lundi 18 mars 2019 21:36:00

M. Hadj henni, vice-président de Grif filaha innove : « L’agriculture biologique est toujours prédominante »

Les enjeux d’une politique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Algérie , la promotion des produits agricoles et le concept d’intégration des filières en amont et en aval, ainsi que le rôle de la recherche et de l’innovation en adéquation avec l’économie nationale ont été au centre des débats, hier, à l’occasion d’une conférence organisée par la fondation Filaha Innove.

PUBLIE LE : 17-04-2017 | 0:00
D.R

Les enjeux  d’une politique  de la sécurité alimentaire  et nutritionnelle en Algérie , la promotion  des produits agricoles et le concept d’intégration des filières  en amont et en aval, ainsi que le rôle de la recherche  et de l’innovation en adéquation  avec l’économie nationale  ont été au centre des débats, hier, à l’occasion d’une conférence organisée par la fondation Filaha Innove.
Cette importante rencontre,  qui s’est déroulée au Fayet Club à Alger, en présence d’éminents chercheurs et d’experts agricoles,  a constitué une opportunité pour  soulever plusieurs questions liées, notamment au développement durable. Intervenant à cette occasion,  Amine Bensemmane, président du Grif a souligné que ce 1er forum    Filaha Innove vient à point nommé poser certaines problématiques qui sont en rapport direct avec la sécurité alimentaire de l’Algérie, dans le sillage de la politique du renouveau agricole engagée par les pouvoirs publics.
La mise en place de moyens matériels et financiers, et surtout  humains, ainsi qu’une stratégie à long terme, qui reste, à ses yeux, primordiale si l’on veut hisser notre agriculture et surtout promouvoir notre production, qu’elle soit locale ou issue de l’agro-industrie. De son côté, Hadj Henni, vice-président Grif Filaha Innove, a fait une brève présentation sur la problématique du passage de la dépendance  à l’autosuffisance alimentaire, et les moyens d’intégrer la production algérienne sur les réseaux  commerciaux  européens. Il a indiqué  que la politique de développement du secteur de l’Agriculture n’est pas du tout claire, car, a-t-il précisé, «on ne savait pas encore quelle voie nous devons  réellement suivre».
Il a insisté, à cet effet, sur la nécessité d’encourager la recherche scientifique dans le domaine de l’agriculture. «Ce qui empêche le développement de ce  secteur,  ce n’est pas le manque de la ressource humaine, mais ce qui constitue aujourd’hui un réel obstacle, c’est  notre système académique qui reste  classique», a-t-il ajouté. Pour  pouvoir  assurer  la  sécurité alimentaire en Algérie,  l’expert trouve qu’il est primordial  de développer, en premier lieu, les filières prioritaires, dont les produits de première nécessité, c’est-à-dire de base (les céréales, les fourrages, etc.). En réponse à une question relative aux perspectives  de développement  de l’agriculture, il a souligné que «nous avons perdu la voie ancienne qui porte des recommandations dans les cultures  et dans la façon de faire». S’agissant de l’agriculture biologique, il a rassuré que celle-ci est toujours prédominante dans notre pays.
Tous ce qui est produit en Algérie est bio. D’autre part, Rachid Benaïssa, ex-ministre de l’Agriculture et du Développement rural, n’a pas manqué à cette occasion d’exprimer son plein optimisme quant à l’avenir de ce secteur est cela grâce aux moyens mis en place par les pouvoirs publics.
M. A. Z.

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