mardi 24 octobre 2017 01:26:48

ASSISES DE LA MICRO-ENTREPRISE : La jeunesse, PILIER du nouveau modèle économique

Le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, Kheireddine Hamel, a suggéré l'élaboration d'un cahier des charges de la micro-entreprise pour lui permettre de participer à la concrétisation des différents projets et aux appels d'offres qui, souvent, reviennent aux grandes entreprises.

PUBLIE LE : 21-03-2017 | 0:00
D.R

Le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, Kheireddine Hamel, a suggéré l'élaboration d'un cahier des charges de la micro-entreprise pour lui permettre de participer à la concrétisation des différents projets et aux appels d'offres qui, souvent, reviennent aux grandes entreprises.

La Fédération nationale des jeunes entrepreneurs soumettra aux autorités publiques une série de propositions afin de d'élaborer un cahier des charges qui réservera un traitement spécial, à la micro-entreprise dans tous secteurs économiques concernés par la réalisation des projets et les appels d'offres en vue de redynamiser le rôle de la micro-entreprise et d'encourager sa contribution dans la dynamique économique, a indiqué M. Hamel en marge des ateliers organisés à l'occasion des assises nationales sur la micro-entreprise.
Il a précisé à ce propos, que la mouture finale du cahier des charges de la micro-entreprise qui apportera des solutions aux divers problèmes que celle-ci rencontre, sera finalisée en collaboration avec des experts tout en tenant compte des préoccupations majeures des chefs d'entreprises afin de leur permettre d'améliorer leurs activités et d'assurer leur pérennité". D'autre part, les conditions d'obtention des marchés par la micro-entreprise et du foncier tout en bénéficiant des mesures administratives qui demeurent cependant complexes ont été au centre des préoccupations des entrepreneurs présents aux ateliers consacrés aux domaines des travaux publics et du bâtiment, de l'agriculture, de la pêche, de l'industrie, de la maintenance, des technologies de l'information et de la communication, des transactions publiques, du tourisme et de l'artisanat. Plusieurs intervenants ont estimé à cet effet, que les conditions requises pour la réalisation de certains projets par une micro-entreprise étaient "rédhibitoires" dans le sens où elles ne lui permettent pas d'accéder au projet.
Ils ont abordé outre le problème de commercialisation, celui de la non-homologation des produits innovés et le manque de matière première ce qui influe négativement sur leurs activités.
Toujours selon le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, ces assises tendent à concrétiser un rapprochement, à établir un partenariat entre les jeunes entrepreneurs et les grands investisseurs et à renforcer enfin, l'interaction dans le cadre de la promotion du produit local.
Par ailleurs, des jeunes investisseurs ont demandé également de "réactiver l'article 87 bis de la loi sur marchés publics qui consacre à la micro-entreprise un taux de 20% des projets retenus à la réalisation". Ces assises nationales sur la micro-entreprise qui ont vu la participation de plus de 1.000 jeunes entrepreneurs venus de différentes régions du pays ont été sanctionnées hier par l'adoption de plusieurs recommandations.

 Consacrer 20 % des transactions publiques aux micro-entreprises

La Fédération nationale des jeunes entrepreneurs (FNJE) a mis l’accent sur l’importance d’activer les mesures portant consécration d’un taux de 20 % des transactions publiques au profit des micro-entreprises et de définir les modalités de leur application. A l’issue des travaux des premières assises nationales sur les micro-entreprises, la FNJE a mis l’accent dans ses recommandation sur l’importance d’activer les mesures portant consécration d’un taux de 20 % des transactions publiques au profit des micro-entreprises, de définir les modalités de leur application et de consacrer un modèle du cahier de charges propre aux micro-entreprises adapté à ses capacités afin qu’elles puissent bénéficier des projets. Les participants ont plaidé pour la création d’une banque de données des différents projets relatifs à ses entreprises en fixant le taux de bénéfice des matières premières dans certains secteurs au profit des micro-entreprises outre l’octroi de facilités aux jeunes entrepreneurs pour l’importation des matières premières et l’exportation de leurs produits.  Il s’agit également d’encourager la formation spécialisée adaptée à la modernisation en faveur de cette catégorie et à trouver les mécanismes pour commercialiser les produits locaux des micro- entreprises en octroyant aux jeunes entrepreneurs l’opportunité de bénéficier de locaux pour réduire les frais de location et de consacrer le foncier agricole à la création de villages agricoles propres aux micro-entreprises activant dans ce domaine. (APS)


