dimanche 20 octobre 2019 09:52:07

Développer massivement les énergies renouvelables pour préserver les hydrocarbures : Un enjeu majeur

L'intégration massive des énergies renouvelables, ENR, dans le mix énergétique constitue, selon le programme national de développement des ces énergies élaboré par l'Algérie, "un enjeu majeur en vue de préserver les ressources fossiles" (pétrole et gaz) du pays, de diversifier les filières de production et de contribuer au développement durable du pays.

PUBLIE LE : 05-04-2011 | 20:26
D.R

L'intégration massive des énergies renouvelables,  ENR, dans le mix énergétique constitue, selon le programme national de développement  des ces énergies élaboré par l'Algérie, "un enjeu majeur en vue de préserver  les ressources fossiles" (pétrole et gaz) du pays, de diversifier les filières  de production et de contribuer au développement durable du pays.          
"Toutes ces considérations justifient la forte intégration, dès aujourd'hui,  des énergies renouvelables dans la stratégie de l'offre énergétique à long terme,  tout en accordant un rôle important aux économies d'énergie et à l'efficacité  énergétique", souligne un rapport du ministère de l'Energie et des Mines sur  les ENR.          
A cet effet, le programme national des ENR est développé en cinq chapitres  à savoir les capacités à installer par domaine d'activité énergétique, le programme  d'efficacité énergétique, les capacités industrielles à développer pour accompagner  le programme, la recherche et développement ainsi que les mesures incitatives  et réglementaires.          
Dans ce cadre, le programme inclut la réalisation, d'ici 2020, d'une  vingtaine de centrales solaires photovoltaïques et solaires thermiques, de fermes  éoliennes et de centrales hybrides (solaire, gaz).          
Ces projets de production de l'électricité dédiés au marché national  seront menés en trois étapes. La première étape, entre 2011 et 2013, sera consacrée  à la réalisation de projets pilotes destinés à tester les différentes technologies  disponibles.          
La seconde phase (2014-2015) sera marquée par le début du déploiement  du programme, alors que la troisième et dernière phase (2016-2030) sera celle  du déploiement à grande échelle de ces projets.          
Ces étapes "consacrent la volonté de l'Algérie visant à développer une  véritable industrie du solaire associée à un programme de formation et de capitalisation  qui permettra, à terme, d'employer le génie local algérien et d'asseoir un savoir  faire efficient notamment en matière d'engineering et de management", explique-t-on.          
Le programme prévoit l’installation d’une puissance de 110 MW en 2013  avant de passer à 650 MW en 2015, 2.600 en 2020 avec la possibilité d’exporter  2.000 MW, pour atteindre en 2030 quelque 12.000 MW pour le marché national et  10.000 MW destinés à l’exportation.          
En outre, la volonté des pouvoirs publics de promouvoir les ENR s’est  traduite par la mise en place d’un commissariat aux énergies renouvelables qui  a la charge de coordonner l’effort national en la matière.          A la faveur de son immense potentiel, l’énergie solaire constitue l’axe  majeur de ce programme qui consacre au solaire thermique et au solaire photovoltaïque  une part essentielle.          
De ce fait, le solaire devrait atteindre d’ici 2030 plus de 37% de la  production nationale d’électricité, selon les prévisions du ministère.
Toutefois, le programme n’exclut pas l’éolien qui constitue,  malgré son faible potentiel, le second axe de développement et dont la part  devrait avoisiner 3% de la production nationale d’électricité en 2030.          
Il est également prévu d’installer quelques unités de taille expérimentale  pour tester les différentes technologies en matière de biomasse, de géothermie  et de dessalement des eaux saumâtres par les différentes filières d’énergie  renouvelable.          
Des actions visant à développer les capacités industrielles sont prévues  pour accompagner et réussir le programme national des ENR à travers, entre autres,  le renforcement du tissu industriel en vue d'atteindre un taux d’intégration  national de plus de 80% à l’horizon 2030.          
Ces actions porteront notamment sur la construction d’une usine de fabrication  de modules photovoltaïques d’une capacité de 120 MWc\an par le groupe Sonelgaz  à travers sa filière Rouïba Eclairage et dont la mise en service est prévue  pour 2013 ainsi que la réalisation d’un centre national d’homologation des équipements  destinés aux installations des ENR.          
Il s’agit aussi de la construction de trois autres usines pour la la fabrication  de miroirs, d’équipements de stockage d’énergie et des équipements de blocs de  puissance ainsi que le développement de l’activité engineering et conception,  procurement et réalisation.              
Pour ce qui est de l’éolien, il est prévu l’extension des capacités  de fabrication des équipements destinés au fonctionnement des fermes éoliennes  et le développement d’un réseau national de sous-traitance pour la fabrication  et l’entretien de ces équipements parallèlement à la maîtrise des activités  d’engineering et de construction de centrales et d’unités de dessalement des  eaux saumâtres.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions