mardi 17 octobre 2017 21:33:48

10e édition «Jardin des anges» : La ville en vert

Initiée, il y a une dizaine d’années par la Radio algérienne, l’opération « Jardin des anges » a pris cette année une dimension nationale et l’allure d’une grande fête pour la valorisation de l’arbre et de l’espace forestier au niveau des villes urbaines.

PUBLIE LE : 20-03-2017 | 0:00
D.R

Initiée, il y a une dizaine d’années par la Radio algérienne, l’opération « Jardin des anges » a pris cette année une dimension nationale et l’allure d’une grande fête pour la valorisation de l’arbre et de l’espace forestier au niveau des villes urbaines. 

Cette action éco-citoyenne qui coïncide avec la célébration de la journée mondiale de la Forêt et qui revient chaque année avec des nouveautés en essayant d’apporter un maximum de belles et de bonnes choses pour dame Nature, est, fortement soutenue par la Direction générale des forêts (DGF), qui pourvoie les citoyens volontaires en plants qui se comptent en milliers.
Les Scouts musulmans ont aussi mobilisé leurs équipes pour une forte présence sur le terrain. De même que la Sûreté, la Gendarmerie nationales les Douanes algériennes. Une opération destinée essentiellement aux enfants en vue de leur inculquer l'amour et le respect de la nature, mais elle est ouverte à l'ensemble des citoyens.
Pour cette édition plusieurs milliers d’arbres ont été mis en terre au cœur de la ville afin de créer des forêts urbaines à travers les 48 wilayas du pays, et ce, en compagnie de tous les partenaires ainsi que les citoyens.
Plusieurs nouvelles villes ont été, tout au long de la journée de samedi dernier, le théâtre de cette belle opération de reboisement pour étoffer leur couvert végétal et les humaniser un peu plus.
Au niveau du Site AADL de Sidi Abdellah, des nouvelles villes Boughzoul de Médéa, d’Ali-Mendjeli de Constantine et de Hassi Messaoud dans la wilaya d’Ouargla, il a été procédé à l’implantation d’arbres et à la sensibilisation aux missions de préservation de la flore à travers les opérations de reboisement et de la lutte contre toute forme d’agression de  l’environnement.
Il s’agit surtout de veiller sur la nature en ville, ménager les espaces verts et bleus, sauvegarder la biodiversité urbaine, fleurir les cours et les boulevards, aménager des « salons verts », c’est ainsi veiller sur la ville elle-même et sur soi. L’eau, l’air, la faune et la végétation ne sont plus considérés comme des réalités « résiduelles », extérieures à l’urbain, mais comme des éléments constitutifs des lieux, de la mosaïque urbaine, de la diversité et de la qualité de ses paysages. Intégrés au projet urbain les « espaces naturels » sont prestataires de services écologiques, mais aussi des formes structurantes, supports de valeurs sensorielles, ludiques et esthétiques. Cette écologie du paysage met l’accent sur la physionomie végétale, le volume et l’orientation des plantations, la contiguïté et la connectivité des trames bleues et vertes, la séquence des essences, le rythme des floraisons, etc., pour accentuer la lisibilité de la ville, l’habitabilité et l’identité des lieux.
Cette action éco-citoyenne qui répond à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie du citoyen d’intégrer les espaces verts le plus en amont possible dans les réflexions urbanistiques doit permettre de lutter pour la sauvegarde de la biodiversité, mais également garantir une certaine qualité de vie aux habitants.
De telles opérations qui devraient se multiplier davantage au regard des données que nous procurent les services des forêts. En effet, si la norme du taux de couverture végétale de l’espace est d’au moins 25%, il se trouve que ce taux ne dépasse pas les 12% à l’échelle nationale. La situation est encore plus préoccupante s’agissant de la capitale, son taux ne dépassant en effet pas les 6%.
« Avec le plan stratégique de développement de la capitale nous comptons augmenter l’espace vert pour atteindre au moins la norme nationale », estime-t-on au niveau de la direction des forêts de la wilaya d’Alger. Un effort considérable à accomplir, notamment avec les projets lancés au niveau de la wilaya par d’autres structures, et ce, afin de rapprocher les espaces verts des habitants et d’améliorer leur impact.
Ceci dit le problème de l’environnement étant en grande partie un problème de comportement, il est nécessaire, pour l’efficacité d’une politique environnementale, que la population soit convaincue qu’il s’agit d’une question importante et qu’elle soit disposée à collaborer activement.

Sarah Sofi
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions