mercredi 28 juin 2017 04:33:08

SOS

La guerre en Syrie a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011. Mais même «quantifié» le conflit qui ravage ce pays est loin de refléter l’ampleur du drame que vivent les Syriens au quotidien.

PUBLIE LE : 18-06-2017 | 0:00
D.R

La guerre en Syrie a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011. Mais même «quantifié» le conflit qui ravage ce pays est loin de refléter l’ampleur du drame que vivent les Syriens au quotidien. Car les victimes de cette tragédie ne sont pas seulement celles qui sont mortes ou qui ont fait le choix de fuir villes et villages afin de se reconstruire sous d’autres cieux, bien qu’ils ne se soient pas toujours avérés accueillants, ont nourri cependant l’espoir d’une vie meilleure. En effet, il y a lieu aussi de comptabiliser ces Syriens qui pour de multiples raisons sont restés au pays. Des Syriens dont la situation humanitaire et médicale se dégrade jour après jour et qui ne peuvent même plus compter sur les dons des pays étrangers puisque ils ont tendance à se raréfier. «Après six années de conflit en Syrie, les donateurs se sont lassés. Les donations des pays étrangers sont de plus en plus réduites», ont déploré des médecins syriens, venus en Europe pour tenter de remobiliser les gouvernements étrangers. «Nous avons de plus en plus de mal à obtenir des soutiens», est-il aussi relevé. Pourtant peut-on vraiment se lasser d’aider un peuple victime et otage à la fois des enjeux géostratégiques ? Peut-on fermer les yeux et faire comme si rien n’était alors que la responsabilité de l’Occident est entière dans ce conflit ? Consciente de son impuissance et de sa « dépendance » la Syrian American Medical Society Foundation (SAMS) qui a organisé la tournée des médecins syriens affirme qu’«On ne peut pas les (pays étrangers) blâmer, parce qu’ils ont versé beaucoup d’argent (en sept ans)». Il reste aussi que tous soulignent l’importance de ces dons et que pour cela ils en viennent presque à quémander : «C’est tellement important. Une toute petite aide peut faire une énorme différence» insiste-t-on pour éveiller les consciences. Le SOS lancé par ces médecins qui sont sur le terrain et peuvent ainsi témoigner du drame enduré par les Syriens sera-t-il pour autant entendu ? «La construction d’une école d’infirmiers et la formation d’une centaine d’élèves sur un an coûte 70.000 dollars. Qu’est-ce que c’est que cette somme pour un gouvernement étranger, pour les Nations unies ?», s’est interrogé le responsable de l’ONG. Qui sera en mesure de répondre d’autant que la perspective d’un règlement négocié de la crise syrienne tarde à se concrétiser et ce même si l’émissaire de l’ONU, Staffan de Mistura se refuse à baisser les bras et espère reprendre les négociations en juillet, à Genève.
Nadia. K.
 

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