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Tensions sur les médicaments : Elles seront maîtrisées

« C’est la première fois que la facture des médicaments produits localement dépasse celle de produits importés »

PUBLIE LE : 16-02-2017 | 0:00
Ph. : Archives

Y a-t-il vraiment une tension ou pas sur la  disponibilité d’une quarantaine de produits pharmaceutiques fabriqués localement et  importés ? La réponse à cette question est venue du directeur général de la Pharmacie et des Équipements du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Dr Hamou Hafed, qui a rassuré les citoyens et les industriels pharmaceutiques sur le fait qu’il n’y a aucune pénurie concernant l’approvisionnement sur ces produits.
Selon lui, il n’y a pas lieu de s’alarmer. «S’il existe des tensions sur les médicaments, produits localement ou importés, elles seront automatiquement maîtrisées dans les jours à venir», a tenu à rassurer le représentant du ministère de la Santé. S’exprimant sur les raisons de ces tensions, Dr Hafed explique qu’elles sont dues aux «retards occasionnés, lors du contrôle de la mise en conformité des produits pharmaceutiques».
Pour ce qui est de l’indisponibilité de certains médicaments, le DG de la pharmacie et des équipements dit que «les programmes prévisionnels d’importation de produits de soins vont permettre de rétablir la disponibilité de certains médicaments» qui sont actuellement en rupture de stock.
Sur le registre des importations des médicaments, M. Hafedh a indiqué que la facture d’importation du médicament a augmenté de 10% durant les neuf premiers mois de l’année en cours, tandis que la facture globale des produits pharmaceutiques (médicaments et dispositifs médicaux) connaît une baisse de 4% par rapport à la même période de l’année 2015. 
Selon ce responsable du ministère de la Santé, la facture sera réduite, dans les années à venir, notamment avec la politique de substitution à l’importation et avec l’adoption du Projet de loi qui prévoit des mesures incitatives à l’investissement dans le domaine pharmaceutique.
«La production locale, indique-t-il, est en progression constante, elle a été multipliée par 5 en 10 ans, et elle a enregistré une progression de 60% au 30 septembre 2016.» Il affirme, également, que le médicament produit localement couvre aujourd’hui 45% des besoins, et qu'il atteindra les 70%, avec l’entrée en production des 205 projets en voie de réalisation, à la fin 2017. Pour l’invité de la radio, même avec une dépense de 2,7 milliards de dollars pour le médicament, l’Algérie reste très loin derrière les pays industrialisés.

« C’est la première fois que la facture des médicaments produits localement dépasse celle de produits importés »

En effet, jusqu’à ce jour, la production nationale du médicament couvre actuellement 61% des besoins, alors qu’il y a quelques années elle ne dépassait point les 5%. L’Algérie a réalisé un grand progrès en matière de fabrication du médicament, et recense 80 unités de production, et leur nombre devra atteindre 150 prochainement.
Il faut savoir également que l’État a pris la décision d’interdire l’importation des médicaments fabriqués localement, une mesure qui se veut être un grand stimulant aux industriels locaux, le nombre de médicaments dont l’importation n'est plus tolérée a atteint 358 médicaments.
Le directeur général de la Pharmacie au ministère de la Santé a déclaré également que «l'ensemble des programmes du médicament strictement importé est complètement libéré», précisant que le médicament a représenté, en 2016, quelque 92% de la totalité de la production pharmaceutique nationale, et 54% par rapport à la facture globale nationale.
Dans cette optique, le responsable signale que c’est la première fois que la facture des produits de pharmacie, produits localement, dépasse celle de produits importés, spécifiant par là que cette politique résulte des efforts engagés par les pouvoirs publics pour promouvoir la production du médicament en Algérie
Il convient de rappeler qu’il y a trois, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, avait souligné que l'Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) devait être opérationnelle avant-hier, qui, selon lui, est un «acquis important» pour l'Algérie, et est appelée à devenir une «référence» en la matière en Afrique.
Il affirme que la production locale «ne doit pas être orientée vers les laboratoires internationaux, mais doit, au contraire, être promue de sorte à attirer ces laboratoires et les potentiels investisseurs vers elle». Le ministre s'est engagé, dans ce contexte, à accompagner les producteurs nationaux et à leur garantir «la stabilité de l'environnement» lié à leurs activités. Assurant, par ailleurs, qu'il n'y aura «plus de pénurie» de médicaments, M. Boudiaf a considéré que la disponibilité de ces produits relevait de la «souveraineté nationale», avant d'annoncer une prochaine révision de l'organigramme du département ministériel qu'il dirige.
Mohamed Mendaci

 

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