mercredi 19 dcembre 2018 17:47:28

Contribuant par moins de 1% au PIB : L’indispensable relance de la filière textile

D’une grande importance, notamment avec le nouveau modèle économique de croissance mis en place depuis près d’un an, l’industrie du textile en Algérie fait néanmoins face à de nombreuses difficultés, en particulier son incapacité de pénétrer le marché grand public. Les chiffres, implacables, rendus publics imposent une nouvelle stratégie.

PUBLIE LE : 01-04-2017 | 0:00
D.R

D’une grande importance, notamment avec le nouveau modèle économique de croissance mis en place depuis près d’un an, l’industrie du textile en Algérie fait néanmoins face à de nombreuses difficultés, en particulier son incapacité de pénétrer le marché grand public. Les chiffres, implacables, rendus publics imposent une nouvelle stratégie. La filière du textile ne contribue qu’à 0.15% du PIB. Pourtant, elle est connue pour être un secteur à grand potentiel de création d’emploi, d’autant plus que l’Algérie recèle des atouts indéniables, dont un tissu d’unités assez dense, une main-d’œuvre qualifiée et un marché local demandeur, sans oublier l’exportation envisagée vers l’Afrique. En effet, la «conquête» du marché africain, comme l’a souligné Abdelmalek Sellal à la 20e réunion tripartite, passe, entre autres, par le développement de cette filière.
Outre les grands complexes que l’Algérie met en place, ces dernières années, les dispositifs d’appui à la création d’activité gérés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ), et la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC) ont permis le financement de 8.944 micro-entreprises qui ont créé un total de 29.894 postes d’emploi. Ces micro-entreprises, qui activent dans la sous-traitance de certains accessoires textiles, contribueraient à diversifier la structure productive de l’économie. Le bilan des demandeurs d’emploi insérés par l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) dans la filière du textile a enregistré 2.055 placements sur 2.649 offres d’emploi collectées en 2015, soit un taux de satisfaction de placement de plus de 77%. Amar Takjout, secrétaire général de la Fédération des textiles et cuirs, considère que le textile devrait occuper une place prépondérante au sein de l’économie nationale, parce que fort pourvoyeur d’emplois et entretenant des liens avec d’autres secteurs économiques, à l’exemple de ceux de l’agriculture et de l’élevage, en particulier, signalant que les choses vont commencer à bouger, en 2017, moment de l’entrée en production de la filature du mégaprojet textile de Relizane, réalisé en collaboration avec un partenaire turc, dont il annonce qu’il commencera à exporter pour 2 milliards de dollars de fil, chaque année.
Du sort des quelque 400 entreprises textiles, publiques et privées, réparties à travers le pays, existant par le passé, M. Takjout répond qu’elles sont «en pleine capacité de production», ajoutant qu’elles emploient un effectif de 50.000 ouvriers. «Avec le projet de Relizane, assure-t-il, on va aller vers une satisfaction de 10 à 15% du marché national.» Tout récemment, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a déclaré que le complexe intégré des métiers de textile en cours de réalisation à Sidi Khettab réduira, une fois entrée en phase de production, de 90% les importations dans ce domaine. Bouchouareb a indiqué que ce mégaprojet structurant, inscrit dans le cadre du partenariat algéro-turc, sera réceptionné en 2018, et devra satisfaire les besoins du consommateur algérien et le marché national.                 
Fouad Irnatene
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions