mercredi 26 avril 2017 18:44:32

ECLAIRAGE : Ancrage

La problématique du développement ne peut être prise en charge de manière efficace que par le secteur économique.

PUBLIE LE : 21-03-2017 | 0:00
D.R

La problématique du développement ne peut être prise en charge de manière efficace que par le secteur économique. Une logique qui suppose que l’action de l’Etat devra être axée sur la micro-entreprise, en tant qu’outil de diversification économique et de création de richesse. Aussi, cette phase de transition vers un nouveau modèle de croissance, tel que décrété par les autorités du pays, exige, que les préalables à l’émergence d’un tissu de petites entreprises aptes à s’intégrer dans la dynamique enclenchée soient mis en place dans de bonnes conditions. Dans cette optique, l’organisation des premières assises sur la micro-entreprise doit être perçue comme un signal positif à l’endroit des jeunes entrepreneurs, en ce sens qu’elles traduisent la volonté des pouvoirs d’accompagner les start-up et d’encourager la création de micro-entreprises. La confirmation est venue du Premier ministre qui a déclaré, à l’occasion de cet évènement, que l’Etat « continuera d'apporter son aide aux porteurs de projets et de renforcer les capacités des petites entreprises notamment celles activant dans les secteurs à haute valeur ajoutée ou ceux s'inscrivant dans la chaîne de valeur mondiale à l'instar des technologies de l'information et de la communication, de l'industrie mécanique et l'agro-alimentaire ». Les entreprises versées dans les filières prioritaires orientées vers la production bénéficieront, en priorité, ainsi, d’un soutien adapté de l’Etat. Autrement dit, « cela ne signifie pas financer pour protéger les entreprises qui n'ont pas la capacité de poursuivre leurs activités », tel que précisé par le ministre de l’Industrie et des Mines. M. Abdesselam Bouchouareb a bien précisé, à ce propos que « ces facilitations et autres mesures de soutien, mises en place par les pouvoirs publics visent, en premier lieu, à créer les conditions d’une croissance économique durable, où l’investissement privé joue un rôle de locomotive ». Dans ce sens, la loi portant orientation sur le développement des PME, basée sur le triptyque « Emergence, croissance, pérennisation » des petites et moyennes entreprises est venue baliser la voie en instituant les fondamentaux indispensables à la pérennité de la micro-entreprise. La mise en place d’un conseil national de concertation pour le développement de la PME, la création de fonds d’amorçage, le renforcement des missions de l’ANDPME, et la prochaine révision annoncée du statut du Fonds de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises (FGAR) pour une plus grande efficience dans l'accompagnement financier de ces entreprises constituent en fait des jalons supplémentaires dans l’édifice institutionnel inhérent au secteur de la PME, notamment la micro-entreprise ou la TPE dont la composante n’est pas à négliger, soit 95% du tissu économique national. Une donne qui justifie tout l’intérêt accordé à cette catégorie d’entreprises appelée à jouer un rôle moteur dans la phase à venir à la faveur des mesures prises par les pouvoirs publics et qui sont orientées vers un objectif d’ancrage de la culture d’entrepreneuriat chez les jeunes, d’encouragement de l’investissement productif et de diversification de l’économie nationale.
D. Akila

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