mercredi 18 octobre 2017 21:18:38

L'administration Trump et ses relations avec Moscou : Tempête à la Maison-Blanche

La Maison-Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées —et futures— de l'équipe de Donald Trump avec la Russie.

PUBLIE LE : 16-02-2017 | 0:00
D.R

 La Maison-Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées —et futures— de l'équipe de Donald Trump avec la Russie. Moins d'un mois après sa prise de fonction, et quelques jours après un revers judiciaire cinglant sur l'immigration, le Président républicain de 70 ans a été contraint de se séparer du personnage central de son équipe rapprochée sur les affaires étrangères, qui fut aussi l'un des piliers de sa campagne.
Mis en cause pour le contenu de ses conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, et la façon dont il les avait relatées au vice-président élu Mike Pence, le général Flynn a jeté l'éponge lundi soir. Si M. Trump a pris la parole plusieurs fois mardi, il ne s'est jamais exprimé sur le sujet qui tenait Washington en haleine.
Son porte-parole, Sean Spicer, a lui reconnu que le Président avait été informé par le ministère de la Justice il y a plusieurs semaines déjà sur les interrogations concernant les appels du général Flynn.
Mais, a-t-il assuré, la Maison-Blanche a déterminé que le général Flynn n'avait en aucun cas violé la loi.
«Ce n'était pas une question de droit, c'était une question de confiance», a-t-il martelé. Point de détail troublant : Mike Pence n'avait pas été informé par le président et a donc appris l'affaire par la presse jeudi 9 février.
Loin de clore le chapitre sur la nature exacte des interactions entre l'équipe Trump et le Kremlin au cours des mois écoulés, cet épisode spectaculaire pourrait être l'élément déclencheur de nouvelles investigations. Selon l'édition électronique du New York Time, citant «quatre hauts responsables américains», encore en poste ou pas selon les cas, affirme que des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques montrent des contacts répétés avec les services de renseignement russes.
«Les enquêteurs et les services de renseignement américains ont intercepté ces communications à peu près à la même époque où ils découvraient les preuves des tentatives russes de perturber l'élection présidentielle américaine en piratant le Comité national du parti démocrate», précise le New York Times.
La nature de ces supposés appels n'est par contre pas révélée.
Le seul membre de l'équipe de campagne du futur président Trump à être mentionné par le NYT est Paul Manafort, ancien président de la campagne du président républicain et ancien consultant politique en Russie et en Ukraine.
Selon le NYT, les services de renseignement américains enquêtent afin de déterminer «si l'équipe de campagne de Trump était de mèche avec les Russes dans le cadre de ce piratage ou d'autres tentatives de jouer sur le cours de l'élection». Les hauts responsables interviewés par le NYT n'ont jusque-là pas vu d'éléments suggérant une telle coopération.
 M. T. et agences

 

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