lundi 11 dcembre 2017 20:00:24

Crise libyenne : accélérer le règlement politique

Des élections parlementaires et présidentielle en février 2018

PUBLIE LE : 16-02-2017 | 0:00
D.R

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union  africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, a reçu une importante délégation libyenne, représentant la coordination des forces  de l’Ouest et du Sud, conduite par le général major, Salem M’Hamed Djeha.

Cette rencontre fait suite aux multiples visites en Algérie des représentants  politiques, hauts responsables, personnalités et parlementaires libyens, et  s’inscrit dans le cadre des efforts que mène  l’Algérie pour rapprocher davantage les positions des parties libyennes, indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. L’entretien a porté sur les perspectives visant  à accélérer la dynamique  de règlement politique de la crise libyenne  dans le sens de la préservation de l4unité et de l’intégrité territoriale de la Libye et de la cohésion de son peuple et tendant à favoriser la dynamique de réconciliation nationale. Les membres de la délégation libyenne ont fait une présentation sur la situation qui prévaut en Libye aux plans militaire et sécuritaire. Ils ont  à ce titre rappelé les capacités que recèlent les forces libyennes dans la  perspective de la fondation d’une institution militaire unie. Ils ont fait état des succès remportés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, notamment  à Syrte. Pour sa part, le ministre Abdelkader Messahel a mis en exergue l’importante contribution de l’Algérie visant au rapprochement entre les parties libyennes, ainsi que son action constante en faveur de la solution politique durable, à travers le dialogue inclusif , la réconciliation nationale , loin de toute ingérence extérieure et l’impératif de mutualiser les efforts des libyens pour bâtir des institutions fortes et légitimes, notamment une armée nationale unifiée. Le ministre a salué la victoire remportée par les unités d’El Bounian El Marsous dans la libération de la ville de Syrte et dans la lutte contre le terrorisme. Les représentants libyens ont de leur côté loué les efforts continus de l’Algérie en faveur de la solution politique dans le cadre de l’accord libyen du 17 décembre 2015 et son soutien aux côtés du peuple libyen pour asseoir définitivement  la paix, la stabilité et la sécurité dans ce pays frère et voisin.
 
Des élections parlementaires et présidentielle en février 2018    

La rencontre ayant rassemblé plusieurs dirigeants libyens dont le chef du gouvernement d'entente nationale, Fayez El Sarraj et  le Maréchal Khalifa Haftar a été sanctionnée mardi, au Caire par un accord prévoyant d'œuvrer à la tenue d'élections présidentielle et parlementaires en Libye en février 2018, a indiqué un communiqué publié au Caire à l'issue de cette réunion. La réunion à laquelle a pris part le président du Parlement libyen, Akila Salah a décidé la création d'une commission mixte, composée de 15 personnes au maximum, choisies parmi les membres du parlement et du Haut Conseil d'Etat, en vue de trouver les solutions à apporter aux questions en suspens et aboutir à une mouture consensuelle à soumettre au Parlement libyen pour adoption, conformément à l'accord politique, signé en décembre 2015, sous l'égide de l'ONU.
Les dirigeants libyens sont parvenus, à l'issue d'une série de rencontres tenues dans plusieurs pays voisins dont l'Algérie, l'Egypte et la Tunisie, à un accord consacrant plusieurs constantes nationales «indéniables et immuables» dont la préservation de l'unité de la Libye et de son intégrité territoriale», ainsi que les exigences actuelles impliquant l'établissement d'un Etat fort qui jouit d'institutions solides, d'un peuple uni et d'une armée opérationnelle. Les participants ont condamné «toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires internes libyennes et l'effusion du sang des Libyens, tout en s'engageant  à instaurer un Etat civil, démocratique et moderne, fondé sur les principes  d'alternance pacifique au pouvoir, d'entente et d'acceptation de l'autre, outre le rejet de toute forme de marginalisation et d'exclusion, la consolidation de la réconciliation nationale et la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme». Les dirigeants libyens ont convenu de traiter certaines questions contenues dans l'accord politique pour sortir le pays de l'actuelle crise. Il s'agit en l'occurrence de «la révision de la composante et des prérogatives du conseil présidentiel libyen du gouvernement d'union nationale sous la présidence d'Al Serradj, le poste de chef suprême de l'armée libyenne et ses prérogatives et l'élargissement de la qualité de membre du Haut Conseil de l'Etat, plus haute instance consultative dans le pays». Il a été convenu également de l'organisation d'élections parlementaire et présidentielle en février 2018, au plus tard, en vertu de l'accord politique libyen parrainé par l'ONU.  (APS)
 

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