lundi 18 dcembre 2017 06:17:30
D.R

Le Chef de l'État a chargé le gouvernement «de poursuivre la mise en place du Nouveau Modèle de Croissance Économique adopté en 2016 par le Conseil des ministre, y compris son volet de réformes pour l'amélioration de l'environnement de l'investissement et la modernisation du système fiscal, des banques publiques et du marché financier», a indiqué le communiqué du Conseil des ministres.

Le Nouveau Modèle de Croissance Économique, qui s'étalera jusqu'à 2030, sera exécuté en trois phases, avec pour objectif d'atteindre une croissance soutenue du PIB hors hydrocarbures de 6,5% par an entre 2020 et 2030.
La première phase (2016-2019) sera consacrée au décollage de cette nouvelle politique de croissance, tandis que la deuxième phase (2020-2025), dite de transition, permettra la réalisation du potentiel de rattrapage de l'économie, qui sera suivie de la phase de stabilisation ou de convergence (2026-2030), à la fin de laquelle l'économie nationale épuisera son potentiel de rattrapage et les différentes variables de l'économie convergeront vers leur valeur d'équilibre. Ainsi, ce nouveau modèle se fonde sur une politique budgétaire «rénovée», avec l'amélioration de la fiscalité ordinaire et une mobilisation de ressources financières supplémentaires, pour faire face à «la crise des prix du pétrole qui s'installe dans la durée», tout en privilégiant l'investissement à forte valeur ajoutée.
Cette politique budgétaire repose sur une «réduction sensible» du déficit du Trésor à l'horizon 2019 et sur une mobilisation de ressources additionnelles sur le marché financier local, à l'image de l'emprunt obligataire, lancé en avril 2016. Concernant les investissements, ce Nouveau Modèle de Croissance Économique vise à privilégier les investissements publics, notamment ceux destinés aux infrastructures générant un effet d'entraînement sur les capacités productives du pays.
Il s'agit également d'investir dans les secteurs à forte valeur ajoutée, tels que les énergies renouvelables, l'agro-industrie, les services, l'économie numérique et celle du savoir, l'industrie en aval des hydrocarbures et les mines.
Le nouveau modèle de croissance s'appuie, en outre, sur la reprise de la production des hydrocarbures, une stimulation de la création d'entreprises par la poursuite de l'amélioration du climat des affaires et l'ouverture des secteurs non stratégiques à l'investissement privé et public, ainsi que la promotion des exportations hors hydrocarbures. Afin de soutenir cette dynamique de transformation de l'économie visée par le modèle de croissance, une nouvelle loi sur l'investissement a été promulguée afin de garantir un cadre réglementaire stable, transparent et cohérent aux investisseurs, et promouvoir les investissements directs étrangers (IDE).
La loi relative à la Petite et moyenne entreprise (PME) a subi, elle aussi, de larges modifications, pour mieux appuyer et soutenir cette catégorie d'entreprises et développer une plateforme de sous-traitance. Outre ces deux grands dossiers législatifs, le dispositif de soutien aux entreprises a été également renforcé par d'autres textes de lois, comme ceux de la normalisation et de la métrologie, dans l'objectif d'améliorer la compétitivité des entreprises algériennes. Les lois de finances approuvées ces dernières années viennent aussi soutenir cette démarche à l'instar de la loi de finances de 2017 qui a introduit de nouveaux allégements et incitations fiscaux au profit de l'entreprise et de l'investissement en général. Cette loi prévoit, en effet, d'aider financièrement les entreprises en difficulté à travers le rééchelonnement de leur dette fiscale sur une période n'excédant pas 36 mois. La même loi proroge, par ailleurs, le Programme de conformité fiscale volontaire (MCFV) jusqu’au 31 décembre 2017, au lieu du 31 décembre 2016 initialement.Lancé au titre de la loi de finances complémentaire 2015, le MCFV vise à encourager les personnes physiques activant dans le secteur informel à transférer leur argent vers les banques contre une taxe forfaitaire de 7%. (APS)

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Energies renouvelables   priorité nationale

Le Président de la République a invité le gouvernement à valoriser davantage toutes les ressources et richesses dont dispose le pays, y compris les hydrocarbures fossiles conventionnels et non conventionnels, ainsi que les énergies renouvelables. En effet, l'Algérie entend intensifier son effort d'exploration des hydrocarbures pour répondre aux besoins énergétiques du marché intérieur et, également, pour consolider sa position d'acteur fiable sur le marché international. Pour les cinq prochaines années, la production de pétrole devrait connaître une courbe ascendante en atteignant les 75 millions de tonnes en 2017 et 2018, avant de passer à 77 millions de tonnes en 2019, pour s’établir autour de 82 millions de tonnes en 2020. Ainsi, Sonatrach consacre entre 2015 et 2021 des investissements annuels de plus de 9 milliards de dollars dans les projets d’exploration et d’exploitation, dont les premiers résultats ont permis d’enregistrer une augmentation de la production dès 2016 après plusieurs années de baisse.
Durant l’année 2016, la production primaire d’hydrocarbures était passée à 196 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep), contre 191 millions de Tep en 2015, tandis que les volumes commercialisés ont atteint les 163 millions de Tep avec 108 millions destinés à l’exportation et 55 millions de Tep pour satisfaire la demande du marché local. Concernant le gaz naturel, la production nationale est appelée à atteindre 141,3 milliards de mètres cubes (m3) en 2017, puis 144 milliards m3 en 2018, 150 milliards m3 en 2019 et 165 milliards m3 en 2020. En plus de l’amont, le groupe pétrolier national se redéploye de plus en plus dans l’aval du secteur des hydrocarbures à travers plusieurs projets de raffinage et de pétrochimie.
C’est ainsi qu’en matière de raffinage, Sonatrach a lancé un programme de réalisation de 4 raffineries d’une capacité de 5 millions de tonnes chacune, à Hassi Messaoud, Tiaret, Skikda et Arzew. Pour l’optimisation et la valorisation des produits issus de la raffinerie de Skikda, deux autres projets sont lancés à savoir le complexe de cracking du fuel d’une capacité de 4,5 millions de tonnes pour la maximisation de la production du gasoil, et deux complexe de reforming de naphta d’une capacité globale de 3,4 millions de tonnes pour la maximisation de la production de l’essence. Dans le domaine de la pétrochimie, Sonatrach mène des discussions avec divers partenaires internationaux technologues pour la réalisation en partenariat de 5 projets pétrochimiques. Il s’agit du projet de complexe de craqueur éthane et GPL d’un million de tonnes d’éthylène, du projet de complexe de PDH PP d’une capacité de 600.000 tonnes et du projet de complexe de méthanol et dérivés d’une capacité d’un million de tonnes. Les deux autres projets concernent le complexe de caoutchoucs synthétiques, ainsi que le projet de complexe de pneus de 5 millions d’unités. Le groupe a aussi lancé, dans le domaine de la pétrochimie, trois projets en effort propre, dont le premier concerne le projet de réhabilitation de l’unité éthylène du complexe pétrochimique de Skikda pour produire 120.000 tonnes d’éthylène/an. Il s’agit aussi de la réalisation d’un complexe de production de méthyl tert-butyl éther (MTBE), d’une capacité de 200.000 tonnes/an, et du projet de complexe de l’alkyl linéaire de benzène (LAB), d’une capacité de 100.000 tonnes/an.

Renouvelables : une priorité pour diversifier le mix énergétique

Placé par le gouvernement au rang de priorité nationale pour préserver les ressources fossiles, prolonger durablement l’indépendance énergétique du pays et diversifier les sources de l’électricité, le Programme national de développement des énergies renouvelables prévoit une production, d’ici à 2030, de 22.000 mégawatts d’électricité de sources renouvelables, destinée au marché intérieur, en plus de 10.000 mégawatts (MW) supplémentaires à exporter. Le déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien sera accompagné, à moyen terme, de la production d’énergie à partir du solaire thermique, ainsi que l’intégration de la cogénération, de la biomasse et de la géothermie.
Ainsi, l’énergie de sources renouvelables devrait représenter 27% de la production globale d’électricité en 2030 et le double de la capacité actuelle du parc national de production d’électricité. Cet objectif permettra de réduire plus de 9% de la consommation d’énergie fossile à l’horizon 2030, d’économiser 240 milliards m3 de gaz naturel, soit 63 milliards de dollars sur 20 ans. Jusqu’à présent, le secteur a réalisé 400 MW à partir d’énergies renouvelables à travers la centrale électrique hybride de Hassi R’mel (100 MW) et la centrale solaire-pilote de Ghardaïa (1,1 MW), auxquels s’ajoutent 22 stations électriques solaires d’une capacité de 343 MW à travers 14 wilayas.
En outre, un appel d’offres national et international sera lancé pour la production de 4.000 MW d’électricité à partir de sources renouvelables, avec un cahier des charges obligeant les investisseurs nationaux et étrangers de produire et d’assurer le montage local des équipements industriels de production et de distribution des énergies renouvelables, notamment les panneaux photovoltaïques. (APS)


 

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