mercredi 13 dcembre 2017 10:11:54

Hommage à Farida Krim : Une comédienne à facettes multiples

C'est parce qu'elle a consacré toute sa vie à l'art qu'un vibrant hommage a été rendu à la grande actrice Farida Krim, mardi dernier, au niveau du Théâtre national algérien (TNA) Mahieddine-Bachtarzi, en présence de ses deux enfants, Yasmine et Zinou, de ses proches et de ses amis artistes dans une ambiance empreinte de nostalgie aux "qâadate" et traditions d'antan.

PUBLIE LE : 09-03-2017 | 0:00
D.R

C'est parce qu'elle a consacré toute sa vie à l'art  qu'un vibrant hommage a été rendu à la grande actrice Farida Krim, mardi dernier, au niveau du Théâtre national algérien (TNA) Mahieddine-Bachtarzi, en présence de ses deux enfants, Yasmine et Zinou, de ses proches et de ses amis artistes dans une ambiance empreinte de nostalgie aux "qâadate" et traditions d'antan.

En effet, le TNA a retenti  de youyous lors d’un vibrant hommage  rendu, durant l’après-midi d’hier, à la star du petit écran, en présence d'un nombre important de personnalités artistiques et  de ses nombreux  fans. Cette cérémonie, animée par  Mourad Zerhouni, qui a été riche en émotions,  a été organisée par la direction du TNA et l’association féminine "Saada" et ce, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme. Farida Krim, habillée d’une gandoura et hayek M’remma, a fait une entrée typiquement "algéroise" en compagnie de Benchikha, sous  les applaudissements des présents  venus  l’honorer. Cette joyeuse halte a été une occasion propice pour la famille artistique de se retrouver dans la joie après des mois, voire des années de séparation. « Aujourd’hui j’ai rajeuni de 20 ans, je suis très chanceuse d’avoir eu droit à une telle distinction. Je suis ravie et honorée d’être parmi vous », a-t-elle dit. Un panel d’artistes chanteurs a répondu présent. Le bal a été ouvert par la voix  d’or de Naima Ababsa avec les chansons "Ahlan bikoum","M’zinou n’har el youm", "Sbayeb ghalbi", "Ana el wahdanya", "Aagba wa hdoura", " Hayek M’remma", "Aachki we ghrami", qui ont enthousiasmé   le public. Parmi les figures artistiques, on pouvait distinguer  Nadia Benyoucef, Hassiba Abderraouf, Zakia Kara Torki… L’animateur Djallal, fortement applaudi,   a eu droit  à une chanson "Lamouni éli gharou méni" créant ainsi une atmosphère festive.  Dans cette ambiance empreinte de nostalgie aux "qâadates" et traditions d'antan, qui ont tendance à disparaître de nos jours, les youyous  se mélangeaient aux  chansons du terroir, inspirées du patrimoine et interprétées par Nadia Benyoucef, Ghani El Djazaïri et Sid Ali Chalabala. Les "bouqalate", cette vieille tradition algéroise ressuscitée à cette occasion, ont permis au public de voyager à travers le quartier ancestral de La Casbah et de se remémorer les souvenirs d'antan. Le public a été gâté par le Ballet national qui a exécuté  de savoureuses  danses. Un défilé de mode a, en outre, été organisé. A la fin de l’hommage, un diplôme d’honneur et des cadeaux symboliques  ont été remis à l’actrice qui, pour sa part, a remercié   tous ceux qui ont contribué à cette initiative. Les invités  ont eu  des cadeaux et un diplôme de participation. A travers ses rôles, Farida Krim a incarné  la vraie image de la femme algérienne. Cette figure artistique star, connue récemment par "Khalti Boualem", du petit écran et un produit du   théâtre radiophonique. Cette femme jalouse de son pays a débuté sa carrière en 1963, en participant à l’émission radiophonique enfantine "Djenat El-Atfal"  de Mohamed Bouteldja. Elle jouait  le rôle d’une petite fille, en compagnie de Zoheir Abdellatif. Après cela, et toute petite, elle a continué dans des émissions radiophoniques avec Ali Abdoune, Ali Feddi... Ses débuts remontent donc à l’époque où elle avait environ 10 ans et elle a continué dans l’art durant  50 ans. Farida Krim, qui a interprété  plusieurs rôles dans  plusieurs films et feuilletons,   a beaucoup été appréciée par ses fans  qui ont aimé le rôle de "Khalti Boualem", femme « Redjla » comme on dit en dialecte algérois dans le sitcom  "Djemai Family" de Djaffar Gacem. Dans sa carrière,  elle a interprété des rôles de composition. On peut citer à titre d’exemple, dans un feuilleton, le rôle d’une mère qui voulait à tout prix que sa fille (Asma Djermoune) ne se marie pas et qui vers la fin  devient folle, en portant la robe blanche. Elle a, aussi, incarné des personnages de femme méchante dans "Taman El Hob".  
Sihem Oubraham
 

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