vendredi 22 septembre 2017 03:50:34

COMMENTAIRE : Engagement

«Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres. À quoi donc serviraient nos diplômes qu’on continue à nous offrir pendant que notre peuple lutte héroïquement, pendant que nos mères, nos épouses sont violées. Notre devoir nous appelle à d’autres tâches plus urgentes, plus catégoriques, plus glorieuses.»

PUBLIE LE : 20-05-2017 | 0:00
D.R

«Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres. À quoi donc serviraient nos diplômes qu’on continue à nous offrir pendant que notre peuple lutte héroïquement, pendant que nos mères, nos épouses sont violées. Notre devoir nous appelle à d’autres tâches plus urgentes, plus catégoriques, plus glorieuses.» L’appel du 19 mai 1956 a tracé la voie à suivre, la grève immédiate, illimitée des cours et des examens accomplie par ce qu’on considère, à juste titre, l’élite en Algérie, en France, au Maroc et en Tunisie,  traduit un ralliement indispensable à la cause. Dans son message au 4e congrès de l’UGEMA, Ferhat Abbas, le président du GPRA, a reconnu ceci :
«En six ans, la Révolution a formé parmi vous plus de techniciens, que le régime colonial n’en a formé en 130 années d’occupation.» La messe était dite. Cette adhésion, survenue à une étape cruciale de notre lutte de libération, a eu des résultats inestimables.
Les étudiants déserteurs ont été à l’école de l’ALN, pour devenir des techniciens, des navigateurs, des diplomates chevronnés qui ont fait retentir haut et fort la voix de l’Algérie dans tous les forums internationaux ; ils ont pansé des plaies, guéri des blessures, organisé les troupes de moudjahidine, se sont hissés aux postes de commandement. À la reconquête de l’indépendance, ils ont participé aux tâches de reconstruction et d’édification de l’Algérie. On les retrouvera dans toutes les sphères de l’activité politique, économique, culturelle, éducative, engageant, aux côtés des autres forces vives de la nation,  les chantiers de la résurrection. L’histoire aura consigné pour la postérité les noms de ceux qui ont préféré tomber au maquis, l’arme au poing, périr pour l’indépendance du pays, renonçant aux bienfaits d’une carrière tranquille, aux attraits d’un statut de privilégié, aux dividendes d’une fonction lucrative. L’œuvre d’édification nationale, de développement tous azimuts entreprise au lendemain de la reconquête de notre indépendance, a instauré la nécessité de mettre en place un système d’éducation, de formation scolaire et universitaire d’une jeunesse avide de servir et de s’investir pleinement au service de la nation. Le pari fut remporté au-delà de toutes les espérances. Depuis, que de chemin parcouru, que de réalisations remarquables accomplies dans le domaine de la promotion des sciences et de la technique. Il serait quasiment vain de comptabiliser le nombre impressionnant d’écoles, de collèges, d’universités, de centres de formation et d’enseignement professionnels, partout à travers le territoire national, il serait également fastidieux de citer le nombre éloquent d’étudiants, d’élèves et d’apprentis formés pour contribuer au renouveau de notre pays. Cette volonté n’a fait que s’amplifier, se fortifier.
 M. B.                                                                                                       
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions