lundi 18 mars 2019 21:27:55

Agriculture : Bonne récolte céréalière en perspective

3,5 millions d’hectares consacrés à la céréaliculture

PUBLIE LE : 07-03-2017 | 0:00
Ph. Nacera I.

«Vu l’important coefficient pluviométrique enregistré récemment, le ministère de l’Agriculture escompte une meilleure récolte en céréales. Les prévisions de la tutelle annoncent déjà une saison très prometteuse.» Tels sont les propos tenus par le directeur de la régulation et du développement des produits agricoles au niveau du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. M. Chérif Omari, qui a présidé, hier, le regroupement régional dans le cadre du suivi et de l’évaluation de la campagne céréalière (labours-semailles et moisson-battage), a fait savoir que la campagne agricole 2016-2017 cible une récolte de 34 millions de quintaux de céréales à l’échelle nationale. «Pour atteindre cet objectif, on espère un bon rendement. Il faut dire que celui-ci est subordonné à la présence de pluies abondantes, notamment au mois de mars, période durant laquelle les céréales ont besoin d’eau», a-t-il dit. Ainsi, le responsable a fait savoir que pour garantir la réussite de cette campagne, 2,5 millions de semences ont été réservées pour les 4 millions d’hectares ciblés à l’échelle nationale, et pas moins de 80 guichets uniques et 43 coopératives de céréales et de légumes secs (CCLS) sont mobilisés pour approvisionner les agriculteurs en semences et en engrais, et les accompagner dans les procédures administratives liées aux crédits et assurances. De ce fait, la stratégie du secteur cible l'autosuffisance en blé, avec une hausse due à l'encadrement technique et économique, et aux conditions météorologiques favorables au niveau des principales régions de production. «L’Algérie ambitionne, à travers le programme quinquennal 2015-2019, de réduire ses importations de céréales et de réaliser l'autosuffisance en blé dur, compte tenu des capacités disponibles localement», a-t-il indiqué.Concernant la  campagne moisson-battage pour la saison 2016/2017, M. Chérif a indiqué que celle-ci s’annonce meilleure que les années précédentes, à la faveur des mesures tant techniques qu’économiques prises dans le cadre de l’application de la politique du renouveau de l’économie agricole et du renouveau rural, soutenues par une pluviosité appréciable.
«L’objectif principal de ce regroupement est de sensibiliser les agriculteurs à l’importance de l’opération de désherbage, et cela au regard des conditions climatiques pluvieuses ayant caractérisé les mois de décembre 2016 et janvier 2017, favorables pour le développement des mauvaises herbes, ces derniers affectant négativement la production céréalière en engendrant de 30 à 40% des pertes», a-t-il souligné.

3,5 millions d’hectares consacrés à la céréaliculture  

 Toujours selon ce responsable, afin d’assurer une meilleure productivité, une propreté et une qualité des céréales permettant d’avoir une opération de récolte plus facile, il est important de traiter les mauvaises herbes précocement apparues. «Tous les moyens nécessaires ont été assurés pour la réussite de cette saison agricole, et cela en garantissant, notamment les engrais et les semences agréées au niveau des coopératives, à des quantités répondant aux besoins des agricultures», a précisé M. Omari. De son côté, M. Amrani, représentant de l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), a indiqué qu’en prévision de la campagne labours- semailles 2016-2017, le ministère de l'Agriculture envisage de consacrer 3,5 millions d'hectares à la céréaliculture, 3,5 millions de quintaux de semences agréées, et 2,5 millions de quintaux d'engrais phosphatés et azotés ont été mis à la disposition des coopératives de céréaliculteurs au niveau national, et des guichets uniques ont été mis au service des agriculteurs depuis le 17 juillet dernier.
«Sachant que l'irrigation agricole commence en même temps que les labours, le rendement des terres disposant de réserves d'eau est meilleur, et inversement», explique M. Amrani, mettant en avant l'importance de la disponibilité des eaux durant les processus d'épandage et d'ensemencement. «À ce niveau, l'agriculteur a besoin d'un important stock de réserve d'eau afin de pouvoir hisser le rendement de son terrain à 60 quintaux par hectare», relève le responsable.
Sarah A. Benali Cherif

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