lundi 11 dcembre 2017 20:05:34

Nouvelles de Béchar, Béni-Ounif : Un nouveau barrage pour la wilaya

Une étude pour réhabiliter : 62 palmeraies

PUBLIE LE : 28-03-2017 | 0:00
D.R

Page animée  par Ramdane Bezza

Un nouveau barrage d’une capacité de retenue de plus de deux millions de mètres cubes des eaux de l’oued Labiad, au nord de Bechar et à proximité de la commune frontalière de Béni-Ounif (100 km de Bechar), sera inscrit au profit de la région en 2018, a-t-on appris des services de la wilaya.

Une étude d’avant-projet détaillée pour la concrétisation de cet important projet est actuellement en réalisation par un bureau d’études spécialisé, dans le cadre de la stratégie nationale de mobilisation des potentialités hydriques superficielles et souterraines locales, a-t-on précisé.
La réalisation de ce projet a aussi pour objectif la diversification des sources d’approvisionnement en eau potable des populations de Bechar et Kenadza, alimentées à ce jour par les eaux traitées et épurées du barrage de Djorf-Ettorba. Toujours dans le cadre de la stratégie de mobilisation des ressources hydriques superficielles et souterraines, des études pour la réalisation de six retenues collinaires dans les régions agricoles et pastorales de Jdida, Ben-Zireg, Hmida Belghanami et Menounat, viennent d’être finalisées pour être proposées à l’inscription puis à la réalisation au cours de 2018, a-t-on ajouté.
Douze autres études similaires pour la réalisation d’autant d’ouvrages similaires à travers les communes de Béni-Ounif, Igli, Mrija, Kerzaz et Tamtert, n’ont pas pu être lancées, malgré le choix des bureaux d’études et ce, pour insuffisance pour l’instant de moyens de financement de ces études techniques, selon la même source.
Deux retenues collinaires sont actuellement en voie de réalisation à travers la commune de Bechar, sur les lits de l’un des oueds de la région de Ben-Zireg et de Taghaline, a-t-on indiqué.
Ces deux retenues d’une capacités de stockage de plus de 50.000 m3 des eaux de crues de ces oueds seront renforcées prochainement par le lancement des travaux de concrétisation de trois autres ouvrages similaires à travers la wilaya, selon les services de la wilaya. Outre ces projets, il sera procédé prochainement aux travaux de dragage et de maintenance de cinq retenues collinaires, à savoir celles de la zone de mise en valeur des terres sahariennes de Nif R’ha et Ouakda sur le territoire de la commune de Bechar et de celles de Mougheul, Sfissifa et Messouar, situées respectivement dans les communes de Mougheul, Lahmar et Kenadza.
Le secteur des ressources en eau a aussi proposé à l’inscription trois barrages souterrains, dans le cadre des projets du programme quinquennal 2015-2019, mais qui n’ont pas été retenus pour l’exercice 2017. Il s’agit du barrage des ksour du nord de la région de la basse Saoura et de la vallée de la Saoura, respectivement au nord et au sud du territoire de la wilaya, a-t-on fait savoir.

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Une étude pour réhabiliter
62 palmeraies

Une étude pour la réhabilitation de 62 oasis de palmeraies à travers la wilaya sera lancée prochainement, a-t-on appris auprès de la direction locale des services agricoles (DSA). Le cahier des charges, prélude à cette opération, est en voie d’élaboration, en collaboration avec les subdivisions du secteur au niveau des 12 daïras, dans un but d’évaluation du coût financier du projet de réhabilitation de ces espaces naturels et économiques, a-t-on précisé.
La réhabilitation de ces oasis qui disposent d’un potentiel de plus de 657.850 palmiers-dattiers productifs, vise en plus d’une meilleure prise en charge de ces espaces naturels et agricoles d’une grande importance économique pour les populations, à en faire de véritables produits touristiques pour le développement de ces collectivités, a-t-on signalé.
Outre ce projet de réhabilitation, il est procédé actuellement à une opération de cadastre de ces 62 oasis dont 13 ont été déjà soumises à l’opération, notamment dans les communes d’El-Ouata, Ksabi, Timoudi, Taghit, Boukais, Kerzaz, Lahmar, Tamtert, Béni-Abbès, Igli, Béni-Ounif, Tabelbella et Mougheul, a-t-on fait savoir. Les experts locaux de la DSA préconisent aussi, au titre du même projet de réhabilitation, l’introduction des nouvelles technologies agricoles pour le développement de la production de dattes, parallèlement à la capitalisation du savoir-faire ancestral en matière de phœniciculture.

