dimanche 25 juin 2017 20:02:08

Accord de paix au Mali : Avancées dans la mise en œuvre

Renforcement de la coopération entre les polices algérienne et malienne

PUBLIE LE : 14-02-2017 | 0:00
D.R

Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré, a soutenu qu'il y avait des «avancées» sur le terrain depuis la signature de l'Accord de paix et de la réconciliation au Mali, en 2015, saluant l'Algérie pour son soutien diplomatique et sécuritaire. «Depuis deux ans, l'Accord a eu des avancées, mais il y a eu un certain nombre de blocages, et c'est pourquoi le ministre (Lamamra) s'est rendu à Bamako (vendredi dernier) pour essayer de faire bouger les lignes», a-t-il déclaré à la presse, au terme de son entretien avec le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. Il a indiqué avoir «bon espoir» que les résultats auxquels «nous avons abouti nous permettront de faire encore des avancées significatives, notamment dans la mise en place des autorités intérimaires, pour la reprise des patrouilles conjointes, dans le cadre du mécanisme opérationnel conjoint».
«C'est l'occasion pour moi de le remercier (Lamamra) et de le féliciter pour ce qu'il vient de réussir à Bamako, vendredi passé, où il a présidé de main de maître, une réunion de haut niveau du comité de suivi de l'Accord», a-t-il dit, ajoutant que le chef de la diplomatie algérienne s'est réuni avec un certain nombre de ministres du gouvernement du Mali, plus les parties signataires, ainsi que les représentants de la communauté internationale. Le ministre malien a salué, dans ce sillage, le rôle du gouvernement et du peuple algériens pour l'appui «constant et indéfectible» en faveur du Mali et du peuple malien, notamment pour «avoir abrité, pendant des mois, les négociations pour aboutir à cet accord, mais aussi pour ces efforts permanents pour la mise en œuvre de l'Accord».
Il a par ailleurs relevé que l'objectif de sa visite, c'était surtout de «redynamiser» la coopération entre les forces de sécurité des deux pays, soulignant que l'Algérie appuie les forces de sécurité du Mali depuis les années 1960, avec «la volonté politique affichée au plus haut lieu pour que cette coopération aille le plus loin possible et le plus vite possible».
Il a rappelé en outre avoir remis dimanche, lors de son audience avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, un message du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à «son frère et ami» le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L'Accord de paix et de réconciliation au Mali, signé dans une première étape en mai 2015, et dans une deuxième phase en juin de la même année, par toutes les parties maliennes à Bamako, avait été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite d'une médiation internationale, dont l'Algérie a été le chef de file.

Tirer profit de la grande expérience de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme

M. Salif Traoré a réitéré la volonté de son pays de promouvoir le partenariat sécuritaire avec l'Algérie, et tirer profit de «la grande expérience» de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme. «Nous avons un ennemi commun qui s'appelle le terrorisme. L’Algérie à une grande expérience dans ce domaine. C'est pourquoi la raison principale de ma visite (...) est de voir dans quelle mesure on peut aller plus loin dans la coopération sécuritaire», à déclaré M. Traoré, à l'issue d'un entretien avec le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel. «Avec l'Algérie, nous comptons renforcer notre sécurité dans le cadre du partenariat Sud-Sud», a-t-il ajouté. M. Traoré, qui s'est entretenu avec M. Messahel sur la situation sécuritaire et de la mise en œuvre de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, à rendu hommage à l'Algérie, «pour l'intérêt et l'appui constant qu'elle apporte au peuple malien, ainsi qu'à la stabilité de ce pays frère (le Mali)». Dans ce contexte, le ministre malien a rappelé le succès de la réunion de haut niveau du Comité de suivi de l'Accord, tenue vendredi à Bamako, sous la présidence de l'Algérie. «Cette réunion nous a permis d'arriver à des décisions qui, nous espérons, vont nous permettre d'arriver à nos objectifs plus rapidement», a-t-il dit. L'accord de paix et de réconciliation au Mali, signé dans une première étape en mai 2015, et dans une deuxième phase en juin de la même année, par toutes les parties maliennes à Bamako, avait été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite d'une médiation internationale, dont l'Algérie a été le chef de file. Interrogé sur la dernière réunion du «G5 Sahel», où le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait souligné la nécessité d'aller plus loin dans la réalisation du «Sahel de Défense», M. Traoré a indiqué que cette démarche vise à aborder le problème de terrorisme «de plus près». Pour une lutte efficace contre le terrorisme, «il faut tout d'abord commencer par compter sur soi-même», a-t-il expliqué, soulignant que l'initiative n'«est pas exclusive, mais elle s'ajoute à d'autres (actions)».

Renforcement de la coopération entre les polices algérienne et malienne

La coopération entre les polices algérienne et malienne va se renforcer, a affirmé M. Salif Traoré. «Je suis rassuré que la coopération entre la police algérienne et la police malienne va aller plus loin», a déclaré le responsable malien qui s'est rendu au Centre de commandement et de contrôle de la Sûreté nationale, accompagné du Directeur général de la Sûreté nationale, le général major, Abdelghani Hamel. «Nous visons à développer les capacités internes de la police malienne, avec l'appui de la police algérienne», a-t-il ajouté, en mettant en évidence le rôle d'Afripol, qui «devrait permettre une forte coopération Sud-Sud sur la base d'une réalité commune». M. Salif Traoré, qui s'est dit «émerveillé par le niveau de la technologie et de l'expertise atteints par la police algérienne», a souligné que le Mali «a beaucoup à apprendre de l'Algérie, et que les technologies de pointe utilisées ici en Algérie sont de nature à compenser éventuellement les déficits en termes d'effectifs, comme c'est le cas au Mali». Il a relevé, dans ce sens, que «la police algérienne a fait beaucoup de choses pour son homologue malienne, et ce depuis les années 1960», précisant que les «responsables politiques des deux pays ont décidé d'aller encore plus loin dans cette coopération». Pour sa part, M. Hamel a souligné que «le développement atteint par la police algérienne est mis à la disposition de toutes les polices africaines, particulièrement celles des pays du voisinage». Il a indiqué que la police algérienne «reste à la disposition de son homologue malienne pour un renforcement de la coopération bilatérale», ajoutant que la DGSN «est prête à accompagner la police malienne dans toutes les étapes de son développement vers la maîtrise de la technologie et tout ce qui est en relation avec la sécurité du peuple malien».

 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions