mercredi 05 aot 2020 23:00:43

Conseil de la Nation : Les walis devront veiller à la propreté de l’environnement

Le Conseil de la nation a abrité, jeudi dernier, une séance plénière, présidée par M. Abdelkader Bensalah, président de la chambre haute du Parlement, consacrée aux questions orales adressées à plusieurs membres du gouvernement.

PUBLIE LE : 20-01-2017 | 23:00
D.R

Le Conseil de la nation a abrité, jeudi dernier, une séance plénière, présidée par M. Abdelkader Bensalah, président de la chambre haute du Parlement, consacrée aux questions orales adressées à plusieurs membres du gouvernement. Les questions orales ont concerné les secteurs de l'Intérieur et des Collectivités locales, de l'Éducation nationale, des Travaux publics et des Transports, des Ressources en eau et de l'Environnement, et des Affaires religieuses et des Wakfs.

M. Nouredine Bedoui :
« Le gouvernement accorde une importance cruciale à la lutte contre toute forme de violence »

«Le gouvernement accorde une importance cruciale à la lutte contre la violence dans la société, sous toutes ses formes, à l'instar de la violence dans les stades et la violence routière, à travers la prise de plusieurs mesures», a déclaré le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.
Dans sa réponse à une question posée par le sénateur Boushaba Rachid, concernant les mesures prises par le ministère en matière de lutte contre la violence dans les nouvelles cités, M. Nouredine Bedoui a souligné que «d'autres mesures seront prises et des stratégies élaborées en matière de lutte contre la violence, avec la participation d'experts et de chercheurs». Le ministre précise, dans ce contexte, que la garantie de la sécurité du citoyen, la protection de ses biens, la préservation de la stabilité et de la tranquillité publiques sont de «principales priorités».
Le ministre a qualifié «les quelques incidents enregistrés dans certaines nouvelles cités» d’«actes isolés qui ne peuvent être assimilés à un phénomène de violence», relevant ici que «la situation réelle est loin de l'amplification médiatique et des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux». Poursuivant ses propos, le ministre a expliqué que «le recasement de familles qui vivaient dans des bidonvilles à Alger, dépourvues de toute commodité et foyers de plusieurs fléaux sociaux, dans de nouveaux quartiers, a engendré des frictions entre jeunes, que certains délinquants ont exploité pour s'imposer et s'accaparer les parkings», ajoutant qu'il s'agit, dans certains cas, «de vengeance ou de simples altercations qui se transforment en bagarre générale».
Certains de ces incidents «ne sont que de simples altercations qui surviennent dans certains quartiers impliquant des jeunes, des délinquants ou des repris de justice», a signalé M. Bedoui, notant qu'ils «sont réglés immédiatement grâce à l'intervention des forces de sécurité et le contrôle des quartiers, dans le cadre de la lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes». Le ministre, qui a mis l’accent sur le fait que «la violence, sous toutes ses formes, est au centre des préoccupations des autorités publiques», a indiqué que les violences enregistrées dans les nouvelles cités «ont connu une baisse sensible ces dernières années, la plupart des incidents étant sans importance, ni incidence sur la vie quotidienne du citoyen».
 Pour juguler ce phénomène, le ministre a fait état de mesures urgentes de sensibilisation et d'anticipation répondant à l'extension urbanistique qui exige le déploiement des éléments de la Gendarmerie nationale et de la sûreté urbaine de proximité, et le renforcement les opérations de contrôle dans les quartiers fréquentés par les repris de justice. Les nouvelles cités ont été accompagnées par la réalisation de structures culturelles et sportives, à l'instar des maisons de jeunes, des centres de loisirs, des salles de prières et des structures sanitaires, rappelle le ministre.
Outre ces mesures, il a été procédé à la dynamisation des comités de quartiers et leur implication dans les activités de mobilisation sociale. Il est question notamment d’un dispositif de veille, de protection et d'encouragement des jeunes pour réaliser au mieux les objectifs communs qui servent l'intérêt public.
Le ministre, qui mettra en relief notamment «le rôle important de la mosquée dans la diffusion des valeurs de fraternité et de coexistence dans la sérénité», a souligné également toute l’importance de mettre les parents devant leurs responsabilités en matière de protection de leurs enfants». Il rappellera, dans ce cadre, que le code de l'enfance expose les parents à des sanctions et à des mesures conservatoires en cas de manquement à leurs devoirs.
Il est à retenir qu’outre les mesures visant à consacrer la force de la loi, la contribution de la société civile et la consécration de la culture du civisme et de citoyenneté dans la préservation des acquis «sont des fondements à même de contribuer à la lutte contre les fléaux sociaux», comme souligné d’ailleurs par le ministre, lors de cette séance plénière. M. Bedoui a fait rappeler que pas moins de 14.324 familles ont été relogées, en 2016 à Alger, à travers sept opérations. À noter également, «46.000 familles ont été relogées depuis juin 2014, en application du programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, visant à éliminer l'habitat précaire et embellir les communes d'Alger», souligne le ministre.

