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Economie solidaire : Entre choix et exigences

Ils l’a voient peut-être différemment, mais conviennent tous de son importance. Ministres, hauts responsables et universitaires du microcosme économique brandissent l’argument de l’économie solidaire.

PUBLIE LE : 30-04-2017 | 0:00
D.R

Ils l’a voient peut-être différemment, mais conviennent tous de son importance. Ministres, hauts responsables et universitaires du microcosme économique brandissent l’argument de l’économie solidaire. Certains trouvent leur réponse dans la participation directe de l’État comme levier nécessaire d’animation et d’encadrement dans la reconstruction d’un lien social. D’autres bifurquent sur les exigences du nouveau modèle de croissance mené par les pouvoirs publics, afin de concrétiser la diversification économique. À la 20e réunion tripartite, le secrétaire général de l’UGTA relevait l’impératif de «dysfonctionnariser» l’économie nationale, de libérer l’initiative et de restituer ses lettres de noblesse à l’entreprise et à son manager. En effet, mener à bon port ce bateau d’économie solidaire est, entre autres, tributaire du développement de la culture entrepreneuriale. Vient se greffer le développement des initiatives de proximité. Il va sans dire que la promotion des micro-crédits, des micro-activités et la création de petites entreprises, s’inscrit dans ce chapitre de l’économie solidaire. La promotion et l’intégration de la femme dans le circuit économique, la promotion d’activités génératrices de revenus sont aussi des pistes favorisant la réussite d’une telle démarche. Outre l’Algérie, d’autres pays de la Méditerranée ont opté pour la même «solution». L’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED) évoque la nécessité de développer le partenariat Euromed en matière d’économie solidaire et sociale. Le nouveau contexte mondial et régional, caractérisé par des crises au Nord et des transitions politique et économique au Sud, rappelle que l’urgence est la création d’emploi. Ce constat confirme une double nécessité : permettre à la croissance d’être inclusive, profiter au plus grand nombre et, d’autre part, d’être plus au plus prés des préoccupations des populations en privilégiant un système solidaire. En termes de chiffres, l’économie sociale et solidaire dans la région méditerranéenne compte 500.000 entreprises et emploient 7 millions de personnes. Un rapport de l’Ipemed consacré à ce sujet s’attache à poser la question de la définition conceptuelle de l’ESS et à examiner les caractéristiques qui diffèrent d’un pays et d’une région à une autre. Il préconise une autre façon de faire de l’économie en remettant au centre des préoccupations les personnes et la satisfaction des besoins socio-économiques. L’institut a cité, par ailleurs, l’objectif de convergence des politiques en matière d’ESS aura un impact d’autant plus grand s’il est impulsé par les échelons nationaux et locaux. La création de chambres régionales de l’économie sociale et solidaire au niveau des conseils déconcentrés-décentralisés dans les pays du Maghreb donnerait la possibilité aux acteurs de l’ESS de se regrouper en un ensemble de réseaux coopératifs, mutualistes, associatifs, de fondations et d’entreprises sociales. Des politiques publiques coordonnées peuvent également prendre la forme de procédure de labellisation et de certification ESS, de regroupement en pôles territorialisées ou de simplification des procédures de formalisation pour les organisations d’ESS.
Fouad Irnatene
 

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