jeudi 20 juillet 2017 13:48:03

Modernisation des infrastructures de transport

Un accélérateur du développement

PUBLIE LE : 22-04-2017 | 0:00
D.R

Dans le souci de se soustraire au désormais palliatif des hydrocarbures, l’État a décidé d’accorder la priorité aux secteurs qui constituent de véritables substituts à même de booster la politique de développement économique et social du pays.
 

Les segments des transports maritime, aérien, ferroviaire et terrestre se présentent comme faisant partie intégrante des axes importants et ambitieux recensés pour la réussite des objectifs tracés.
Il est ainsi décidé l’augmentation de leur capacité, selon le schéma national tracé. Le réseau ferroviaire aura un impact positif sur l’agriculture et le tourisme, notamment, les infrastructures portuaires seront amenées à connaître  un développement au regard des objectifs à l’horizon 2050 où un certain nombre de nouvelles infrastructures seront créées.
Le secteur économique marchand sera ainsi réorganisé par groupe de métiers, autonomes et créateurs de richesse.

Transport maritime : combler le déficit

Présentement, 90% du marché est le fait de compagnies étrangères. L’État espère améliorer sa présence, pour récupérer une partie du marché national, surtout lorsque l’on sait que 95% des marchandises transitent par voie maritime. Ainsi, au regard de l’importance de notre façade maritime et de sa situation géographique, l’État gagnerait à créer une zone logistique capable de prendre en charge une partie du trafic en transbordement à l’international. Ainsi, le souci actuel réside dans les moyens à mettre en place pour pouvoir être compétitif et capter une grande part de marché.
De ce fait, la CNAN-Nord SPA a récemment réceptionné un septième cargo au port d’Alger, pour un montant de 25 millions de dollars. Baptisé Timgad, il a été fabriqué en Chine. Sa capacité de transport est de 12.000 tonnes, soit l’équivalent de 800 conteneurs. Pour sa part, la CNAN MED a acquis deux navires de marchandises. Il y a lieu de multiplier les efforts, car la marine marchande ne capte présentement que 5% du fret marchandise en direction du pays, et la création d’autres sociétés maritimes s’avère impérative.     
Il y a lieu de noter également le déficit en ressources humaines spécialisées, d’où la nécessité absolue d’assurer des formations dans ce sens, par le biais d’une société maritime compétente.
Pour rappel, la CNAN disposait de 80 navires par le passé, alors que l’on y compte présentement 16 unités. C’est ainsi qu’un plan de développement de la flotte maritime marchande prévoit l’acquisition de 25 navires au profit de CNAN-Nord et CNAN-MED, soit, respectivement, 18 et 7 cargos. En matière portuaire, on note le grand projet du port d’El-Hamdania à Cherchell qui sera réalisé avec un partenaire chinois, dans le cadre d’un financement extérieur. Sa mise en exploitation est prévue durant l’année 2021. Le renforcement de la flotte gagnerait par ailleurs à agir en partenariat public-privé. Dans cet ordre d’idées, un certain membre de projets de lignes maritimes internes sont en voie d’ouverture. On notera celle du transport des voyageurs reliant Oran à Aïn Turk. La navette sur cette ligne assurera le transport toutes les deux heures. Une telle liaison désengorgera la corniche où la circulation en période estivale est infernale. Par ailleurs, et au volet logistique, le secteur œuvre à doter le pays d’infrastructures qui répondent aux normes et aux standards internationaux. La logistique étant un vecteur structurel pour toute activité moderne, il y a lieu de lui conférer la place qui lui sied. L’heure est ainsi au rééquilibrage des flux sur la façade maritime que doivent sous-tendre de nouvelles capacités de stockage et de distribution répondant aux normes requises. Pour l’heure, la logistique est centrée à quelques zones extraportuaires autour de l’agglomération d’Alger. L’objectif est de la généraliser au niveau national. Tel est le but tracé par le secteur.

