jeudi 21 septembre 2017 11:18:41

Conférence internationale des journalistes à Séoul : El Moudjahid a représenté l’Algérie

Ils étaient près d’une centaine de journalistes venant de 55 pays qui ont convergé vers la capitale de la République de Corée, pour assister à la Conférence internationale des journalistes 2017.

PUBLIE LE : 04-05-2017 | 0:00
D.R

De notre envoyée spéciale à Séoul : Sarah Benali Cherif

Ils étaient près d’une centaine de journalistes venant de 55 pays qui ont convergé vers la capitale de la République de Corée, pour assister à la Conférence internationale des journalistes 2017. Une conférence qui s’est étalée sur 7 jours et qui a été organisée par l'Association des journalistes de Corée. Placée sur le thème «Le rôle des médias pour la paix dans le monde», cette rencontre a permis, à des membres de médias venus de différents horizons, de discuter des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité dans le monde, ainsi que sur le phénomène du terrorisme, en mettant l'accent, en particulier, sur la question controversée de la course à l'armement nucléaire.

La cérémonie d'ouverture, qui a eu lieu au Centre de presse à Séoul, a rassemblé plus de 120 invités, dont le ministre de la Culture, M. Song Soo-Keun, le président de la Fondation de la presse de Corée, Kim Byung-ho, et le président de JAK, Jung Kyu-Sung.
Dans une allocution de bienvenue, le président de l'Association des journalistes de Corée (lire en anglais Journalists Association of Korea «JAK»), M. Jung Kyun Sung, a fait savoir que cette rencontre est la 5e du genre, organisée par l'Association.
Une association qui fête ses 53 années d'existence. Une longue existence qui lui a permis d’émerger dans le paysage médiatique coréen et d’avoir des postions qui lui ont permis tant bien que mal d’œuvrer à favoriser et à promouvoir la liberté d'expression, la bonne gouvernance et les bonnes pratiques démocratiques dans le monde, en général, et dans la République de Corée en particulier.
 Le responsable coréen a tenu à préciser que le thème majeur retenu pour cette 5e édition de la conférence internationale des journalistes concernait principalement la quête pour la recherche de la vérité, la promotion de la paix et de la liberté. «Les médias ont une influence positive sur la résolution des conflits et la consolidation de la paix, alors saisissons-là», a-t-il dit, sous les applaudissements des hôtes de la Corée.
M. Jung a également révélé que la conférence fournit une «précieuse opportunité pour les journalistes afin de construire un réseau et de partager leurs réflexions sur les problèmes inhérents à la difficulté d’instauration de la paix et de la sécurité dans le monde».
Partant de là, le président de la JAK a déploré «les attaques terroristes sanglantes qui le monde a vécues en 2016 dans environ 45 pays, y compris le Moyen-Orient et l'Europe, ce qui a représenté une grave menace pour la vie de l'innocent». «Le terrorisme est devenu un phénomène transfrontalier, d’où le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme et la promotion de la paix», a-t-il conclu.

L’intégrité, l’impartialité et l’équité en question

Pour sa part, Mme Lynn Walsh, journaliste américaine d’investigation à la chaîne de NBC7, a insisté sur les notions d’éthique et de déontologie journalistiques, indiquant ainsi que «le rôle des médias ne doit pas se voir restreindre seulement à l’établissement d'un ordre politique démocratique, mais plutôt à la recherche de transparence et de vérité».
Dans sa présentation, la journaliste a évoqué les piliers normatifs du journalisme professionnel : à savoir le lien ténu qui existe entre l’intérêt public et la vie privée, la recherche de la vérité, la rigueur et l’exactitude. Il est également question d’équité, d’impartialité, d’intégrité et d’imputabilité. «Alors que les médias internationaux traversent la pire crise économique de leur histoire, les journalistes subissent des mutations économiques, culturelles, technologiques et sociales plus intenses que jamais. Dans un espace public submergé de propagande, voire de désinformation, les journalistes professionnels peuvent demeurer les meilleurs serviteurs du droit du public à une information de qualité, diversifiée et intègre. Cela ne peut toutefois se réaliser que dans le respect des règles de l’art et d’une liberté responsable, exigeante, mais essentielle au respect de la dignité humaine», a-t-elle affirmé.
 La représentante de la Jordanie à la conférence, Safa Khasawneh de Jordan News Agency (Petra), a déclaré, dans son intervention, lors de la conférence, que bien que le Royaume hachémite ait toujours été marqué comme une «Oasis de stabilité dans la région», celui-ci subit néanmoins les contrecoups de la mondialisation et se retrouve confronté à des menaces majeures visant sa sécurité, sa stabilité et son bien-être économique.
«Tous les crimes terroristes répertoriés à travers le monde ont incité mon pays à s’inscrire dans une stratégie de lutte contre les terroristes et de déjouer leurs tentatives maléfiques. Le Royaume a également annoncé qu'il fait partie intégrante de la coalition internationale contre le terrorisme», a ajouté Mme Khasawneh.
 La journaliste Safa a affirmé que l’expérience jordanienne dans la lutte contre le terrorisme repose sur la conviction que «les actes terroristes vont à l'encontre des valeurs religieuses et des idéologies humaines civilisées», soulignant que l'islam en tant que religion repose sur la compassion, la justice et le respect de la vie humaine.
 À cet égard, elle a mis en évidence le fait que «Sa Majesté le Roi Abdullah II a lancé le message d'Amman, le 9 novembre 2004, pour clarifier au monde moderne la véritable nature de l'islam qui repose sur la modération, la liberté et interdit les actes d'injustice envers ses partisans et toutes les personnes aussi».
«Les médias, principalement dans le monde arabe, devraient s'engager dans des initiatives et travailler fort pour sensibiliser le public à la façon dont les groupes terroristes n'ont rien à voir avec l'islam», a-t-elle ajouté.

