mardi 17 octobre 2017 21:37:56

Fruits et légumes : Des prix juteux

Quelques nectarines, une poignée de cerises : 200 dinars. Djamel, rencontré hier lors d’une virée au marché Ali-Mellah, s’en sort bien.

PUBLIE LE : 18-06-2017 | 0:00
Ph. Louiza

Quelques nectarines, une poignée de cerises : 200 dinars. Djamel, rencontré hier lors d’une virée au marché Ali-Mellah, s’en sort bien. «Les deux fruits sont bons», juge-t-il. Comme lui, Abdellah préfère acheter sur le marché plutôt qu’en grande surface, «où les fruits ont parfois l’air plus beaux, mais ne sont pas bons». Dans l’ensemble des marchés d’Alger, les prix des fruits et légumes affichent une certaine stabilité, en cette dernière dizaine de jours du Ramadhan. Un mois pendant lequel la consommation bat son plein. Les citoyens interrogés relèvent, unanimes, l’importante différence par rapport aux années précédentes. La pomme de terre à 45 dinars, la tomate à 60 DA, l’oignon  à 45 DA et les épinards à 20 DA. «C’est abordable. En cette même période, lors des années dernières, les prix étaient nettement supérieurs», confie aâmi Rabah, quinquagénaire, habitant du côté de Meissonnier. Toutefois, certains produits comme les carottes (100 dinars), navet (120 DA) ou encore la courgette à 80 DA, ont maintenu leur tendance haussière. Même constat pour les fruits. Excepté le melon toujours au-dessus des 100 dinars, le citoyen trouve raisonnables les prix affichés. Les dattes cédées entre 350 à 950 dinars, selon la qualité, la pastèque (40 dinars), la nectarine à partir de 120 dinars. À Bachdjerrah, un marché très fréquenté, les prix sont davantage plus bas. Tous les jours, cet espace est prix d’assaut. Il faut dire que cette année, les pouvoirs publics ont pris le taureau par les cornes. Une série de mesures est prise, empêchant les commerçants de faire leur loi. Le ministère du Commerce n’y a pas été par quatre chemins pour expliquer que tout dépassement lié au non-affichage ou gonflement des prix, aux conditions d’hygiène… sera sanctionné. Abdelmadjid Tebboune, alors ministre de Commerce par intérim, a affirmé que les infractions liées au non-respect des prix des produits subventionnés et codifiés par l’État relevaient d’un détournement de deniers publics et d’un détournement illicite de ses aides. Il a souligné l’impératif de protéger les citoyens contre le monopole exercé par certains commerçants sur les marchandises pour favoriser la spéculation et la pénurie qui se trouvent à l’origine de la flambée des prix touchant même ceux des produits subventionnés par l’État. «Ils subiront des sanctions maximales, nous ne tolérerons aucune atteinte à l’économie nationale ni à l’intérêt du citoyen», avait martelé le ministre. La Banque d’Algérie, elle, a adressé récemment aux banques une note les instruisant à la «suspension immédiate» des domiciliations bancaires des opérations d’importations des agrumes et légumes frais. «Les présidents-directeurs généraux et les directeurs généraux des banques et des établissements financiers sont priés de veiller à une application rigoureuse de cette note», précisait la même source. Cette mesure favorise, d’une part, de poursuivre la démarche gouvernemental de «consommer national», et d’autre part, de mettre sur le marché les quantités disponibles de ces produits.   
Fouad Irnatene
 

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