lundi 24 juillet 2017 03:37:40

Femmes et filles victimes de violences : Intégration d’un module de formation pour une meilleure prise en charge

«Un module, relatif à l'écoute, à l'accompagnement et à la prise en charge des femmes et filles victimes de violences et de leurs enfants, a été intégré dans les programmes de formation dans le domaine des métiers de l'action sociale au niveau des centres nationaux de formation des personnels spécialisés de l’action sociale»

PUBLIE LE : 20-05-2017 | 0:00
D.R

«Un module, relatif à l'écoute, à l'accompagnement et à la prise en charge des femmes et filles victimes de violences et de leurs enfants, a été intégré dans les programmes de formation dans le domaine des métiers de l'action sociale au niveau des centres nationaux de formation des personnels spécialisés de l’action sociale», a annoncé, jeudi dernier à Alger, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer.
Dans son allocution prononcée, lors d'une journée d'information sur cette initiative, en présence de la coordonnatrice de l’ONU-Femmes et de l'ambassadeur du Royaume de Belgique en Algérie, Mme Meslem a indiqué que «ce module est élaboré dans le cadre du programme de coopération Taf’il, mené en partenariat avec l’entité ONU-Femmes et le Royaume de Belgique».
En cette occasion, elle a remercié tous ceux qui ont contribué à  l'organisation de cet événement, et veillé à sa réussite, ainsi qu’à l'entité ONU-Femmes, pour sa contribution à l’amélioration de la formation depuis 2012, sachant  que 71 personnes issues de 33 wilayas ont bénéficié de sessions de formation organisées au niveau des centres nationaux de la formation spécialisée relevant du secteur, dans les domaines des outils et des techniques d'accueil, d'écoute et d'accompagnement des femmes victimes de violences.
«Le ministère a persévéré dans son action continue en matière de protection et de promotion de la  femme, à travers la mise en place des stratégies, la mise en œuvre de programmes et l’ouverture d’établissements de prise en charge, l’encouragement des associations activant dans le domaine favorisant le travail scientifique et académique, tout en soutenant les initiatives et les activités innovantes», a déclaré Mme Meslem, avant d’ajouter : «Dans ce contexte, une commission intersectorielle a été mise en place, avec, pour mission, le suivi de la stratégie nationale de lutte contre la violence exercée à l'égard des femmes,  fondée sur des campagnes d’information et de sensibilisation auxquelles l'homme participe en force, à travers ses témoignages en se tenant aux côtés de sa sœur, de sa femme, de sa fille, de sa mère, de sa voisine et des femmes en général.»
La ministre a également annoncé qu’«en tant qu’éléments de mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la violence exercée à l’égard des femmes, il a été conçu une base de données, un plan de communication et deux études relatives à la collecte, à l’analyse et à la diffusion des informations, et un guide des intervenants dans la prise en charge des femmes en situation de difficulté».
Il a également été institué, selon Mme Meslem, «le prix national de lutte contre la violence à l'égard de la femme», édité en deux versions, la première traitant de l'aspect religieux du sujet et la seconde de l'aspect juridique, sans oublier la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la violence à l’égard de la femme, l'organisation de campagnes de  sensibilisation et d'information, de rencontres et d’ateliers de travail à l’échelon national sur des sujets ayant trait aux femmes. Plusieurs activités ont été tenues en coordination avec le FNUAP, caractérisées par l'implication des hommes dans les différents niveaux d'expression.

8.094 de femmes en situation  difficile prises en charge en 2016  

Mme Meslem a indiqué que «des équipes multidisciplinaires ont pris en charge 8.094 femmes en situation difficile, en 2016, également, des prises en charge résidentielles,  garanties par l'État dans les centres nationaux d’accueil des filles et des femmes victimes de violence et celles en situation difficile. Durant la même année, 2.602 cas de violence contre les femmes ont été enregistrés au niveau des 47 wilayas, dont 599 cas de prise en charge institutionnelle, 1.317 cas ont bénéficié d'une aide financière, 341 cas ont été réintégrés dans leur milieu familial, 239 cas insérés par la formation, 162 cas ont bénéficié des différents dispositifs du secteur, 34 cas ayant bénéficié d’un microcrédit et 78 cas ont bénéficié d’aides multiples». De son côté, la coordinatrice d’ONU-Femmes en Algérie, Iman Hayef, a déclaré que «cette journée est un aboutissement d'un long travail entamé avec le ministère depuis 2012, en axant sur la question des services fournis aux femmes et aux filles afin de répondre à leurs besoins et d’améliorer les services fournis à ces victimes.» Mme Meslem a tenu à féliciter la sortie de deux promotions de stagiaires du CNFPS, formées à «l’accompagnement et à l’aide des personnes âgées à domicile», et d’«assistants sociaux».
Wassila Benhamed
 

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