolidation de la bonne gouvernance, c’est  d’abord et avant tout la nécessaire clarification « des  règles qui organisent les rapports entre les institutions et entre les institutions et les citoyens ainsi qu’à consolider les règles de transparence qui régissent la vie publique et qui assurent la sérénité dans la société », est-il noté  dans le nouveau plan d’action adopté   rappelle-t-on la semaine passée par le Conseil des ministres.
 Il est aussi fait  état  dans le même  document  de l’engagement du gouvernement à  œuvrer  dans le sens  « à éliminer  les situations de conflit d’intérêt et  d’incompatibilité dans l’exercice des mandats et fonctions, à protéger les biens publics et privés, à renforcer la lutte contre la corruption et à   prendre toutes les mesures visant à lutter contre le gaspillage». Ce n’est tout, et la  détermination  du  gouvernement  de  M. Tebboune d’aller vers une  gouvernance de qualité  se traduit  aussi  par l’engagement des  autorités «à garantir l’intégrité des responsables publics par le renforcement des exigences de transparence et d’exemplarité, nécessaires pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions». Le nouveau gouvernement   compte veiller  également  à  prévenir des conflits d’intérêts et au  renforcement des dispositions régissant les incompatibilités d’activités  ainsi  qu’à  la rénovation du   cadre déontologique et juridique applicable aux agents   publics par le renforcement des dispositifs en vigueur ».  En la matière, l’application du nouveau plan d’action  devra en outre assurer « une  plus grande  traçabilité de la décision publique et des actes et procédures liés à la gestion des deniers et biens publics et accroître la transparence de la   commande publique, et améliorer la transparence de la vie économique à travers l’encouragement de la publication des comptes des entreprises ». Sur un autre volet, la  réforme de l’administration et la lutte   contre la bureaucratie demeurent une « préoccupation permanente» dans le   Plan d’action du gouvernement de Abdelmadjid Tebboune.   « Les efforts seront ainsi orientés en direction de l’amélioration du   processus de simplification, par l’identification des procédures, au regard   de leur fort impact sur la vie quotidienne des usagers », souligne le Plan   d’action.  Dans ce sens, il y est annoncé l’initiation d’une « loi relative aux  relations de l’administration avec les usagers», comprenant l’ensemble des   engagements et règles devant régir les rapports entre les deux parties, de   même que la « loi relative au droit d’accès à l’information ».  Par ailleurs, la lutte contre la bureaucratie et son corollaire, la corruption, constitue un «axe important» dans l’action gouvernementale qui   se traduira par « la mise en œuvre et le respect des engagements   internationaux de l’Etat en la matière, ainsi que par le renforcement du   rôle des différentes institutions de contrôle et d’audit ».  
Karim Aoudia

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions