dimanche 26 mars 2017 15:51:46

Nouvelles de Béjaïa, hydraulique : De grands retards

Afin d’améliorer la situation du secteur de l’hydraulique, qui connaît un retard énorme dans l’achèvement des projets, la vétusté des réseaux, le non-raccordement de plusieurs communes à partir du barrage de Tichy Haf, les coupures fréquentes et la perturbation des horaires de distribution de l’eau potable au niveau de la wilaya de Bejaia, M. Hattab Mohamed, wali de Bejaia, a tenu un conseil de wilaya à l’examen exclusif de ce secteur névralgique.

PUBLIE LE : 09-03-2017 | 0:00
D.R

Page animée par Mustapha Laouer

Afin d’améliorer la situation du secteur de l’hydraulique, qui connaît un retard énorme dans l’achèvement des projets,  la vétusté des réseaux, le non-raccordement de plusieurs communes à partir du barrage de Tichy Haf, les coupures fréquentes et la perturbation des horaires de distribution de l’eau potable au niveau de la wilaya de Bejaia, M. Hattab Mohamed, wali de Bejaia, a tenu un conseil de wilaya à l’examen exclusif de ce secteur névralgique.

Comparant le développement de l’hydraulique, le wali souligna que ce secteur connaît pourtant une grande avancée au niveau national, mais  s’étonne que la wilaya accuse un grand retard d’autant plus que le désir d’injecter de grands projets  existe. « Au niveau de la wilaya de Bejaia, on n’a pas pu exprimer les vrais besoins des citoyens, il n’y a pas eu de diagnostic pour cerner les problèmes réels ressentis au niveau local. A ce jour aucune commune n’est alimentée en eau potable en H24 », souligna le wali. Un objectif que M. Hattab a décidé d’atteindre, coûte que coûte, avec une feuille de route bien tracée ou    plusieurs actions sont prévues. A cet effet, les besoins de la wilaya en projets structurants sont arrêtés  et répertoriés. A partir des eaux de surface, il y a lieu de lancer l’extension de la station de traitement du barrage de Tichy Haf actuellement de 120.000 m3/j à 180.000 m3/j pour prendre en charge les besoins des 6 communes  du sud. Pour ce qui est de l’alimentation en eau potable (AEP) de la côte est du Sahel, la commune de Taskriout et la commune d’Ait Smail, nécessitent une prise en charge. Il y a également la nécessité de la protection et de la déviation de la conduite principale d’un diamètre  de 700 (Ø 700) alimentant la ville de Bejaia à partir de la source Ainser Azegza (source bleue) qui se trouve actuellement à l’intérieur de l’oued Agrioun, sur 5 kilomètres et qui risque une rupture. Ce projet est estimé à un milliard de dinars. Pour une distribution plus optimale, la mise à niveau des réseaux d’AEP est nécessaire par la prise en charge financière des travaux de réhabilitation, comptage et ouvrages hydrauliques pour améliorer la plage horaire et desserte.
L’option du dessalement
En outre le barrage est destiné à l’irrigation du périmètre agricole  du 17-Juin à Beni Ksila, sur 600 ha. Ce barrage dont l’étude APD est achevée depuis une dizaine d’années aura une capacité de 12 hm3 et régularisera 17 hm3/an. La demande d’inscription du projet n’a pas abouti. 26 sites  comportant de petits barrages et retenues collinaires ont été identifiés par la direction des ressources en eau et qui nécessitent l’inscription de l’étude de faisabilité  et d’exécution. Le dossier a été transmis à la tutelle. Certes, les ressources en eau existent et peuvent nettement améliorer la situation actuelle. Une étude générale sur le dessalement de l’eau de mer, réalisée en 2003 par SAFEGE,  a retenu un site de station à Djebira (commune de Boukhelifa). L’assiette s’étend sur une surface de 11 hectares avec une capacité projetée 100.000 m3/j. Toutefois l’érosion marine est en train de réduire sérieusement le terrain d’assiette.  Cette option de dessalement d’eau de mer est nécessaire pour répondre aux besoins  en  eau  (appoints) des nouveaux pôles d’Ighzer Ouzarif (oued Ghir), Sidi Boudraham (Bejaia), le campus Aboudaou (Tala Hamza) et la zone touristique de la côte Est (communes de Tichy, Boukhelifa, Aokas, Souk El Tenine et Melbou). La demande d’investissement et d’inscription  du projet n’a pas abouti. La situation du secteur à travers la wilaya de Bejaia compte actuellement, 1.023 réservoirs d’une capacité de 221.105 m3. Le taux de raccordement en AEP est de 95% avec une dotation moyenne de 145 litres/j par habitant. Le taux de perte, fuite dans le réseau, est estimé à 45%. Le volume d’eau produit pour l’AEP : 256.800 m3/j (volume globale tous usages 300.700 m3/j). Les besoins en eau potable sont arrêtés à 144.000 m3/j. Les sources de production sont présentées à travers les  eaux  superficielles (barrages)  avec 113.400 m3/j (utilisées à 100% pour l’AEP). En eaux souterraines (forages, puits et sources)  avec 183,000 m3/j (utilisée à 80% pour AEP). En eaux minérales  avec 12 unités fonctionnelles exploitant 23 forages et une source totalisant 129 l/s (6.000 m3/j). Tandis que pour l’extraction de matériaux alluvionnaires, 16 concessions exploitent 673.000 m3/an. La wilaya dispose du  barrage de Tichy Haf qui se trouve entre les communes de Bouhamza (rive droite) et Tamokra (rive gauche) sur l’oued Bousselam. Ce barrage a été lancé en  1988 et mis en exploitation en 2006. Ayant une capacité de 75 hm3, il régularise un volume de 150 hm3. L’opération de  transfert d’AEP couloir Soummam réalisée  par l’Agence Nationale des Barrages et Transfert (ANBT) est à 100% (90 km  Ø 1.800 à 1.000 mm, une station de traitement de 120.000 m3/j et 7 réservoirs de 23.000 m3 et une station de chloration de 75.000 m3/j). La mise en service de la première tranche à partir des ouvrages déjà réalisés par l’ANBT après les travaux réalisés par la DRE pour l’AEP de 18 communes. Les travaux sont  confiés à six groupements d’entreprises.

Le wali à Seddouk et Beni Maouche
 
Pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets inscrits aux profits des différentes communes de la wilaya et afin de prendre le pouls du développement local des communes déshéritées, désenclaver les localités de la haute vallée de la Soummam, répondre aux aspirations des populations rurales afin de leur assurer un cadre de vie meilleur, avec la création d’équipements socio-éducatifs et de jeunesse, la réalisation de logements et de centres de soins et surtout éviter l’exode rural vers les centres urbains, telles ont été les principales mesures prises par le wali, Mohamed Hattab, lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée dans les daïras de Seddouk et Beni Maouche. Pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets inscrits aux profits de ces localités. Comme à l’accoutumée et en guise de reconnaissance et d’hommages aux sites à caractères historiques, culturels et religieux, le wali a fait un crochet au niveau du mausolée de Cheikh Haddad, où il s’est recueilli à la mémoire du guide spirituel de la Tarika Errahmania et figure emblématique de l’insurrection de 1871, et a déposé une gerbe de fleurs sur sa tombe, suivie de la lecture de la Fatiha, avant de visiter son mausolée qui renferme aussi les tombes de ses deux fils Aziz et M’hand, tous deux ayant également participé activement à l’insurrection.
Inauguré en juillet 2009
Sur place, M. Hattab s’est enquis du problème de gestion de ce site qui perdure depuis plusieurs années, comme il a ordonné au directeur de la culture afin d’examiner et de mettre les moyens  nécessaires pour gérer le site, tout en réglant son statut juridique  avec la désignation d’un gestionnaire pour son fonctionnement légal et éventuellement le transformer en lieu de pèlerinage pour les chercheurs historiens et autres visiteurs. Poursuivant sa visite,  le wali a inauguré  le marché de proximité  de Beni Maouche, et a visité le site des 40 logements publics locatifs.   Des citoyens ont abordé le wali pour lui faire part de leurs préoccupations liées à l’état des routes au niveau de cette localité. Le retour d’écoute ne s’est pas fait attendre  et le wali a  dégagé sur le budget de wilaya une enveloppe financière estimée à 4 milliards de centimes pour la prise en charge des projets d’aménagement et revêtement en bitume de la route menant vers Bouyekini  et Bouhamadène,  ainsi que la réhabilitation d’une station urbaine à Beni Maouche. Dans la daïra de Seddouk, le wali s’est rendu dans la commune de Bouhamza, où il a visité le site où sont implantés des logements groupés réalisés dans le cadre du séisme du 10 novembre 2000, tout en demandant au directeur du logement d’assainir au plus vite la situation de ce projet.  

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Journées d’information  d’Algérie Télécom
 
La direction opérationnelle d’Algérie Télécom de Bejaia a organisé des journées d’informations  sur le service « Fimaktabati » (bibliothèque numérique) destinées aux étudiants de l’université Abderrahmane Mira. Le service Fimaktabati est disponible en deux formules (généraliste et académique) et permet aux clients d’accéder à des milliers d’ouvrages issus de prestigieuses maisons d’éditions internationales, traitant des différentes thématiques comme l’histoire, la science, l’enfance l’éducation et la santé. Des cartes « Fimaktabati » sont disponibles aux niveaux des agences commerciales d’Algérie télécom pour le prix de 2.400 DA et 3.000 DA. Comme il suffit de se connecter sur le site dédié à la bibliothèque numérique « www. Fimaktabati.dz » pour accéder aux ouvrages.

Salon de la cuniculture

La direction des services agricoles de la wilaya en collaboration avec l’Institut agricole (INRA) d’Oued Ghir ont organisé le premier Salon de la cuniculture destiné à l’élevage des lapins. Cette manifestation a permis aux éleveurs de mieux s’informer sur les méthodes et règles d’élevages de l’activité qui commence à s’organiser à travers une association et des formations pratiques à l’INRA aux profits des éleveurs de la wilaya. Une exposition de lapin et produits agricoles, nourritures pour l’élevage et transformations de produits, a été organisée à la maison de la culture. Des conférences-débats ont regroupé les participants sur le thème « L’aliment du lapin » et « Etude technico-économique d’un élevage cunicole ». Des séances de formations seront destinées à l’ensemble des éleveurs dans les prochains jours.

Partenariat entre les universités de Bejaia et Guelma

Dans le but de consolider son réseau de coopération et son ouverture sur l’environnement, l’université Abderrahmane Mira de Bejaia a signé un nouvel accord de partenariat avec l’université  8-Mai-1945 de Guelma. Cet accord est de permettre un échange scientifique et pédagogique en matière d’enseignement  et de recherche. En vertu de cet accord, quatre étudiants en master 2, de chaque université ont été sélectionnés pour participer au programme d’échange afin de finaliser leurs cursus universitaires. Une initiative qui permet d’encourager la mobilité nationale, promouvoir l’échange interuniversitaire et permettre aussi un brassage culturel entre les étudiants algériens. La cérémonie de signature de la convention a été organisée au campus Targua Ouzemour.

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