dimanche 17 dcembre 2017 20:24:12

Afrique subsaharienne : Rebond attendu de la croissance en 2017

La croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies, a prévu, hier, la Banque mondiale (BM).

PUBLIE LE : 20-04-2017 | 0:00
D.R

La croissance économique en Afrique  subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies, a prévu, hier, la Banque mondiale (BM). «La région montre des signes de reprise, et la croissance devrait y atteindre 2,6% en 2017», indique la nouvelle édition d’Africa’s Pulse, un  rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies  africaines. La reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté, constate la BM. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les principales économies du  continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent, en raison d’un ajustement insuffisant par  rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des  politiques. En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques. En revanche, sept pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda,  Sénégal et Tanzanie) continuent de montrer une résilience économique, aidés  en cela par la demande intérieure. Ces pays affichent des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4%, entre 2015 et 2017, concentrent près de 27% de la population de la région et représentent 13% de son PIB total. La BM souligne que les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. La croissance globale du  continent devrait passer à 3,2%, en 2018, et à 3,5% en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques, selon les  mêmes prévisions. Mais la croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole, alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. La croissance du Pib dans les pays, dont les économies sont moins  tributaires des matières premières, devrait rester forte, soutenue par les  investissements dans les infrastructures, des secteurs de services  résilients et le redressement de la production agricole. C’est notamment le  cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie. Les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières  premières et à une montée du protectionnisme, précise la BM. «Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons protéger les conditions propices à l’investissement afin que les pays  d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte», explique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région  Afrique. Le rapport note que le ralentissement de la croissance économique intervient à un moment où le continent doit impérativement entreprendre des  réformes pour stimuler l’investissement et s’attaquer à la pauvreté.

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