samedi 25 mars 2017 04:54:15

Le Coin du copiste : Impossible oubli

l L’ancien président de l’APN, Karim Younès, aura réussi en l’espace de quelques années sa conversion dans la littérature, plus spécialement dans le domaine du livre, sur l’histoire de l’Algérie. Invité il y a quelques jours à la bibliothèque de la Casbah de la capitale des Hammadides, l’actuelle Bejaïa, pour présenter son cinquième et dernier ouvrage intitulé

PUBLIE LE : 21-03-2017 | 0:00
D.R

l L’ancien président de l’APN, Karim Younès, aura réussi en l’espace de quelques années sa conversion dans la littérature, plus spécialement dans le domaine du livre, sur l’histoire de l’Algérie. Invité il y a quelques jours à la bibliothèque de la Casbah de la capitale des Hammadides, l’actuelle Bejaïa, pour présenter son cinquième et dernier ouvrage intitulé
Les éperons de la conquête… l’impossible oubli, l’homme, qui était rentré dans le cénacle politique, se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture avec l’objectif d’éclairer la jeunesse sur les événements phares de l’histoire de notre pays, en dépoussiérant les archives et autres références bibliographiques, en faisant un travail de synthèse et de création littéraire afin, comme il l’affirme lors de conférences et présentation de ses nouvelles publications, de tracer pour les générations futures des repères, meilleurs indicateurs identitaires de l’Algérie, en déblayant l’histoire des diverses conquêtes depuis la plus haute Antiquité à la colonisation française. Une manière pour notre écrivain de défricher un nouveau terrain en passant à la loupe les âges, dans leurs chronologies historiques, qu’aura traversés l’Algérie pour se construire comme nous la percevons de nos jours dans une pluralité de civilisations qui dérivent toutes de la source, celle de la Numidie. Cette œuvre continuelle de compilation de notre histoire, qu’a entamée Karim Younès depuis 2008, ne semble pas s’arrêter aux seules pages glorieuses et aux seuls moments forts de notre histoire, mais tente surtout d’apporter de nouveaux éclairages aux lecteurs sur des périodes jusque-là inconnues comme celle de la décadence. Pour notre écrivain, qui s’est découvert une passion pour l’histoire, il s’agit de comprendre notre passé pour mieux construire notre présent, voire entrevoir notre futur et ce, à travers des points de fixation de notre mémoire prodigieuse faite d’exploits, de résistances, d’oppressions et d’invasions de la part d’autres cultures. Ainsi, la conquête espagnole et l’occupation ottomane, qui auront duré 315 années, se distinguaient l’une par rapport à l’autre ; tandis que l’ère des colons ibériques s’est opérée dans la violence et la férocité, celle des Turcs s’apparente beaucoup plus à une possession du territoire qui n’a pas forcément bouleversé l’institution religieuse, comparativement à la colonisation française qui a tout détruit sur son passage. Cette dernière explique l’émergence, à travers des associations culturelles, caritatives et sportives, du concept de nationalisme porté par toute une conscience collective à partir notamment de l’année 1924.
L. Graba
 

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