jeudi 27 avril 2017 00:30:29

Sommet de l’Union Africaine : recherche de l’efficacité

Le Président Bouteflika élu vice-président de l'UA pour 2017

PUBLIE LE : 31-01-2017 | 0:00
D.R

Le Président Bouteflika élu vice-président de l’UA pour l’année 2017

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a été élu, par ses pairs africains, vice-président de l'Union africaine (UA), pour un mandat d'une année, lors du 28e sommet ordinaire, dont les travaux ont débuté hier à Addis-Abeba, a-t-on appris auprès de la délégation algérienne. Le sommet, dont les travaux se déroulent à huis clos, a également élu trois vice-présidents, chacun représentant une région du continent, pour un mandat d'une année renouvelable. Le Chef d'État guinéen, Alpha Condé, a été élu président de l'UA pour l'année 2017, en remplacement du président tchadien, Idriss Deby.

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Sommet de l’Union Africaine : recherche de l’efficacité

- Réformes de l’UA : «Pratiques et techniques, et non pas politiques», selon la vision algérienne.
- Le Président de la République de Guinée, Alpha Condé, élu président de l’Union africaine.
- Le Tchadien Faki Mahamat président de la Commission de l’UA.

L’Algérie a présenté, à Addis-Abeba, sa vision concernant le processus de réforme de l'organisation panafricaine à même de lui permettre de répondre aux aspirations des peuples du continent en matière de développement et d'intégration, affirmant toute l'importance qu'elle accordait à ce processus et sa disponibilité à contribuer à son aboutissement.
Pour l'Algérie, ce processus, qui ne doit pas toucher aux fondements et aux principes de l'UA contenus, notamment dans son Acte constitutif, doit être efficace et tourné résolument vers la prise en charge des défis réels auxquels est confronté le continent dans un monde en pleine mutation. C'est dans cet esprit que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a, dans son intervention devant la retraite des Chefs d'État et de gouvernement de l'UA consacrée à la question de la réforme de l'Union, indiqué que cette réforme n'était pas l'apanage des seuls États membres, mais incombait aussi aux organes et mécanismes de l'organisation appelés à contribution à cette entreprise. M. Sellal a souligné également que les propositions d'adaptation, d’ajustement et de transformation institutionnelle de l'UA qui seront adoptées devront résulter d'une «réflexion exhaustive» qui intègre les enseignements tirés des expériences passées pour donner corps aux aspirations et objectifs énoncés dans les instruments fondamentaux de l'UA, en particulier son Acte constitutif et l'Agenda 2063. C'est dans cet esprit que le Premier ministre a réitéré toute l'importance qu'accordait l'Algérie à ce processus et sa disponibilité à contribuer à son aboutissement.
Le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, s'est également prononcé sur le sujet de la réforme de l'UA, affirmant qu' «elle ne doit pas toucher aux principes fondamentaux de l'Union, mais plutôt à son fonctionnement technique». «Ces réformes doivent être pratiques et techniques, et non pas politiques», a-t-il souligné, précisant qu'«il ne s’agit pas d’une réforme fondamentale qui touchera les objectifs et les principes de l'Union mais plutôt de la révision du fonctionnement technique de l'Organisation et de ses structures pour améliorer leur rendement», a-t-il expliqué. À titre d'exemple, M. Lamamra a indiqué que le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA n’était pas mentionné dans l’Acte constitutif de l'Union, mais qu'il y avait juste un protocole relatif au CPS ajouté à cet Acte. «Maintenant que l’expérience a prouvé que le CPS est un organe essentiel, certainement des dispositions vont être introduites dans l'Acte constitutif», a-t-il affirmé.
Le Président de la République de Guinée, Alpha Condé, a été élu, hier à Addis-Abeba, président de l’Union africaine (UA), lors des travaux de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement. Alpha Condé succède au Président tchadien, Idris Deby, à la tête de l’organisation panafricaine. La présidence de l'UA revient d'ici le prochain sommet, conformément au système d'alternance, à la région Ouest-africaine dont les pays s'étaient mis d'accord pour la candidature unique du Guinéen Alpha Condé.