Instruction pour l’enlèvement des déchets
et des résidus des matériaux de construction


En réponse à un membre du Conseil de la nation qui l'a interpellé sur les mesures prises pour l'élimination des ordures et des résidus des matériaux de construction dans les rues de la wilaya de Béchar, le ministre a affirmé : «J'ai donné des instructions aux walis pour veiller à la propreté de l'environnement en assurant le renouvellement des parcs communaux et en les dotant des moyens de collecte nécessaires.» M. Bedoui a appelé les walis à «introduire dans leur plan d'action un calendrier pour l'éradication de tous les points noirs responsables de la détérioration de l'environnement», à «ne tolérer aucun comportement non civilisé et à appliquer les dispositions juridiques en verbalisant les infractions liées à la pollution de l'environnement».
Le ministre fera remarquer aussi que son département a pris une série de mesures pour améliorer le niveau de vie du citoyen, en ouvrant notamment des bureaux sanitaires au niveau des communes avec pour mission la préservation de l'hygiène et de la propreté dans tous les établissements et espaces publics, outre la mise en place d'un plan national de gestion des déchets.
Il a indiqué, à ce propos, qu'il existe en fait 1.257 plans, soit un taux de couverture de 81,57%, soulignant que dans le cadre de l'éradication des décharges anarchiques et la généralisation progressive des techniques d'enfouissement, les pouvoirs publics ont recensé 122 centres d'enfouissement dont 60 décharges ont été réalisées et 15 sont en cours de finalisation.
Le ministre a ajouté que 140 décharges sous contrôle ont été créées ainsi que 47 entreprises pour la gestion de ces centres, avec un soutien financier assuré durant les 3 premières années de leur activité. «De nouvelles mesures ont été prises au profit des agents d'hygiène», à travers la création d'une filière englobant les corps des inspecteurs de l'hygiène et de l'environnement, ajoutant que l'agent d'hygiène n'est plus contractuel. Il a actuellement le titre de fonctionnaire.
Concernant l'enlèvement des déchets et des résidus des matériaux de construction dans les places publiques et sur les routes, M. Bedoui a indiqué avoir donné une instruction dans ce sens, le 27 mars dernier, rappelant qu'un «cadre supérieur a été désigné pour veiller à l'application ferme de cette instruction».
Le ministre a signalé que «les autorités locales de la wilaya de Béchar ont procédé, dans ce cadre, à la réalisation de 3 marchés de proximité qui ont permis d'éradiquer le phénomène de la vente à la sauvette, et à l'affectation de 11 lots de terrain dans la zone d'activité de Béchar pour la réalisation d'entreprises de recyclage et de dépôts de collecte de fer». Enfin, pour faire face à toute forme d'atteinte à l'environnement et permettre aux pouvoirs publics d'intervenir rapidement et efficacement, le ministre a appelé les citoyens et les acteurs dans la protection de l'environnement à contacter le numéro vert du ministère.

pour améliorer le travail des inspecteurs
Une conférence nationale mi-février

La ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghebrit, a annoncé qu'une conférence nationale pour améliorer le travail et la performance des inspecteurs de l'éducation sera organisée mi-février à Biskra. La ministre, qui s’exprimait pour répondre à la question orale du membre du Conseil de la nation, a en effet fait savoir qu'une conférence nationale sera organisée à Biskra à «la mi-février pour mettre au point un protocole opérationnel au profit des inspecteurs de l'éducation pour former les enseignants et mieux prendre en charge les difficultés d'apprentissage chez l'élève». Annonçant une consultation, dès février prochain, sur l'évaluation pédagogique, Mme Benghebrit a mis en avant le rôle essentiel de l'enseignant dans l'enrichissement du débat sur cette question. La ministre rappellera, à ce propos, que «le système d'évaluation actuel ne permet pas de ressortir les compétences réelles de l'élève», car se basant sur «le classement et cible une seule compétence qui est la mémorisation», alors qu'il est censé évaluer toutes les compétences de l'élève. La ministre a évoqué également une étude menée en 2015, par un groupe de travail composé d'universitaires, d'inspecteurs et d'enseignants, pour recenser et analyser les fautes répétées des candidats aux examens nationaux, et ce dans le but de mettre en place une stratégie nationale pour le traitement pédagogique ciblant les principales difficultés que rencontrent les apprenants. Pas moins de 65.000 copies d'examens ont été analysées, a indiqué la ministre, précisant que quelque «460.000 fautes répétées ont été relevées». Cette stratégie visait à doter les enseignants d'outils leur permettant une meilleure prise en charge des difficultés que rencontrent les élèves dans les matières principales en particulier, notamment dans la langue arabe, les mathématiques et la langue étrangère. S’exprimant, d’autre part, sur la question du niveau des établissements éducatifs dans les wilayas du sud du pays, la ministre a indiqué que ces derniers ont enregistré en 2016 des résultats «satisfaisants», saluant par la même occasion les efforts des candidats de ces wilayas, lors de la dernière session du baccalauréat dont certains ont obtenu des moyennes dépassant les 18/20. L'évaluation en fonction des wilayas a laissé place à «l'évaluation des résultats obtenus par l'établissement scolaire et à leur comparaison sur cinq ou dix années», précise la ministre. Au sujet de la question de «l'ajournement des projets de réalisation et d'équipement de certains établissements scolaires dans la wilaya de M'sila», Mme Benghebrit a indiqué que «le Premier ministre a donné, à la demande du ministère de l'Éducation nationale, son aval pour lever le report de certains projets».
Concernant «l'Institut national de formation des personnels de l'éducation dans la wilaya de M'sila», la ministre a précisé qu'il a été récupéré du secteur de l'Enseignement supérieur, mais qu'il n'est pas encore opérationnel, car nécessitant des travaux de réfection et d'équipement.

Élaboration d’un programme de rattrapage des cours non dispensés en raison des intempéries

 Par ailleurs, Nouria Benghebrit a annoncé l'élaboration d'un programme de rattrapage des cours non dispensés en raison de la fermeture de certains établissements scolaires suite aux intempéries qui ont touché plusieurs wilayas. Mme Benghebrit a précisé que «le rattrapage des cours ne représente aucun problème pour le secteur», soulignant qu'il a été convenu, lors de sa rencontre avec l'instance d'inspection, de «l'élaboration d'un programme permettant de mettre l'accent au cours du deuxième trimestre sur l'accompagnement des enseignants pour le rattrapage des cours non dispensés».
 La ministre, qui a souligné que le retard accusé «diffère d'une wilaya à une autre et d'un établissement à un autre», a affirmé que son département «prendra les mesures nécessaires dans l'intérêt des élèves». Les enseignants «sauront comment rattraper les cours non dispensés», a assuré Mme Benghebrit. Concernant les rencontres bilatérales avec le ministère de l'Éducation, qui ont débuté, mardi dernier, avec la participation du bureau de la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE), affiliée à l'Union nationale des travailleurs algériens (UGTA), Mme Benghebrit a indiqué que le critère de sélection des syndicats reste «l'ancienneté», affirmant qu'elle accueillera les autres syndicats dans les prochaines semaines.
 La ministre a précisé qu'outre le bureau du syndicat, d'autres responsables, notamment des ressources humaines, de la formation et des finances, participent à ces rencontres.
S'agissant des allégations concernant le recul du niveau d'enseignement en Algérie, la ministre a affirmé que son département compte procéder à une analyse globale des résultats obtenus au niveau des établissements scolaires, en comparant leur évolution chaque année dans chaque établissement pour savoir s'il y a «progrès ou recul».