Transport ferroviaire : pour des échanges interrégions fructueux

Facteur d’induction d’un développement économique et social entre les différentes régions du pays, le rail répond à une option essentielle de planification. Ainsi, l’objectif tracé est de parvenir à l’élargissement du réseau à hauteur de 12.500 km. Présentement, on y compte 4.000 km de réseau ferré en exploitation, et près de 2.500 km en voie de réalisation.
Le rail se présente ainsi comme un moyen moins cher pour le transport des produits agricoles et surtout pour l’acheminement des richesses du sous-sol, comme il est également un facteur incontournable pour le désenclavement des différentes régions du pays. L’acquisition de nouveaux trains répondant aux standards internationaux vient  en réponse à la politique tracée pour un développement multidimensionnel. Récemment, la ligne ferroviaire reliant Tizi Ouzou à Thénia vient d’être réceptionnée, permettant par là-même la décongestion de l’axe autoroutier de ces deux villes.
Il en est de même pour l’axe Oran-Arzew.
À l’est, la ligne devant relier Jijel à Sétif, sur un tronçon de 130 km, et celle devant relier Batna à Sétif, sur également 130 km, assureront la connexion de la cimenterie d’Aïn Kebira au port de Djendjen et la cimenterie d’Aïn Touta, dans la wilaya de Batna.
Le souci étant de s’inscrire dans une logique de développement économique durable.

Réseau autoroutier : aux standards internationaux

Le schéma national d’aménagement du territoire classe la route parmi les plus importants vecteurs de développement économique et social. Il s’agit de concevoir un réseau à même de répondre aux standards internationaux.
À ce titre, le souci présent pour l’heure est le parachèvement de l’autoroute Est-Ouest et la réalisation des différentes pénétrantes à l’effet de lui connecter les grandes agglomérations.
À cela s’ajoute la réalisation de l’autoroute des Hauts-Plateaux qui sera, elle aussi, connectée à l’autoroute Est-Ouest, via des liaisons internes.
Ainsi, les principaux axes structurants sont constitués par catégories de route qui s’ajoutent à l’axe non moins stratégique de la Trans-saharienne. L’objectif de développement des infrastructures routières et autoroutières, à l’horizon 2025, consiste à doter le pays d’une armature urbaine à même d’offrir aux usagers un patrimoine conforme en matière de sécurité et de services.
Présentement, le pays compte 123.000 km de routes, dont près de 100.000 km sont revêtus.

La Transsaharienne : échanges commerciaux tous azimuts

À la fin de l’année écoulée, une conférence avait réuni quelque 2.000 délégués de six pays africains, dont les travaux avaient porté sur le développement des investissements du commerce et des échanges entre les pays du continent. Il s’agissait, entre autres, de se pencher sur l’avancement des travaux de la Transsaharienne qui devra permettre de relier l’Algérie au Nigeria, sur une distance de 4.500 km, avec des connexions vers la Tunisie, le Mali, le Niger et le Tchad.
La réalisation de ce projet accuse cependant un retard au niveau de certains pays. Parallèlement à ce projet, l’Algérie a programmé la création d’une zone franche à proximité du futur port de Cherchell, ainsi qu’une seconde zone franche à Tamanrasset, à l’effet d’acheminer des marchandises vers les pays reliés.
Il reste aux pays concernés à œuvrer de concert pour la réalisation et l’utilisation de cette route pour le développement de la coopération dans plusieurs domaines d’activité.
L’Algérie, pour sa part, compte achever le dernier tronçon, long de 320 km qui s’étend de Silet, dans la wilaya de Tamanrasset, aux frontières maliennes.
Ainsi, à l’effet de permettre aux pays subsahariens d’avoir un accès direct sur la Méditerranée et faciliter les échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest, les pays du Maghreb et l’Europe, notre pays prévoit le raccordement de la Transsaharienne au port de Djen-djen, dans la wilaya de Jijel, par le biais de l’autoroute Est-Ouest.
Il y a lieu de rappeler que le tronçon global compte 9.670 km.
C’est dire tout l’intérêt que l’État porte au domaine du transport, facteur incontournable pour la postérité du pays.
A. C.            

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