Des avancées sur la voie de la réforme de l’UA

Le nouveau président en exercice de l'Union africaine (UA), Alpha Condé, a souligné les avancées réalisées en matière de la réforme de l'organisation panafricaine. S'exprimant, lors de la première séance du 28e sommet de l'UA, après avoir succédé à son homologue tchadien, Idriss Deby, M. Condé a notamment salué les efforts visant à rendre l'UA plus forte, indiquant que «nous serons plus forts et capables de faire entendre notre voix au reste du monde». La réforme des institutions de l'UA est destinée à «redynamiser l'action de l'organisation et lui permettre de faire face aux mutations que connaissent le continent et le monde». La mission de présenter une réflexion sur ce volet avait été confiée, lors du sommet de Kigali tenu en juillet 2016, au président rwandais, Paul Kagame, qui s'est entouré d'une équipe de neuf éminents conseillers représentant tout le continent. Cette réforme, estime-t-on, vise également à renforcer les moyens dont dispose l'Union pour la mise en œuvre de ses objectifs assignés dans l'agenda 2063.
 Le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu hier président de la Commission de l'Union africaine. M. Mahamat succède à ce poste, à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma qui assurait la présidence de cet organe stratégique de l'UA depuis 2012 et qui n'a pas souhaité briguer un second mandat. Cette élection devait se tenir lors du sommet de l'UA, tenu en juillet 2016 à Kigali, mais elle a été reportée au sommet d'Addis-Abeba. Le nouveau président de la Commission était en compétition avec quatre autres candidats. Il s'agit des ministres des Affaires étrangères du Kenya, Amina Mohamed, du Botswana Pelonomi Venson-Moitoi, de la Guinée équatoriale, Agapito Mba Mokuy, et du diplomate sénégalais, Abdoulaye Bathily.

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Le SG de l’ONU :
« Le monde doit passer de la gestion des crises à leur prévention »

«J'ai l'intention de travailler avec l'Union africaine pour soumettre une série de propositions concrètes au Conseil de sécurité sur un financement prévisible, fiable et durable des opérations de maintien de la paix et de la sécurité», a annoncé M. Guterres.
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a indiqué, hier à Addis-Abeba, que le monde «doit passer de la gestion des crises à leur prévention», précisant que cette prévention ne saurait se réduire uniquement aux conflits. «Notre monde doit passer aujourd'hui de la gestion des crises à leur prévention. Trop souvent, nous intervenons trop tard et trop peu», a déclaré M. Guterres, à l'ouverture du 28e sommet de l'Union africaine. Toutefois, M. Guterres a indiqué que cette prévention «ne saurait se réduire uniquement aux conflits», estimant que le moyen de prévention «le plus efficace» et «la voie la plus sûre» pour parvenir à une paix durable était le développement «inclusif et durable». Le SG de l'ONU a souligné que plusieurs stratégies peuvent amener à atteindre cet objectif, citant le Programme de développement durable à l'horizon 2030, l'Accord de Paris sur les changements climatiques et le Programme d'action d'Addis-Abeba sur le financement du développement. Concernant les stratégies africaines, il a cité l'Agenda 2063 et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). «Nos équipes des Nations unies sont à votre disposition pour mettre en adéquation le plus efficacement possible les stratégies convenues au niveau mondial et votre vision et vos plans continentaux, fondés sur les priorités définies par les gouvernements et les populations africaines», a déclaré le SG de l'ONU à l'adresse des dirigeants africains. Abordant le partenariat Afrique-ONU, M. Guterres a estimé que les deux parties peuvent, notamment envisager de renforcer leur partenariat stratégique dans la mise en œuvre de l'Agenda 2063 et dans la promotion de la paix et de la sécurité et des droits de l'homme. Il a aussi exprimé la volonté de son organisation à renforcer son partenariat avec les 8 communautés économiques régionales du continent et à accompagner les efforts que mènent les pays africains pour mettre en œuvre l'initiative «Faire taire les armes d'ici 2020», notamment en renforçant son appui à l'Architecture africaine de paix et de sécurité. «J'ai l'intention de travailler avec l'Union africaine pour soumettre une série de propositions concrètes au Conseil de sécurité sur un financement prévisible, fiable et durable des opérations de maintien de la paix et de la sécurité», a annoncé M. Guterres. Il a en outre affirmé que l'ONU encouragera l'intégration régionale, en particulier les initiatives visant à créer une zone de libre-échange à l'échelle continentale. (APS)

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Commissariat à la paix et à la sécurité  
L’Algérien Smaïl Chergui réélu

Le diplomate algérien, Smaïl Chergui, a été réélu hier au poste de commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine, lors des travaux du 28e sommet de l'Organisation panafricaine à Addis-Abeba. M. Chergui, qui occupait ce poste depuis 2013, a été reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de quatre ans. M. Chergui, qui était en compétition avec la Nigériane, Fatima Kyari Mohammed, a été élu après avoir obtenu 36 voix. (APS)

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