Banques publiques
Préserver la viabilité des entreprises

Le président de l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF), Boualem Djebbar, a affirmé que les banques publiques étaient disposées à trouver les facilités nécessaires au profit des micro-entreprises en état d'insolvabilité en vue de préserver leur viabilité et efficacité. Dans une intervention lors des travaux des assises nationales sur les micro-entreprises, M. Djebbar a précisé que les 10.000 entreprises en état d'insolvabilité, selon la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, revendiquaient des facilitations dans le paiement de la dette, soulignant que les banques étaient disposées à trouver des solutions pour préserver la viabilité des entreprises en Algérie. Il a appelé dans ce sens les jeunes promoteurs à une meilleure gestion de leurs entreprises, à l'établissement de bonnes relations avec les banques et au renforcement de la confiance avec ces dernières en déclarant le chiffre d'affaires réel et la situation financière de leurs entreprises.  Le responsable a indiqué que le nombre de micro-entreprises financées par les dispositifs de soutien a atteint plus de 1,2 million d'entreprises dont plus de 600.000 ont été financées par les banques dans le cadre du système tripartite — banque, agence et Fonds de garantie des crédits (FGAR) — d'une valeur de plus de 680 milliards de dinars. M. Djebbar, également PDG de la Banque de l'Agriculture et du développement rural (BADR), a exhorté les jeunes désireux d'investir de recourir aux fonds d'investissement de wilaya créés spécialement à cet effet et dotés d'un milliard de dinars au niveau de chaque wilaya. Pour sa part, l'expert en économie, Mohamed Bouchakour, a évoqué le rôle des micro-entreprises dans le soutien au développement et l'absorption du chômage, notamment parmi les jeunes diplômés. M. Bouchakour a fait savoir que 82% des micro-entreprises ayant vu le jour en 2016, ont été créées par de jeunes diplômés (universités-centres de formation professionnelle), mettant en exergue la participation effective des entrepreneurs femmes aux différents secteurs économiques. Il a précisé dans ce contexte que le taux d'entreprises gérées par des femmes et créées dans le cadre de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ) avait doublé pour atteindre 14% actuellement contre 7% avant 2014. L'intervenant a fait remarquer qu'il y avait une nouvelle orientation vers des secteurs tels que les technologies de l'information et de la communication (TIC), le tourisme, les activités libérales, le secteur tertiaire à l'exception des transports outre des secteurs ayant enregistré une bonne croissance dont l'agriculture (3,6%), le bâtiment (3,34%), l'industrie et la maintenance (3,13%). M. Bouchakour a valorisé la nouvelle loi sur les PME du fait qu'elle constitue une opportunité pour opérer un pas qualitatif et quantitatif en matière de création d'entreprises. Le nombre de projets financés durant ces six dernières années dans le cadre de l'ANSEJ a augmenté à 62% contre 38% vers la fin 2010. Le taux de postes d'emploi créés a également connu un hausse de 55% contre 45% fin 2010.
L'expert a mis en avant la nouvelle orientation vers les secteurs économiques prioritaires dans le cadre des démarches du gouvernement visant la diversification de l'économie où la petite entreprise et la micro-entreprise auront un rôle central dans le développement de l'investissement productif générateur de postes d'emploi. (APS)


Financement des entreprises : Identifier les blocages

l Réunion prochaine entre l'ANSEJ et les banques

Le directeur général de l'Agence nationale de soutien à l'Emploi de   Jeunes (ANSEJ), M. Mourad Zemali, a affirmé qu'une réunion entre l'ANSEJ et   l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) se tiendra la   semaine prochaine en vue d'identifier les problèmes de financement des entreprises créées dans le   cadre de ce dispositif.  
Lors d'une assise consacrée aux préoccupations des jeunes entrepreneurs dans le cadre des travaux   des Assises nationales sur la micro-entreprise, M. Zemali a précisé que différents problèmes relatifs aux crédits bancaires et aux modes de paiement, en vue de garantir la viabilité des   entreprises créées grâce au soutien public, seront évoqués durant cette rencontre prévue avec les   représentants des banques.
Plusieurs jeunes entrepreneurs relevant du dispositif ANSEJ ont soulevé le problème lié à la saisie des équipements en situation de retard de paiement et la non-application de la déduction sur les bénéfices bancaires d'une manière intégrale ainsi que le mode d'application du rééchelonnement du   paiement des crédits. M. Zemali a mis en avant l'élaboration d'une liste des entreprises d'approvisionnement auxquelles  les jeunes entrepreneurs peuvent recourir, à l'effet de l'acquisition de matériel et de matières   premières.  Cette liste qui sera lancée début mai prochain a pour but de mettre fin à l'escroquerie de certains   fournisseurs, a souligné le directeur général qui a précisé que la liste comportera uniquement les entreprises qui respectent le cahier des charges établi par l'ANSEJ. D'autre part, le responsable a indiqué qu'une plateforme informatique sera lancée prochainement et inclura différentes entreprises créées via le dispositif ANSEJ. L’agence vise, à travers cette plateforme créée grâce au projet de coopération avec le programme   de l’ONU pour le développement  (PNUD), à mettre en place un réseau à travers lequel les   entrepreneurs pourraient renforcer les relations entre eux, créer des chances  de complémentarité et   commercialiser leurs produits.  
En ce qui concerne l’immobilier industriel, M. Zemali a affirmé qu’une idée est en phase d’être   généralisée pour consacrer des petites zones industrielles exclusivement aux micro-entreprises.  Par ailleurs, l’ANSEJ examine la possibilité d’organiser des sessions de formation en faveur   des jeunes entrepreneurs portant sur la gestion des micro-entreprises et la relation avec les   différentes instances, notamment la direction des impôts, les caisses des assurances sociales et les   agences d'emploi, en coordination avec la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs (FNJE).  
Des textes juridiques sont en cours d'élaboration pour le renforcement de la représentation des jeunes entrepreneurs au niveau des différentes instances activant dans la promotion de   l'entrepreneuriat chez les jeunes, a indiqué le responsable.
Il a ajouté dans ce sens que le conseil d’orientation de l’ANSEJ sera renforcé par un représentant de la fédération au même titre que le Fonds   de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises (FGAR) qui sera également doté de représentants de la fédération.
Conformément aux recommandations de la tripartite, des espaces publics vacants sont en cours de recensement au niveau de plusieurs wilayas en vue de les transférer au profit des jeunes entrepreneurs, a-t-il expliqué au sujet du problème des locaux. Des jeunes entrepreneurs ont présenté, lors de la séance d’audition, un aperçu sur les difficultés rencontrées, soulignant la nécessité de mettre en place un mécanisme permettant aux petites entreprises de bénéficier d’un quota de 20% des marchés publics.  Il est à noter que plus de 1.000 jeunes de différentes wilayas ont pris part aux assises de deux  jours organisées par la FNJE.

Les jeunes expriment leurs préoccupations

Les jeunes entrepreneurs participant aux Assises nationales sur la  micro-entreprise ont exprimé hier  à Alger leurs préoccupations ayant trait à la gestion  administrative de leurs activités ainsi que l'octroi d'agrément pour leur extension.  Dans ce contexte, M. Bensalah Mohamed, gérant d'un atelier de construction de chalutiers de pêche à  Ain Temouchent, a exprimé sa préoccupation relative à la facilitation des procédures ayant trait à  la construction de ces chalutiers. Il a indiqué que son atelier, qui emploie près de 20 ouvriers et pouvant employer jusqu'à 20,  travaille avec un  rythme très lent en raison de l'obligation d'obtenir plusieurs autorisations de  différents organismes administratifs.  
La construction d'un seul chalutier nécessite l'obtention d'une autorisation de la Direction de la  pêche maritime, du port et d'autres institutions administratives, ce qui prend beaucoup de temps,  a-t-il ajouté.  
Pour sa part, Mme Ibtissam Harkat, directrice d'une école privée d'enseignement de langues  étrangères à Tamanrasset, a mis en avant la nécessité de faciliter les procédures administratives  en matière d'octroi de nouveaux agréments en cas d'extension du projet.  Elle a indiqué dans ce sens que son aspiration à élargir son activité à des formations spécialisées  dans le domaine du tourisme (guide touristique) reste tributaire de l'obtention d'un nouvel agrément.  
Guettaf Sid Ali, propriétaire d'un atelier de menuiserie aluminium, a évoqué à son tour les  entraves administratives qu'il rencontre notamment en matière d'obtention de marchés publics, citant  par la même occasion certaines difficultés enregistrées lors de l'élaboration des cahiers des charges  relatifs à ces marchés.