M. Boudjemaâ Talaï :
« Une importance majeure à l’entretien du réseau routier »

Le ministre des Transports et des Travaux publics a affirmé, jeudi, que son secteur accorde une importance majeure à l'entretien du réseau routier qui a coûté au Trésor public des sommes considérables. Lors de sa réponse à un membre du Sénat au sujet de l'entretien des routes dans la wilaya de Médéa, M. Talaï a indiqué que le secteur des Travaux publics accorde une importance «majeure» à l'entretien du réseau routier qui a coûté au Trésor public «des sommes considérables». Le ministre a rappelé que son secteur a inscrit l'entretien de la RN°40, qui traverse la wilaya de Médéa sur une distance de 58 km, au titre de nombreux projets d'entretien. Aussi, il signale que cette route «connaît une grande densité du trafic, notamment les poids lourds, qui représentent 35% du total des véhicules qui l'empruntent, ce qui a entraîné la dégradation de la majeure partie de ses tronçons». Le ministre a indiqué qu’«un tronçon de 5 kilomètres de cette infrastructure routière a été rénové», et que le secteur s'apprête lancer une opération de réhabilitation d'un autre tronçon d'une longueur de 5 km qui présente également des fissures, et ce dans le cadre du programme de l'année 2012 portant sur la réparation des dégâts causés par les intempéries.
À ce titre, «une autre opération d'entretien sera inscrite au titre des opérations d'entretien et de réhabilitation régulière de l'année 2017», a annoncé le ministre. Pour ce qui est de la RN°60 qui s'étend sur une distance de 79 km, plusieurs opérations d'entretien et de réhabilitation ont été réalisées sur ce tronçon, au titre des deux programmes quinquennaux, à savoir 2005-2009 et 2010-2014.
Cependant, la forte densité du trafic des poids lourds sur ce tronçon, et qui représentent 25% du total des véhicules, a entraîné l'apparition de crevasses sur certains tronçons, ce qui a amené le secteur des Travaux publics à remédier à ce problème, au titre du programme de l'année 2012 portant sur la réparation des dégâts causés par les intempéries.
Le ministre des Travaux publics et des Transports a rappelé l'existence d'unités spécialisées dans l'entretien qui veillent sur l'entretien et la rénovation des routes de cette région.
S’agissant de la RN°38 reliant les RN°60 et RN°40, une opération de réhabilitation a été réalisée sur ce tronçon, au cours des années 2008 et 2009. «Des crevasses sont également apparues sur ce tronçon du fait de la grande densité du trafic des poids lourds estimée à 25%, ce qui a amené le secteur à élaborer une étude en vue de conforter cette route. Cette étude, ajoute M. Talai, est en voie de finalisation, et une proposition portant sur les travaux sera faite prochainement, et ce au titre des futurs programmes.»

M. Abdelkader Ouali :
« Réception du projet de transfert des eaux de la côte ouest à Naâma à fin 2017 »

Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement a annoncé, jeudi, la réception du projet de transfert d'eau de la côte ouest vers les wilayas de Naâma, Tlemcen et Sidi Bel-Abbès, prévue d’ici à fin 2017. «La réception du projet de transfert des eaux se fera de manière progressive en 2017», a indiqué M. Abdelkader Ouali, qui répondait à une question d'un membre du Conseil de la nation, lors de cette plénière consacrée aux questions orales, a rappelé que les travaux de réalisation ont été confiés à des sociétés nationales reconnues. Le coût du projet s'élève à 43,5 milliards de DA, et permettra un transfert des eaux pour assurer l'alimentation en eau potable dans 18 communes de la région, avec augmentation des heures de distribution quotidienne qui passera, elle, de 4 à 24h par jour, outre l'aide au secteur agricole et la création d'emplois permanents au profit des populations. Le dit projet contribuera également à la collecte de 40 millions de m3 d'eau par an, dont 14 millions de m3 par an destinés à approvisionner 162.000 habitants en eau potable dans 3 communes de Naâma, six de Tlemcen et 9 communes de Sidi Bel-Abbès. À cela s'ajoute un transfert de 26 millions de m3 dédiés à l'irrigation de 6.000 hectares de terres agricoles, dont 3.000 dans la wilaya de Naâma, 1.500 à Tlemcen et Sidi Bel-Abbès.
 Le ministre a également signalé qu’il avait donné des instructions, lors de sa récente inspection du projet pour le respect des délais impartis et le renforcement des ateliers de réalisation en main-d'œuvre. De même qu’il a rassuré, dans ce sens, que la couverture financière du projet est prête et qu’elle ne sera pas affectée par la conjoncture économique que connait le pays. Le ministre a évoqué aussi que les grands projets de transfert des eaux visaient à assurer un «équilibre» en matière de distribution et à réaliser «la solidarité» entre les différentes régions du pays. Le système des grands transferts a contribué, d’autre part, à la concrétisation de 4.000 km de transfert à travers 21 systèmes de transfert pour acheminer l'eau d'une région à une autre. Le ministre a souligné qu'un volume d'un milliard de m3 d'eau a été collecté, à partir des stations de dessalement garantissant une alimentation au profit de 7 millions de citoyens dans les régions côtières du pays. À noter, enfin, des opérations d'extraction des minéraux des eaux souterraines ont d'ores et déjà été entamées dans le Sud, et précisément dans les régions de Touggourt, In Salah, Tamanrasset et Tindouf.

