dimanche 30 avril 2017 04:10:44

Crise Coréenne : Jusqu’où ira Pékin ?

Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, a promis hier à la Corée du Nord une réponse «écrasante» en cas d'attaque, devant des soldats américains rassemblés sur le pont du porte-avions américain Ronald Reagan, stationné au Japon.

PUBLIE LE : 20-04-2017 | 0:00
D.R

Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, a promis hier à la Corée du Nord une réponse «écrasante» en cas d'attaque, devant des soldats américains rassemblés sur le pont du porte-avions américain Ronald Reagan, stationné au Japon. «De gros nuages s'accumulent à l'horizon», a déclaré le numéro deux de l'exécutif américain, qualifiant Pyongyang de plus «dangereuse et urgente menace dans la région».
Et d'ajouter que l'usage par le régime communiste nord-coréen d'armes nucléaires ou balistiques entraînerait une réaction majeure de l'administration Trump. Ces propos tenus lors d'une visite de deux jours dans l'archipel, après un passage en Corée du Sud où il avait fait une escale remarquée dans la zone démilitarisée (DMZ) intercoréenne, interviennent en pleine recrudescence de tensions entre Washington et Pyongyang.
Alors que plane toujours la menace d'un sixième essai nucléaire de la part du régime de Pyongyang, le vice-ministre des Affaires étrangères nord-coréen, Han Song-Ryol, a confié mardi à la BBC que le rythme des tirs balistiques allait s'accélérer : «Nous allons mener plus d'essais de missiles de manière hebdomadaire, mensuelle et annuelle». Face à une attitude que la communauté internationale qualifie de provocation en violation des résolutions de l'ONU, M. Pence avait déjà affirmé que «toutes les options» étaient désormais «sur la table». Une autre partie de la septième flotte, avec l'USS Carl Vinson, actuellement au large de l'Australie, est censée arriver en mer du Japon (mer de l'Est selon l'appellation sud-coréenne) la semaine prochaine. Cette rhétorique belliqueuse tend cependant à ne pas rassurer les Sud-Coréens et Japonais, voisins de Pyongyang. Mardi, le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, a appelé à privilégier une solution diplomatique et pacifique. Et c'est par la Chine que le dialogue peut être établi, comme l'a reconnu M. Trump, mettant sous le boisseau les critiques envers la politique économique de Pékin. En effet, après avoir joué les gros bras pendant quelques jours, le président américain Donald Trump est revenu à la politique de ses prédécesseurs vis-à-vis de la Corée du Nord : s'en remettre à la Chine pour faire pression sur Pyongyang. De hauts responsables à Washington expriment désormais l'espoir que le puissant voisin de la Corée du Nord exercera suffisamment de pressions politiques et économiques pour que Pyongyang arrête ses essais nucléaires. Les Etats-Unis ont plus de 28.000 soldats en Corée du Sud et d'importants actifs militaires dans la région, mais la Corée du Nord a aussi de l'artillerie à portée de Séoul.
M. T.
 

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