lundi 23 octobre 2017 06:59:06

Arts plastiques, Exposition collective à la galerie d'arts, rue Asselah-Hocine : variété de tendances et de styles

Faire la part des choses dans la «part du patrimoine»

PUBLIE LE : 19-06-2017 | 0:00
D.R

Voici une fort belle exposition qui risque, hélas, de passer inaperçue tant elle  souffre d'absence de médiatisation préalablement nécessaire à tout événement artistique. Pourtant, elle vaut bien le détour d'autant qu'elle est programmée jusqu'au 30 juin prochain.
Tableaux à tendances et styles multiples donc y figurent, puisque cette exposition collective se veut illustrative à la fois de l'ensemble des travaux réalisés tout récemment par de nombreux  artistes et du parcours historique de la galerie d'arts en question, souvent axée sur les œuvres réalisées par plusieurs artistes anonymes réunis pour la circonstance et même si les travaux de certains d'entre eux ont été déjà appréhendés dans d'autres contextes que celui de cette nouvelle «part de patrimoine».
 Les démarches ainsi s'épaulent et donnent de nouveaux éclairages à la réflexion, gage de cette pensée artistique en perpétuelle évolution, pensée à chaque étape «remise en cause» que les organisateurs tiennent pour principale ligne de conduite. Part de patrimoine et donc de regard, interrogation destinée au «regardeur» anonyme des toiles, de l'objet d'art (ici le tableau). L'exposition collective est née de l'initiative de l'«Etablissement Arts et Spectacles», qui a sans doute voulu rendre en quelque sorte la part du patrimoine et revenir à un discours exclusivement axé sur la multiplicité des thèmes. Ici, on l'aura compris, il ne sera question ni d'analyse de mouvements picturaux ni de «recensions» de stricte actualité, quelle qu'elle soit. «Le souci est constant de mettre le discours à l'épreuve de son objet et de faire de l'œuvre d'art la mesure de tout projet théorique», suggère un amateur invétéré d'arts plastiques. Avec, pourquoi pas, deux grilles de lecture privilégiées, celle de la philosophie d'une part, celle de la psychanalyse d'autre part.

Faire la part des choses dans la «part du patrimoine»

Sommes-nous dès lors devant une exposition d'esthétique philosophique, de philosophie appliquée à l'esthétique, ou sommes-nous devant une rétrospective d'art ? Tout dépend de ce que l'on sous-entend en ces qualificatifs.
S'il ne s'agit pas d'une rétrospective d'art au sens traditionnel du terme, il s'agit toujours de «quêter» un savoir de la perception et de l'émotion. La tentative d'une rencontre entre intention artistique et figure représentée, les deux soumis à la temporalité de ce vécu et de ce perçu.
L'idée sera  donc de choisir comment appréhender cette temporalité, soit dans ce cas ce qui est susceptible d'échapper au contextuel de l'œuvre d'art, et comment donner forme à l'intention de l'artiste sans tomber dans une systématique, que ce soit du côté de l'œuvre ou du côté des grilles de lectures approchées.
Et l'émotion. Il est vrai que l'on risque de l'oublier lorsqu'on évoque l'œuvre d'art comme mesure de tout projet théorique. C'est au spectateur peut-être de... faire la part des choses dans la part du patrimoine afin de ne pas concevoir la démarche des artistes —qui après tout est d'exposer leurs travaux— comme seule finalité, mais comme possibilité de revenir au sens premier de l'œuvre d'art. Une aventure complexe, certes, mais riche de sens.
K. Bouslama
 

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