lundi 20 novembre 2017 18:19:23

Syrie : Moscou et Damas condamnent la frappe de la coalition contre l'armée syrienne

La Syrie et son allié russe ont vivement condamné, hier, la frappe, la veille, de la coalition conduite par les États-Unis contre l'armée syrienne, Damas assurant qu'il ne se laissera pas «intimider».

PUBLIE LE : 20-05-2017 | 0:00
D.R

La Syrie et son allié russe ont vivement condamné, hier, la frappe, la veille, de la coalition conduite par les États-Unis contre l'armée syrienne, Damas assurant qu'il ne se laissera pas «intimider».

«La soi-disant coalition a attaqué hier à 16H30 (13H30 GMT) une position de  l'armée syrienne sur la route d'Al-Tanaf, dans la région syrienne de Badia, tuant plusieurs martyrs et causant des dégâts matériels», a indiqué une   source militaire citée par l'agence officielle Sana, sans préciser la   nationalité des victimes. Un porte-parole militaire de la coalition, le colonel Ryan Dillon, avait évoqué jeudi un convoi de «forces pro-régime» et un autre responsable américain avait dit qu'il s'agissait «probablement» de milices chiites, sans être plus précis sur leur identité. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, huit personnes «pour la   plupart non syriennes» ont été tuées dans cette frappe.  La source militaire syrienne a souligné que «l'armée continuera à accomplir son devoir dans sa lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) et la défense de tout son territoire et ne se laissera pas intimider par les tentatives de la soi-disant coalition de l'empêcher de mener son devoir sacré». Elle souligne aussi que l'armée «combat le terrorisme sur son territoire et qu'aucune partie n'a le droit de déterminer le cours de ses opérations contre ces groupes terroristes, menés par Daech et Al-Qaïda». Alors que le «califat» autoproclamé par les terroristes du groupe État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie se réduit en peau de chagrin, tous  les protagonistes essaient de s'emparer des dépouilles. Dans ce cadre, le poste frontière d'al-Tanaf, en plein désert dans le sud-est du pays est très important pour tous les belligérants. La coalition internationale conduite par les Etats-Unis s'y trouve avec des rebelles formés principalement en Jordanie et qui lui sont affidés. Il s'agit pour ces rebelles de tenter de remonter vers Boukamal, également   sur la frontière avec l'Irak et tenu par l'EI. Dans un communiqué, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom) précise que «la   coalition opère dans la région d'al-Tanaf depuis des mois où elle entraîne et  conseille des forces engagées dans le combat contre l'EI». Pour le régime, cette position est importante car son objectif est de   contrôler l'autoroute Damas-Bagdad et ainsi faire à la fois la liaison avec les forces alliées qui se trouvent en Irak, et d'empêcher les rebelles   pro-occidentaux de remonter par le sud vers la province de Damas. Depuis l'accord d'Astana signé par la Turquie, la Russie et l'Iran, qui crée des "zones de désescalade" dans l'ouest et le centre du pays, l'armée fait cap vers les zones désertiques de l'est du pays. L'objectif est de s'emparer de la région pétrolière de Deir Ezzor, où une   garnison et l'aéroport militaire sont assiégés depuis des années par l'EI et aussi de contenir les forces soutenues par les États-Unis, qu'il s'agisse de l'alliance arabo-kurde dénommée Forces démocratiques syriennes (FDS) qui tente de s'emparer de Raqa ou des rebelles stationnés à al-Tanaf. La Russie a également condamné hier ce bombardement qu'elle a qualifié   d' «inacceptable», selon un haut responsable de la diplomatie russe cité à   Genève par les agences russes. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a déclaré à Genève que «toute action militaire aggravant la situation en Syrie influe de fait sur le processus politique». «D'autant plus quand il s'agit d'actions (militaires) menées contre les forces armées syriennes», a-t-il déclaré, cité  par Ria Novosti. «C'est absolument inacceptable et cela constitue une violation   de la souveraineté de la Syrie», a ajouté le diplomate.     
R. I.

L'armée reprend des villages après une attaque sanglante

L'armée syrienne a repris le contrôle de deux villages dans la province centrale de Hama visés la veille par une attaque sanglante du groupe terroriste Etat islamique (EI). L'armée du régime et ses alliés ont reconquis Aqareb, où la population est en majorité ismaélienne, et Maboujé, où vivent des sunnites et des minorités jaafarite, ismaélite et alaouite.  Ces deux villages ont été attaqués jeudi par le groupe ultraradical, qui a   tué 25 civils, dont cinq enfants, et 27 miliciens. L'EI a perdu 10 terroristes. L'agence officielle Sana a pour sa part affirmé que l'attaque jihadiste avait coûté la vie à 52 personnes, dont 15 enfants, ajoutant que plusieurs d'entre elles avaient été décapités et leurs membres amputés.  Le village de Maboujé avait déjà été la cible d'une attaque de l'EI en mars   2015: les terroristes y avaient exécuté 37 civils et kidnappé 50 autres, dont la   moitié de femmes. Le régime, les rebelles et l'EI se partagent le contrôle de la province centrale de Hama. Sur un autre front, 22 combattants du régime et 40 terroristes de l'EI avaient été tués dans des combats dans l'est de la   province d'Alep, au cours des dernières 24 heures. En six ans, la guerre a causé la mort de plus de 320.000 personnes, chassé   plus de la moitié des Syriens de leur foyer et détruit l'économie et les   infrastructures du pays.
R. I.

 

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