lundi 29 mai 2017 20:03:57

Le Front Polisario à la conférence de l'Onu sur les territoires occupés : Corriger les mensonges marocains

La participation du représentant du front Polisario auprès de l'ONU, Ahmed Boukhari, à la conférence annuelle du comité spécial de décolonisation, aux îles Caraïbes, a permis de clarifier les vues, de corriger les mensonges et de réaffirmer la position internationale vis-à-vis de la cause sahraouie et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, ont indiqué des sources sahraouies.

PUBLIE LE : 20-05-2017 | 0:00
D.R

La participation du représentant du front Polisario auprès de l'ONU, Ahmed Boukhari, à la conférence annuelle du comité
spécial de décolonisation, aux îles Caraïbes, a permis de clarifier les vues, de corriger les mensonges et de réaffirmer la position internationale vis-à-vis de la cause sahraouie et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance,
ont indiqué des sources sahraouies.

La participation d’Ahmed Boukhari à cette conférence présidée par la Russie qui remplace le Venezuela, en présence de tous les pays membres, outre des pays en qualité d'observateurs comme la France, intervient à l'invitation du comité spécial de décolonisation de l'ONU.
Lors des délibérations de ce comité, la confrontation entre M. Boukhari et le représentant du régime marocain a permis de clarifier les vues, de corriger les mensonges et de mettre en avant la position internationale vis-à-vis de la question du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. La rencontre a été une occasion pour réaffirmer que la cause sahraouie figurait en tête des priorités de la liste de l'ONU. Les
délibérations ont contribué à la mise en échec des manœuvres de l'occupation marocaine et au rejet par le Comité de toute calomnie ou tentative de remettre en cause la nature juridique et légale de la question sahraouie, en tant que question de décolonisation ou de porter atteinte au front Polisario, représentant légal et unique du peuple sahraoui et son porte-parole. Les travaux du Comité devraient être sanctionnés par plusieurs recommandations soumises à l'Assemblée générale de l'ONU sur les 17 territoires occupés inscrits auprès de l'ONU, dont le Sahara Occidental et la Palestine.


Surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental
« Le CNDH marocain n'a pas compétence sur ce territoire »

Le Conseil national marocain des droits de l'Homme (CNDH) derrière lequel se réfugie l'Union européenne (UE) à chaque fois qu'elle est interpellée sur les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental «n'a pas compétence» sur ce territoire en vertu du droit international, a affirmé la députée européenne, Paloma Lopez. Dans ses réponses aux questions des eurodéputés sur la répression marocaine des militants, journalistes et enfants sahraouis, «la Commission répète la même réponse générique et déclare simplement qu'elle n'a pas encore reçu, à ce stade, d'informations supplémentaires du CNDH», a-t-elle regretté dans une question adressée à la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Sauf que, a-t-elle poursuivi, le CNDH est «un organe du gouvernement marocain qui, en vertu du droit international, n'a pas compétence sur le Sahara occidental», et n'est donc pas apte à assurer la surveillance et la protection des droits de l'Homme sur ce territoire. Paloma Lopez a suggéré, à ce titre, d'aborder la question de violation des droits de l'Homme au Sahara occidental devant la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) du Conseil de sécurité de l'ONU. Qualifiant les cas des militants, enfants et journalistes sahraouis ayant déjà fait l'objet de questions adressées à la Commission européenne d'»extrêmement graves», l'eurodéputée a interrogé l'exécutif européen sur les mesures prises pour garantir que les prisonniers sahraouis soient libérés et que leurs droits fondamentaux soient respectés.
La députée européenne Paloma Lopez a appelé l’UE, à plusieurs reprises, à «adopter des sanctions à l'encontre du Royaume du Maroc» pour violation des droits fondamentaux des Sahraouis, notamment ceux des enfants. «Etant donné la persistance de la violation des droits de l'Homme, notamment ceux des enfants, partie intégrante de la politique marocaine au Sahara occidental visant à poursuivre l'occupation de ce territoire, l'UE doit adopter des sanctions à l'encontre du Royaume chérifien», a-t-elle écrit, en février, dans une question adressée à la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Selon Paloma Lopez, le Maroc «ne respecte pas les droits fondamentaux des enfants sahraouis», comme en témoigne l'arrestation de quatre enfants sahraouis dont Mouloud Mohamed Hmidaha, détenu à la prison de Laâyoune pour avoir participé, en janvier, à une manifestation pacifique contre l'occupation du Sahara occidental. Elle a également préconisé, il y a quelques mois, la suspension de l'accord d'association UE-Maroc pour garantir le respect des obligations du Maroc en matière des droits de l'homme.
«Compte tenu du niveau d'utilisation de la violence contre les prisonniers politiques sahraouis et l'échec de la politique européenne fondée uniquement sur le dialogue avec les autorités marocaines d'occupation et institutions connexes tels que le CNDH, d'autres mesures sont nécessaires pour garantir le respect des obligations du Maroc en matière des droits de l'homme, y compris la suspension de l'accord d'association», a-t-elle plaidé dans une question écrite adressée à Federica Mogherini.
 


