jeudi 21 septembre 2017 11:33:09

4es journées du marketing hôtelier : destination Algérie

Réalisation de 2.000 projets de diverses vocations.

PUBLIE LE : 18-05-2017 | 0:00
Ph : Nacéra

La relance de la destination Algérie, à travers la valorisation de ses potentialités, la vulgarisation de ses atouts touristiques et la valorisation de l’image du tourisme en Algérie. Telles sont les questions qui ont suscité un débat riche et intéressant, hier, à l’occasion de la tenue des 4es Journées du marketing hôtelier, organisées par RH International, agence spécialisée en événementiel, et qui sont devenues, au fil des éditions, le rendez-vous incontournable des spécialistes du secteur du tourisme, en offrant une plateforme d’échange d’expériences et de savoir- faire .

Les experts ont longuement exposé la situation du secteur du tourisme qui, selon eux, «peine à émerger» actuellement, à cause d’un manque d’infrastructures hôtelières adéquates et l’absence flagrante de la promotion de cette destination, en dépit des potentialisées énormes qu’elle recèle. Lors de son intervention, M. Terghini Abdelhamid, directeur de l’aménagement touristique et de la préservation du foncier au ministère du Tourisme, a souligné le fait que le tourisme est une des plus importantes industries. «Il est l’un des secteurs dont la croissance économique est le plus rapide au monde. En effet, le tourisme est devenu un phénomène économique et social, car lié étroitement au développement ; il est de ce fait un moteur essentiel du progrès socio-économique de tout pays», a-t-il expliqué. De ce fait, «l’Algérie peut, et se doit d’être une destination touristique d’excellence», a-t-il souligné, affirmant que pour arriver à cela, il faut procéder à la mise en place d’un tourisme graduel et durable du pays, qui se fera a travers cinq mots clés : «la promotion, l’investissement, la qualité, la transversalité et le financement».
Le responsable a, tout de même, tenu à évoquer les insuffisances et les carences dont souffre la destination Algérie, telles que «le problème du foncier, l’insuffisance des structures d’accueil, la sous-utilisation des TIC, le manque de qualification des personnels, l’inefficacité des institutions financières, l’absence de visibilité… ». «Il s’agit d’un diagnostic complet, sans complaisance et reflétant la réalité du tourisme algérien, tant dans ses points forts que dans ses points faibles. Rien ne sera omis», a-t-il tenu à souligner. L’intervenant fera étalage également des perspectives de développement dans son plan à l’horizon 2030, par la réalisation de 2.000 projets touristique de diverses vocations : balnéaire, saharienne, thermale des stations de climatiques, de remise en forme et de loisirs d’une capacité globale de  200.000 lits. «Cet objectif ne peut être réalisé qu’avec la mise en place réelle et effective de la chaîne touristique et l’adhésion efficace et efficiente de tous les partenaires et acteurs qui activent ou qui sont liés à ce secteur et à son développement», a-t-il indiqué, en étalant, par la même occasion, des nombreux atouts dont dispose l’Algérie. Et ils ne sont pas des moindres, il faut le dire ! 

Implication des médias comme première approche

Pour sa part, M. Majid Bekkouche, conseiller du ministre de la Communication, s’est penché sur la question de la gestion et de la mise en place des bonnes pratiques publicitaires afin de développer le secteur du Tourisme, en expliquant que «bien communiquer auprès des consommateurs est une condition sine qua non, surtout avec le degré d’exigence des clients». Et d’inciter les journalistes à s’intéresser plus aux questions du tourisme et même de créer des magazines spécialisés en la matière, comme cela se fait un peu partout dans le monde.
À ce propos, M. Bekkouche a appelé ses interlocuteurs à exceller dans la production et la diffusion des papiers axés sur la valorisation des différents sites touristiques implantés sur le territoire national. Il les a invités aussi, par la même occasion, à accompagner le gouvernement dans ses efforts de garantir l’accessibilité de toutes les catégories sociales aux infrastructures touristiques.
Dans sa communication, M. Kamel Senhadji, professionnel dans le secteur de l’hôtellerie, a déploré, quant à lui, «l’absence de l’Algérie du contexte touristique international d’aujourd’hui qui est l’e-tourisme». Une absence confirmée, selon lui, par l’inexistence de textes réglementaires régissant les transactions commerciales en ligne entre les acteurs du tourisme. Un constat partagé par la majorité des présents à cette rencontre. L’expert a, dans ce contexte, appelé l’institution en charge du schéma directeur d’aménagement touristique à l’horizon 2030 (SDAT 2025) de s’inscrire dans une démarche d’insertion résolue dans les réseaux du tourisme international d’aujourd’hui, en lançant une réflexion autour d’un «texte de loi sur le commerce électronique spécifique au tourisme».
Il y a lieu de souligner, à la fin, que cette rencontre, qui s’étale sur deux jours, a vu la participation d’intervenants et d’experts du secteur, dont de nombreux opérateurs nationaux publics et privés, des établissements hôteliers de renom, des agences de tourisme et de voyages, des restaurants classés, les offices et les associations du secteur, les compagnies terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que des porteurs de grands projets d’investissements touristiques.
Sarah A. Benali Cherif
 

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