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Taghit
Les agriculteurs attendent la digue

Lancé en septembre 2012 , le projet de digue tarde toujours à voir le jour, même si les travaux sont à 80% de leur terme.
Une situation qui serait due, selon les responsables du projet, à des obstacles naturels (intempéries de 2014 à l’origine des crues de l’oued Zouzfana qui traverse la zone des travaux), à des modifications apportées au plan initial, en raison du terrain rocheux sur lequel est implantée cette digue, d’une capacité de 3.800.000 m3, ou encore en raison des arrêts des travaux durant les grandes chaleurs.
Reconnu pour être un périmètre largement suffisant en productions vivrières, ses agriculteurs placent tous leurs espoirs sur la réalisation finale de cette retenue, alors que les spécialistes y voient aussi un facteur de diminution de la salinité des puits agricoles, ainsi qu’une régénération de la palmeraie de Taghit.

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Industrie et mines
Une banque de données et un guide de l’investissement

Une banque de données et un guide de l’investissement dans le secteur des mines et des industries viennent d’être créés par la direction locale du secteur.
L’élaboration de ces outils d’information et d’incitation à l’investissement dans ce secteur vise le développement de l’exploitation des potentialités minières et industrielles de la région, a-t-on signalé. Huit activités industrielles, matériaux de construction, métallurgie, chimie, plastique, industrie du cuir, bois et papier, textile, urbanisme et promotion immobilière, et agriculture et aquaculture, en plus de vingt-neuf sites miniers sont proposées à l’investissement privé et public au titre des efforts de promotion et d’exploitation de l’immense potentiel de la wilaya, a-t-on précisé.
La promotion des investissements et la mise en évidence des différentes mesures d’encouragement, d’incitation et de facilitation accordées aux investisseurs sont au sommaire du guide en forme de livret et compact disque qui seront mis gracieusement à la disposition d’éventuels investisseurs, a-t-on souligné.
Outre cette opération, plusieurs services et structures locales chargées de la promotion des investissements ont entamé le cycle de préparation d’une prochaine journée Portes ouvertes sur les investissements dans la wilaya, en partenariat avec les chambres du commerce et d’industrie et de l’agriculture. 

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Projet de parc national de Taghit
Une étude qui tarde

Le projet de création du parc national de Taghit, opération relevant du secteur des forêts pour la protection de l'environnement et de la biodiversité de la vallée de la Saoura, est toujours à l’étude au niveau central.
Le dossier de création de ce parc naturel, dont le plan de gestion a été approuvé, "est toujours en étude au niveau de la direction générale des forêts", a-t-on indiqué.
Ce projet de parc naturel d’une superficie de 85.000 hectares, extensible à 200.000 ha, et qui a nécessité plusieurs années pour son élaboration, vise la préservation de la faune et de la flore spécifique à une grande partie de la région de la Saoura.
Ce projet environnemental, qui devait initialement voir le jour en 2012, a associé durant sa phase de conception le secteur des forêts et le mouvement associatif local activant dans le domaine de la protection de l'environnement, de la faune et de la flore, dans le but de doter la région d’un outil de protection de sa biodiversité et d’un pan très important de son patrimoine culturel, selon la même source.
La création de ce parc national constitue un outil important dans la prise en charge et la protection de la biodiversité d'une région allant de Béni-Ounif à Abadla, région où l’on recense l’une des rares zones humides du sud-ouest du pays, à savoir le plan d’eau du barrage de Djorf-Ettorba, en passant par celle de Taghit.
Les régions de Taghit et de la wilaya-déléguée de Béni-Abbès, couvertes par ce parc naturel, sont marquées par la présence de sites archéologiques, historiques et naturels d'une grande importance pour l'étude de l'évolution de l'histoire de l'humanité.
Elles englobent les stations de gravures rupestres de Taghit et Marhouma (Béni-Abbès), plusieurs palmeraies millénaires et autres sites naturels, notamment les hautes dunes de Taghit.
 

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