Salon de l’agroalimentaire de Londres    
Des entreprises algériennes à la conquête du marché britannique

 

Trente  entreprises algériennes opérant dans l’agroalimentaire   présentent au Salon international de l’alimentation et des boissons à Londres, une gamme variée des   meilleurs produits algériens du terroir, dans la perspective de trouver des débouchés sur le marché britannique.  Assistées par la Société algérienne des foires et exportations (Safex) et l’Agence nationale pour la promotion du commerce extérieur (Algex), des opérateurs algériens exposent leurs produits à cette 29e édition du Salon (19-22 mars) avec l’ambition de conquérir d’autres marchés extérieurs, européens en particuliers. Des dattes, de l’huile d’olive, des figues sèches, des pâtes alimentaires, du couscous, ainsi que des boissons, fruits et légumes et confiseries traditionnelles répondant aux normes internationales, sont harmonieusement présentés au pavillon de l’Algérie à cette manifestation internationale. Les représentants de plusieurs sociétés dont certaines ont déjà une expérience dans l’exportation, notamment vers la France et les marchés américains, ont souligné à l’APS l’importance de leur participation à ce type de manifestations, afin de pouvoir établir le contact avec d’autres exposants et opérateurs, et trouver des clients au Royaume-Uni. Ils visent de faire connaître au marché britannique et autres, ou la concurrence est rude, le produit algérien, qui pourrait, selon le directeur d’une entreprise exportatrice Saadouni Houcem, se faire une place dans d’autres marchés. Il a relevé que l’Algérie encourage l’exportation des produits agroalimentaires, à travers tout un dispositif de facilitations, ajoutant que le contact avec les opérateurs professionnels aidera à explorer les marchés européens. Certains ont relevé, qu’outre la qualité supérieure des produits algériens exposés, ils comptaient   sur leurs prix concurrentiels pour atteindre de nouveaux marchés et décrocher des contrats au Royaume-Uni, notamment pour les produits alimentaires que ce pays importe des pays de l’Europe de l’Est. La manager d’autres autres sociétés, Nadia Melouli, a confié qu’elle visait à exporter Deglet Nour, la reine des dattes, dans les grands magasins des quartiers huppés de Londres. Elle présente au Salon de la confiserie faite maison, avec les dattes produites dans ses palmerais familiales au sud d’Algérie, bio et de qualité, dans un packaging très attirant, même si celles  non emballées attirent plus de monde, a-t-on constaté.  La présence algérienne au Salon agroalimentaire de Londres fait partie de la participation de l’Algérie aux manifestations économiques à l’étranger au titre de l’année 2017.  Les frais de participation, incluant la location des stands et l’acheminement des marchandises, ont été pris en charge à hauteur de 80% par le Fonds Spécial de Promotion des Exportations (FSPE), a précisé le directeur de la coopération d’Algex présent au Salon, Aissa Zeghmati. Le marché britannique des produits agroalimentaires est l’un des plus dynamiques au monde, il   occupe la  3e place en Europe et la 5e au monde, et il serait important que l’Algérie y pénètre, a-t-il relevé.  L’IFE est considéré comme le plus important du secteur en Grande-Bretagne et réunit tous les   producteurs et exportateurs des secteurs des boissons, produits laitiers, confiseries, viandes produits de la mer et boulangerie. Il  compte, dans sa 29e édition, 1.350 exposants venus 57 pays. Trois pays arabes y participent, l’Algérie, la Tunisie, et pour la première fois, la Palestine. Ses organisateurs prévoient 30.000 visiteurs de 100 pays.
L’édition 2015 avait regroupé plus de 28.000 professionnels et 1.137 exposants issus de 55 pays.
 

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