Des mesures coercitives contre
la production illégale des sacs plastiques


Répondant à la question du membre du Conseil de la nation, le ministre, et tout en reconnaissant l'existence d'une activité illégale de production de sacs plastiques «due à une importation excessive de matériels de production de ces sacs au vu de leurs prix dérisoires», a déclaré que «des mesures coercitives seront prises en temps opportun». Le ministre a estimé que les efforts consentis ne pourraient être fructueux qu'à travers l'intensification de la sensibilisation du citoyen et la consécration de «la politique de citoyenneté», en matière d'environnement.
Pour rappel, le secteur de l'Environnement avait déjà initié un plan visant à réduire progressivement l'utilisation des sacs plastique, dans le cadre du programme national pour la gestion intégrée des déchets ménagers, notamment à travers l'élaboration d'un arrêt interministériel (Environnement, Commerce, Santé). Ce texte fixe les caractéristiques techniques du sac en plastique destiné à être au contact des denrées alimentaires.
En 2014, un arrêté interministériel (ministères de l'Industrie, du Commerce et de l'Environnement) portant adoption du règlement technique fixant les caractéristiques techniques des sacs plastique à bretelles a été promulgué et une convention signée entre le ministère de l'Environnement et l'Association des producteurs des sacs plastique, pour l'application effective des mesures relatives à la production des sacs en plastique destinés à être mis au contact des denrées alimentaires.
Des commissions de wilaya ont été dès lors créées pour veiller à l'application de cette convention au niveau des unités de production des sacs en plastiques et des commerçants en détail de produits alimentaires. L'opération a permis la saisie de près de 7.100 tonnes de sacs en plastique noirs non conformes aux normes. Pour ce qui concerne l'activité de récupération, le taux d'avancement des travaux de réalisation de l'unité-pilote de recyclage de sacs en plastique au niveau du centre d'enfouissement technique «Hamici» (wilaya d'Alger), a atteint 98%, ce qui permettra une valorisation annuelle de près de 432 millions de sacs plastiques utilisés. Remarque importante, le ministre a annoncé que son département «examine la possibilité de remplacer les sacs en plastique par des sacs en papier». «Le secteur s'atelle également à accompagner les producteurs locaux dans la production de sacs biodégradables à travers le recours à de nouveaux produits chimiques permettant la dégradation des sacs dans la nature sans atteinte à l'environnement», a poursuivi le ministre. Il fera part également de «correspondances adressées au ministère des Finances pour relancer le recouvrement de taxe auprès des producteurs et importateurs des sacs en plastique», conformément à l'article 53 de la loi de finances de 2004.

M. Mohamed Aïssa :
«Le rôle de la mosquée élargi à la coopération avec les institutions de l’État»

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a souligné que le rôle de la mosquée «ne se limite plus aux prêches moralisateurs, s'étant désormais élargi aux actions de coopération et de coordination avec des institutions de l'État et la société civile dans l'organisation de rencontres intéressant la société».
M. Mohamed Aïssa, en réponse à une question sur la «propagation de certains phénomènes négatifs dans la société», a relevé qu'«outre l'apprentissage du Coran, les cours d'alphabétisation et les actions de proximité, les imams œuvrent à «prêcher la bonne parole pour répandre la sécurité et la quiétude dans la société».
Le ministre, après avoir souligné que la société algérienne «possède des caractéristiques et des aspects qui la distinguent es autres sociétés», a insisté sur «la nécessité d'adapter l'activité de la mosquée aux changements qui s'opèrent dans la société», précisant que la «stratégie du ministère consiste en la formation d'imams, de mourchidate et d'agents, dans l'objectif de préserver la bonne voie en matière de pratique de la religion dans la société».
Synthèse de
Soraya Guemmouri
 

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