La Corée, le pays où technologie et tradition s’assemblent en parfaite alchimie

Au-delà de cette conférence, l’initiative de la JAK a permis aux journalistes de visiter les principales villes et provinces du pays, lors de leur séjour dans ce beau pays. Des villes telles Suwon, Busan, Incheon, ainsi que le lieu qui devrait abriter les jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang en 2018. Cette plongée dans un monde asiatique à part a permis aux journalistes d'avoir une compréhension claire, profonde et détaillée de la Corée, sur son développement et surtout sur sa vaste culture ancestrale.
En effet, cette péninsule recèle d’énormes atouts touristiques drainant chaque année plusieurs milliers de visiteurs venus de quatre coins de la planète. Il faut dire en effet que le pays «du matin calme» est connu par ses traditionnels hanoks (petites maisons), ses palais, ses temples, sa nature luxuriante et sa nourriture épicée.
Difficile de le croire, mais ce pays revient de loin, et a pu renaître de ses cendres, tel le phénix (Après l’occupation japonaise et une guerre avec la Corée du Nord), en transformant les blessures de son histoire en une épopée de la réussite économique. Le «miracle» sud-coréen a pu devenir, en l’espace de quelques décennies, la 12e puissance mondiale. Il n’aura fallu que quelque cinquante années à ce valeureux peuple pour accéder à un niveau de développement auquel ne sont parvenus les pays occidentaux qu’après de deux siècles. Situation dont ils sont très fiers d’ailleurs.
Il faut dire que Séoul, capitale de la Corée, est une de ces rares métropoles au monde où les dernières technologies se côtoient en une parfaite harmonie avec une tradition millénaire. À côté des maisons ancestrales construites selon le style architectural transmis de la période des Trois Royaumes à la période Joseon, des grattes ciel et des buildings impressionnants avec leurs écrans géants se dressent tels les gardiens d’un temple sacré, entouré d’une nature verdoyante à perte de vue.
Dans le métro bondé, les rues animées, les restaurants bruyants et les innombrables boutiques de marques internationales, on donne l’impression au visiteur d’être dans une cité futuriste digne d’un scénario hollywoodien.
Il faut dire que les Sud-Coréens, bien que très accros aux nouvelles technologies, restent, cependant, trés attachés à leurs traditions et rites ancestraux, a-t- on pu constater de visu en nous rendant aux nombreux temples visités par les journalistes du monde entier. C’est le cas, notamment du célèbre site Gyeongbokgung, appelé aussi le «palais du Bonheur resplendissant». Un immense palais royal situé au nord de Séoul, et qui est en fait l’un des cinq grands palais construits sous la dynastie Joseon. Endroit respirant le calme et la tranquillité au milieu du chaos quotidien, ce site est le lieu privilégié de la jeunesse coréenne aspirant à la solitude ou en couple, de même qu’à l’ancienne génération en quête d’endroit où se ressourcer. Pour l’occasion, tout le monde enfile le hanbok (costume traditionnel coréen), une sorte de kimono de cérémonie, si harmonieux et élégant que tout le monde arbore fièrement. «Les Sud-Coréens attribuent leur culture à un mélange entre le confucianisme, le coréen et l’orgueil national. Les superbes paysages qui ponctuent le pays ont aussi contribué à forger leur identité : la nature les fascine, les montagnes surtout», nous explique Sheron, notre interprète en anglais, et qui nous a servi de guide pendant notre séjour dans ce magnifique pays.
S. A. B. C.

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