samedi 29 avril 2017 12:26:12

Mme Benghebrit rend hommage à Louiza Ighilahriz

Un vibrant hommage a été rendu, hier, par le ministère de l’Education nationale à l’une des figures emblématiques de la Révolution algérienne, la moudjahida Louiza Ighilahriz, à l’occasion de la fête de la Victoire, célébrée le 19 mars de chaque année.

PUBLIE LE : 20-03-2017 | 0:00
Ph. Billel

Un vibrant hommage a été rendu, hier, par le ministère de l’Education nationale à l’une des figures emblématiques de la Révolution algérienne, la moudjahida Louiza Ighilahriz, à l’occasion de la fête de la Victoire, célébrée le 19 mars de chaque année.

Parallèlement à cet hommage, l’on apprendra que la ministre de l’Education nationale avait instruit tous les responsables des établissements scolaires afin de célébrer cette journée au niveau de toutes les écoles à travers le pays. Mme Nouria Benghebrit a indiqué à cette occasion que la date du 19 mars, soit celle du 55e anniversaire de la fête de la Victoire, qui coïncide avec la signature des Accords d'Evian, a été introduite dans les livres d’histoire de l’enseignement moyen. « Nous voulons à travers l’enseignement de cette étape de l’histoire nationale, construire une mémoire commune chez tous les Algériens, notamment les élèves. L’école est l’endroit idéal pour construire l’esprit nationaliste, basé sur l’apprentissage de l’histoire «, a-t-elle affirmé.
La ministre de l’Education a également mis en avant le fait que cette date historique était une occasion pour rappeler à la jeunesse algérienne les sacrifices de la génération de la Révolution de Novembre, soulignant le rôle de l'école dans le confortement de la personnalité algérienne et la fidélité à l'unité nationale.
«Si à cette époque, le grand défi c'était la libération du pays, actuellement c'est le savoir et l'éducation, car ce qui caractérise aujourd'hui le monde, c'est l'économie du savoir», a-t-elle estimé.  De son côté, Mme Ighilahriz, qui a prononcé un mot à l’occasion, a appelé les jeune à apprendre et à travailler pour contribuer au développement du pays, ceci, partant du principe que les Algériens «ont accompli une œuvre extraordinaire et monumentale», à travers leur lutte de la libération nationale contre la France coloniale, en menant un combat «courageux et héroïque», a mis en exergue la moudjahida qui est également membre du Conseil de la nation.
S’adressant aux cadres du ministère venus assister à la conférence, Mme Ighilahriz a souligné que « c’est grâce à nos chouhada, qui ont irrigué de leur sang notre Algérie, sans aucune peur, aucun renoncement et aucune lassitude, que nous avons arraché notre indépendance».
La moudjahida a rappelé à l'assistance les souffrances et les tortures, dont elle garde toujours les séquelles, qu'elle avait subies lors de son arrestation, soulignant que les femmes algériennes sont restées «traumatisées à cause des affres du colonialisme».
«La France a fait également sa guerre contre la femme algérienne», a-t-elle témoigné, sous l'effet de l'émotion, soulignant que les moudjahidine algériens avaient une « volonté tenace » de se sacrifier pour que « nos enfants vivent mieux que nous ».  Evoquant la signature des Accords d'Evian, c’est avec émotion qu’elle se souviendra qu'elle avait appris la nouvelle à la radio, après son évasion d'une prison française, en février 1962, soutenant : « Je pleurais de joie, en entendant cette nouvelle réjouissante ».
 Mme Ighilahriz a ajouté néanmoins que l'Organisation de l'armée secrète (OAS), de triste mémoire, a essayé par tous les moyens diaboliques, après la signature des Accords d'Evian, de saper le moral des Algériens, en réprimant leur joie, leur bonheur et liesse, après une nuit coloniale de 132 ans, mais ils « n'ont pas pu le faire ».  Née en 1936, Louisa Ighilahriz, s'engage dès sa vingtième année aux côtés du FLN dans la Zone autonome d'Alger. Elle sera porteuse de valises, participera à des actions de protestation. Elle prendra la fuite dans le maquis alors qu'elle était activement recherchée. Elle sera grièvement blessée lors d'une embuscade en 1957. Elle sera hospitalisée puis incarcérée dans plusieurs prisons françaises. Deux mois avant le cessez-le-feu, elle prendra la fuite aidée par des communistes français.
Depuis l'indépendance, Louisette Ighilahriz est retournée au pays où elle a été décorée à plusieurs reprises par l’Etat. En 2000, elle relance le débat sur les viols et exactions commis par l'armée française en racontant son calvaire.
A l'issue de cette conférence, la moudjahida Louisa Ighilahriz a été distinguée par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit pour sa bravoure, son courage et sa lutte durant la guerre de Libération nationale.
Salima Ettouahria

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