dimanche 23 juillet 2017 01:52:44

Le Président Bouteflika nomme Abdelmadjid Tebboune Premier ministre : Un homme de dossiers et de terrain

M. Tebboune prendra officiellement aujourd’hui ses nouvelles fonctions.

PUBLIE LE : 25-05-2017 | 0:00
D.R

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé hier à la nomination de M. Abdelmadjid Tebboune, au poste de Premier ministre, en remplacement de M. Abdelmalek Sellal, a annoncé la présidence de la République, dans un communiqué. «À la suite de la proclamation par le Conseil constitutionnel, des résultats définitifs des élections législatives, et de l'installation de la huitième législature de l'Assemblée populaire nationale, M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a présenté, ce jour, à Son Excellence, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, sa démission et celle du gouvernement», a précisé le communiqué de la présidence de la République. «Le Président de la République a félicité M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre sortant, et les membres du gouvernement, pour le travail qu'ils ont accompli», a souligné la même source. «Conformément à l'article 91, alinéa 5 de la Constitution, M. le Président de la République a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé M. Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre», a indiqué le communiqué. «Le Chef de l'État a également chargé les membres du gouvernement démissionnaire de vaquer aux affaires courantes de leurs secteurs respectifs, en attendant la nomination du gouvernement», a souligné la même source.

Une carrière politique jalonnée de succès

Une ascension bien méritée dans la carrière politique de M. Abdelmadjid Tebboune, nommé hier par le Président de la République au poste de Premier ministre, en remplacement du M. Abdelmalek Sellal. Cette nomination vient confirmer une nouvelle fois que M. Tebboune figure sans conteste dans le cercle restreint des hommes de confiance du Chef de l’État, comme c’est le cas d’ailleurs de son prédécesseur M. Sellal. Aussi, les qualités de commis de l’État consciencieux de M. Tebboune ne sont plus à démontrer. L’homme s’est déjà distingué pour son profil de fin connaisseur des dossiers relevant des deux départements ministériels, ceux de l’Habitat et du Commerce, qu’il a su marquer de son empreinte de gestionnaire rompu aux méthodes de gouvernance. Sa carrière de commis de l’État, qu’il a entamée depuis 1975, soit plus d’une quarantaine d’années d’expérience en la matière, lui a valu une succession de promotions. C’est d’ailleurs bel et bien pour ses compétences incontestables, que M. Tebboune, ayant quitté le gouvernement en 1992 avec une retraite anticipée, a été rappelé par le Président de la République, dès sa première investiture en 1999, pour figurer de nouveau au sein de l’Exécutif, en sa qualité de ministre de la Communication et de la Culture (1999-2000). Il reste que le plus clair de sa carrière de ministre, M Abdelmadjid Tebboune l’a vécu à la tête du ministère de l’Habitat. C’est bien lui d’ailleurs qui a été l’initiateur en 2001 de la formule Aadl-1, à une époque où la crise de logement faisait rage dans le pays. Le succès enregistré dans la consécration de cette formule lui a valu d’être relancée en 2013 (Aadl-2), au grand bonheur de milliers d’Algériens demandeurs de logement. Si le programme Aadl-1 sera clôt prochainement avec succès, M. Tebboune qui, en tant que ministre du secteur, s’est engagé à maintes reprises à consacrer les objectifs à travers la formule Aadl-2, veillera sans doute, en sa qualité de Premier ministre, à faire aboutir ce projet initié dans le cadre programme du Président de la République. Dans le domaine de l’Habitat, l’autre prouesse de M. Tebboune réside dans la construction de la Grande mosquée d’Alger, un des projets phare du secteur jouissant d’un intérêt particulier de la part du Chef de l’État. Il n’en demeure pas moins que les attributions de M. Tebboune en tant que nouveau Premier ministre sont à la fois nombreuses et variées. Telles que définies dans la Constitution révisée de 2016, le Premier ministre doit coordonner l'action du gouvernement, dont les membres seront nommés par le Président de la République, après la consultation du Premier ministre. Il doit par la suite «élaborer son plan d'action et le présenter au Conseil des ministres», selon la Loi fondamentale. L'article 94 énonce que le Premier ministre soumet le plan d'action du gouvernement à l'approbation de l'Assemblée populaire nationale (APN), qui «ouvre à cet effet un débat général».
 Des attributions clairement définies, «le Premier ministre peut adapter ce plan d'action, à la lumière de ce débat, en concertation avec le Président de la République», indique le même article. En cas de non-approbation du plan d'action du gouvernement par l'APN, le Premier ministre présente la démission du gouvernement au Président de la République, qui nomme à nouveau un Premier ministre, selon les mêmes modalités. L'article 96 relève que si l'approbation de l'APN «n'est de nouveau pas obtenue», l'APN est «dissoute de plein droit». Le gouvernement en place est maintenu pour gérer les affaires courantes, jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée populaire nationale qui doit intervenir dans un délai maximal de 3 mois. Il est relevé, par ailleurs, que le Premier ministre «exécute et coordonne» le plan d'action adopté par l'APN. La Constitution stipule que le Premier ministre présente au Conseil de la nation, une communication sur le plan d'action du gouvernement tel qu'approuvé par l'APN, soulignant que le Conseil de la nation peut émettre une résolution. La Constitution stipule, en outre, que le gouvernement doit présenter annuellement à l'APN, «une déclaration de politique générale», qui donne lieu à débat sur l'action du gouvernement pouvant s'achever par une résolution. Il peut également donner lieu au dépôt d'une motion de censure par l'Assemblée populaire nationale, conformément aux dispositions des articles 153, 154 et 155 qui stipulent que le Premier ministre peut demander à l’APN «un vote de confiance». Si la motion de confiance n'est pas votée, le Premier ministre présente la démission du gouvernement, indique la Constitution, qui énonce, dans ce cas, que le Président de la République «peut, avant l'acceptation de la démission, faire usage des dispositions de l'article 147, lequel stipule : «L.e président du Conseil de la nation, le président de l'APN, le président du Conseil constitutionnel et le Premier ministre consultés, le Président de la République peut décider de la dissolution de l'APN ou d'élections législatives anticipées.»
Dans les deux cas, les élections législatives ont lieu dans un délai maximal de 3 mois. Le gouvernement peut également présenter au Conseil de la nation une déclaration de politique générale, selon la Constitution.
La Loi fondamentale précise, par ailleurs, que le Premier ministre répartit les attributions entre les membres du gouvernement dans le respect des dispositions constitutionnelles, veille à l'exécution des lois et règlements, préside les réunions du gouvernement et signe les décrets exécutifs, notamment.
Le Premier ministre nomme aux emplois de l'État, après approbation du Président de la République, et veille au bon fonctionnement de l'administration publique.
Karim Aoudia
 

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