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TRANSITION éNERGéTIQUE : Penser à l’après-2030

Des participants au 4e colloque du Club Energy, consacré à la transition énergétique, ont souligné l’impératif d’un nouveau modèle économique privilégiant des énergies alternatives aux énergies conventionnelles.

PUBLIE LE : 14-05-2017 | 0:00
D.R

Des participants au 4e colloque du Club Energy, consacré à la transition énergétique, ont souligné l’impératif d’un nouveau modèle économique privilégiant des énergies alternatives aux énergies conventionnelles.

Une majorité des intervenants à ce colloque se sont basés sur l’impact de la chute des cours des hydrocarbures sur l’économie mondiale en général, et algérienne de façon particulière, sachant qu'un taux important de son PIB (produit intérieur brut) provient des hydrocarbures.
Ils ont plaidé pour une transition énergétique qui la replacera sur l’échiquier mondial, tout en l’aidant à faire face à la récession économique actuelle. M. Toufik Hasni, président de l’Association des ingénieurs diplômés de l’Institut algérien du pétrole (AIED-IAP), organisatrice de la manifestation, a appelé à la mise au point d’une plate forme nationale susceptible d’accompagner la transition énergétique, en cours à l’échelle mondiale, citant en exemple les efforts de l’occident, dont les pays européens, en vue de mettre un terme à leur dépendance énergétique, vis-à-vis de la Russie, entre autres.
Le conseiller du ministre de l’Energie, Ali Hached, a plaidé pour l’exploitation des nouvelles technologies dans le développement du secteur énergétique en Algérie, avant de souligner la subsistance, à ce jour, du charbon, en dépit de la découverte du pétrole, pour soutenir la thèse selon laquelle il n’est pas nécessaire, d’après lui, d’adopter des stratégies au diapason des mutations mondiales en cours. Ce responsable a, en effet, plaidé pour une transition énergétique progressive, loin des influences mondiales et adaptée au contexte algérien.
Pour sa part, l’ex-directeur général de Sonatrach, Bachir Attar, prévoit une consommation binaire (gaz et énergies renouvelables) sur le marché mondial, dans les 20 prochaines années, à venir, face à un recul du pétrole, qu’il estime en voie de disparition, a-t-il ajouté. Il a d’ailleurs assuré que le continent africain ne compte que 7% des réserves mondiales de pétrole, et que la moitié des découvertes de pétrole en Algérie ont été consommées, en dépit de leur poursuite, car elles sont limitées et faibles ( découvertes) a-t-il fait savoir.
Il a, néanmoins, indiqué que les produits pétroliers liquides peuvent garantir la couverture des besoins en énergie, de l'Algérie, jusqu’à l’horizon 2030, a-t-il estimé. D’ou l’importance, pour lui, de l’exploitation, dés à présent, des énergies renouvelables, citant à titre indicatif le programme national des énergies renouvelables, prévoyant la production, à l’horizon 2030, de 22.000 mgts d’électricité, soit seulement 27% des besoins en Algérie, avant d’appeler à l’exploitation, également, du gaz de schiste.
Lui emboîtant le pas, le président de l’Association des ingénieurs diplômés de l’Institut algérien du pétrole a souligné l’impératif, pour l’Algérie, d’une période transitoire bien étudiée, afin de pouvoir opter pour la transition énergétique la mieux adaptée pour elle. (APS)

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