Arraisonnement du navire transportant du phosphate du Sahara occidental
Le Front Polisario optimiste quant au respect du droit international

Le gouvernement sahraoui et le Front Polisario ont fait part jeudi de leur optimisme après l'arraisonnement à Panama d'un deuxième navire transportant une cargaison de phosphate illégalement extraite au Sahara occidental occupé, et destinée à l'exportation, soulignant qu'«il était temps de recourir à la loi et au droit international» pour protéger les richesses naturelles du peuple sahraoui. En réaction à l'interception du navire, Mohamed Khadad, membre du secrétariat général du Front Polisario, a souligné : «Nous sommes optimistes pour ce deuxième recours à l'application de la loi pour mettre un terme au flagrant vol d'une ressource appartenant à un peuple sous occupation, ce qui favorisera notre détermination».
L'interdiction de passage, le 1er mai, d'une cargaison passant par l'Afrique du Sud et l'étape d'aujourd'hui au Panama font partie, a dit M. Khadad, «des mesures en cours visant à lutter contre l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental et à améliorer la règle de droit dans l'avancement de l'autodétermination du peuple sahraoui». «Depuis le début des expéditions de l'entreprise vers le port de Vancouver au cours du deuxième semestre de 2013, le gouvernement sahraoui a tenté de prendre attache avec Agrium, protestant systématiquement contre l'envoi des navires (au Sahara occidental) de façon continue», a déclaré M. Khadad.
Le point de référence, a soutenu M. Khadad, «est la décision de la Cour internationale de Justice en 1975 qui avait conclu que le Maroc n'a pas de droit territorial ou de prétention au Sahara Occidental», en plus de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies qui stipule que «le territoire est occupé». «Après des années de lutte pour la fin de ce commerce illégal et notre quête de création par les Nations Unies d'une instance de surveillance afin de veiller sur nos ressources jusqu'à l'organisation d'un référendum autodétermination du peuple sahraoui, il était temps de recourir à la loi et au droit international», a ajouté le responsable sahraoui.
L'affaire de l'arraisonnement du navire danois et de celui retenu en Afrique du Sud le 1er mai et destiné à l'importateur néo-zélandais Ballance Agri-Nutrients (54 000 tonnes, 7 millions de dollars), fait suite à une affaire portée par les Sahraouis auprès de la Cour de justice de l'Union européenne. La Cour avait conclu en appel que le Maroc n'avait aucun droit ou revendication territoriale au Sahara occidental et que l'accord sur la pêche entre l'Union européenne et le Maroc ne pouvait s'étendre sur le territoire. Le tribunal a particulièrement noté que le consentement du peuple sahraoui était nécessaire pour le commerce ou des accords concernant des ressources naturelles. Les autorités judiciaires sahraouies s'engagent contre le commerce illégal M. Khadad a expliqué que «les Sahraouis voulaient que leur gouvernement agisse». Nous ne pouvions plus tolérer le mythe selon lequel l'exploitation minière et l'exportation de la roche de phosphate constituaient en quelque sorte un avantage pour la partie de notre population occupée à l'intérieur du Sahara occidental.

Une injustice évidente

«Et notre peuple dans les camps de réfugiés n'a rien vu du commerce». «Considérez ceci : une pierre de phosphate de haute qualité pour engrais agricole est vendue à profit et profite à la nutrition des enfants dans des pays comme le Canada et la Nouvelle-Zélande», a-t-il fait remarquer. «En attendant, les propriétaires légitimes de la ressource, y compris les enfants sahraouis, sont confrontés à une mauvaise sécurité alimentaire.
L'injustice de cette situation ne pourrait pas être plus évidente», a-t-il enchaîné. M. Khadad dit s'attendre à ce que les autorités judiciaires sahraouies s'engagent contre tous les conspirateurs dans le commerce illégal des ressources du Sahara occidental et poursuivent des propriétaires de navires pour des cargaisons futures, y compris des réclamations civiles ultérieures contre eux dans des pays spécifiques où les appels au port sont faits. La détention de la cargaison à bord du navire ultra Innovation survient la veille du rendez-vous donné par la Haute Cour de l'Afrique du Sud pour l'examen du cas du navire arrêté le 1er mai pour l'interdiction de la cargaison liée à la Nouvelle-Zélande. Le navire de la société danoise «Ultra Innovation» a été intercepté la nuit dernière à Panama en vertu d'une ordonnance de la Cour panaméenne en transitant à travers le canal de Panama en route vers le Canada, ont précisé le gouvernement sahraoui et le Front Polisario.
Le navire qui transportait une cargaison de phosphate estimée à 55 000 tonnes et évaluée à environ 6 millions de dollars, avait été suivi avant son arrivée vers la fin du mois dernier à El Aâyoun sur la côte du Sahara occidental. L'arraisonnement du transporteur danois, fait suite à une affaire portée par les Sahraouis auprès de la Cour de justice de l'Union européenne. Elle s'ajoute à l'affaire du navire retenu en Afrique du Sud le 1er mai et qui était destiné à l'importateur néo-zélandais Ballance Agri-Nutrients. La cargaison du navire en question était de 54000 tonnes d'une valeur de 7 millions de dollars.


 

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